‹ Contes suissesChapitre 41 sur 159 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

Mépltigtopliélèiu

Uû bruit de chevaux se faisait entendre. L'amour de la vie se réveilla en moi. Je précipitai mes pas, et je ne lardai pas à arriver au détour de la route, où j'aperçus devant moi une voiture renversée dont la roue était brisée, et à mon grand effroi, ou k mon grand ravissement, l'habit rouge debout près des chevaux.

En m'apercevant, il se mit à rire à sa façon accoutumée. — Soyez le bienvenu, me dit-il; n'ai-je pas dit que nous nous reverrions? J'ai attendu ici une partie de la nuit. Mon postillon est retourné k la ville pour aller chercher du secours, et il ne revient pas.

— Il a sans doute été retenu , lui répondis-je , car toute la ville est en feu.

— Je le pensais, reprit-il , en voyant cette lueur rougeâtre au ciel. Mais que faites- vous dans ce bois? Que venez-vous faire ici? Pourquoi n'aidez-vous pas h éteindre l'incendie?

— Un autre feu me dévore, et je ne puis l'éteindre. — Sauvez-moi, je suis un criminel sans exenu)le. — Époux infidèle, meurtrier, incendiaire, brigand, fratricide, j'ai commis tous ces forfaits depuis quelques heures que vous

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