‹ Contes surhumainsChapitre 8 sur 30 · A H AD- A. N · texte numérisé non relu

A H AD- A. N

Tun'aîTd'aulre sauveur (jue toi-mC'mc. I']vadeloi de ton orgueil incomplet, puisque, demi-dieu intermittent, tune saurais te maintenir au calice igné de l'orgueil suprême. Il est, dans les races déchues, des femmes dont l'orgueil refuse le geste auguste du baiser, tristes femmes, maudites dans leurs lianes (jui ne donneront pas la vie. ('omme elles, te voilà stérile et lamentable, parce que ton orgueil a perdu laudace de con- (|uérir sa place exacte dans l'harmonie du monde. Etoile désorbitée, qui va perdre sa lueur en sa chute!

SARDANAPALE

Du moins me restera-t- il une beauté de ténèbres. Ob! vous, révoltés, dont la glorieuse écliine fut brisée, au refus de se coui'bei-, rebelles échelonnés sur tous les degrés montant de la terre aux cieux, archanges déchus, demi-dieux foudroyés, héros aggresseurs de fatalités, hommes contempteurs de la vie, vous tous ayant l'agonie pour compagne, vous en qui je sens de tristes frère? , vous dont les fières angoisses résonnent au fond de mes entrailles, serai-je toujours semblable à vous, solitaires vaincus du destin! 0 nobles bouches qui projetèrent tour à tour vers la nuit divine la pure haleine de l'hymne et le crachat du blasphème, n'ai-jepas senti sur ma chair une robe de feu tissée de vos fraternels baisers!

(D'un geste véhément, le roi saisit à pleines 77iaiîis crispées la chair de sa poitrine, comme pour 671 arracher un dévora7il €7iveloppement de flam77ies. Puis à gra7ids pas rapides, il va, se frola7it aux 7nurailles, co77i77ie d7i7ie priso7i doit la fuite parait ii7ipossihle . Mai7ite7ia7it , les épaules so7it enveloppées d'une longue robe de soie vert céladon sur. laquelle des filigranes de cuivre brodent des caractères occultes. A hau-

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tcur de l'entre-scins une lourde agrafe d or ti(juetée descarfjoucles^ dessine un hiérofjbjphe solaire.)

Au dehors^ léchant d'une roiœ ai(/ue el joviale se rapproche.

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