BIBLIOTHECA
Et piiis(ju"('lh' nous attribua la boautr do cette heure, nous la quitterons, coHirs reconnaissants. La mort nous appelle de sa forte voix surnaturelle.
HÉLIBAH
Et nous franchirons enlacés la porte qu'elle nous ouvre, la seule assez haute pour nos fronts exaltt's de baisers.
SARDANAPALE
Et puisque nous n'atteignons pas la sublime humilité d'accepter la vie, que notre mort jette sur la terre une lueur éblouissante et perdurable ! Songe, ma bien-aiuiée, pour notre suprême hymen, aux flamboiements d un baiser (juapercevraient les étoiles!
HÉLIBAH
Couples d'amour qui souffrez sur la terre, couples d'amour enlacés sur les sphères lointaines, veuillez accueillir d'un sourire de salut le royal incendit^ voilant de flammes notre dernier baiser! Tout de nous sera transformé : Nos chairs en cendres, notre amour en union plus profonde.
S.VHDANAI'AI.K 101
SA1U)ANAP\LK
Ainsi suil-il !
(Lea voix des amafits s'évanouissent dans le tnurtiiurc du baiser.
( h\ cette nuit-là^ les pasteurs épars sur la plaine et les ino?its s'étonnèrent d'un prodigieuj' paniboiemenf dissipant les ténèbres. L haleine du vent emportait, avec les houles d'étincelles, l'odeur résineuse des cèdres et des pins: La lueur colossale du bxXcher montait vers les étoiles avec les âmes des deux amants. Elle couve encore sous cette cendre qu est la mémoire des hommes... cendre, suprême parure attribuée à tout orgueil.)