CHAPITRE XII
lie Ravisseur.
1er, résolu à gagner Là Sarraz, se remit en rôtlte Jemaiu an point du jour. À peine avait-il fait quelîeures de marche , qu'il entendit non loin de lui lit de chevaux; au même instant des cavaliers sord'an sentier voisin. Celui qui s'avançait le premier gea, un sabre à la main, sur Olivier, en lui criant TêtôT. C'était le baron d'Asperlin.
flàviâseur! suborneur de jeunes filles! je te rejoinà mûn! lut criait Asperlin. Je te demande raison de e que tu m'as faite; tu me paieras de ton sang eur de ma fiancée, maudit pacha!
» mots Asperlin s'élança h bas de Son cheval, et qs; également bien armés, entourèrent Olivier et trèfent de lui. Olivier, sans daigner répondre un >è précipita, l'épée a la main, sur son adversaire, nbat fut de courte durée. Asperlin tomba blessé llement, et ses gens le relevèrent presque sans vie. • s'approcha du mourant, et lui dit : — Malheule pacha t'a donné la récompense que tu mérites longtemps. Pourquoi m'as- lu donc toujours pour* Avoue-moi ce que tu as fait d'Hélène, et ne quitte vie sans avoir réparé tes fautes!
— Scélérat ! s'écria Àsperiin , que mon sang retombe sur toi! Tu as enlevé Hélène. Rends cette fille a ses parents, ou tu ne mourras que de la main du bourreau!
— Ne mens pas a ta dernière beure! répondit Olivier; dis-moi où est Hélène?
— Ne le sais- tu pas mieux que moi? Et vous, dit-il k ses gens , venez a mon aide !
Olivier interrogea tous les serviteurs d' Asperiin l'un après l'autre. Chacun d'eux répondit qu'il était parti avec son maître pour se mettre à la recherche d'Hélène, et que tout le monde la croyait avec Olivier. '
Olivier vit bien qu' Asperiin était innocent de l'enlèvement d'Hélène. Il remonta a cheval avec fureur, et reprit avec ses gens la route par laquelle il était venu. Il arriva vers le soir a l'auberge où il avait perdu sa bien-aimée. Personne ne savait encore ce qu'était devenue la jeune fille, et toutes les informations qu'on avait prises dans le pays avaient été vaines.
Le pauvre Olivier renonça à l'espoir de la retrouver. Il était dangereux pour lui de rester plus lougtemps dans le pays. Il se vit forcé de quitter la Suisse en toute hâte, car la nouvelle de l'enlèvement d'flélène et du combat qu'il avait soutenu contre le seigneur de Bavois devaient naturellement exciter l'attention des magistrats. Après s'être reposé quelques heures, il reprit la route de l' Allemagne, et passa le Rhin pour aller rejoindre son régiment,