‹ Contes suissesChapitre 68 sur 159 · CHAPITRE XX · texte numérisé non relu

CHAPITRE XX

M. Pyk, eût-il rassemblé toutes les pompes de Salomon, n'aurait pu rendre l'union des deux époux plus solennelle qu'elle ne l'avait été sur cette chaste couche , dans la misérable chambre du douanier, a la clarté de l'aurore et au joyeux chaut des alouettes.

M. Quint oublia ses chagrins et ses projets de voyage. L'habit couleur de violette, la chaussure et la bourse à cheveux furent remis en toute hâte a leur place; et il s'éloigna modestement pour ne pas troubler la toilette de sa fiancée.

Baetely , accompagnée de sa tante et de son futur, revint aussitôt chez M. Pyk. Le même jour le contrat fut signé sans apparat et sans bruit; et quinze jours après la noce se fit dans toute la simplicité campagnarde.

Baetely porta le reste de ses jours des pantoufles rouges, en mémoire de l'heure où elle avait conquis le cœur de son époux.

Page 1