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qu’on a produit n'est pas certifié, et que tel document et ce qu'il contient, n’st nullement allégué dans les particularités. Objection réservée par la Cour.
ÆXHIBIT ©. DES PÉTITIOMNAIRES, LU, AU TÉMOIN, il dll su.
CIRCULAIRE, DES, ÉVÊQUES DE LA PROVINCE ECCLÉSIASTI QUE DE QUÉBEC, AU OLERGÉ DE LA DITE PROVINCE, 11 ocroBre 1877.
Messieurs, 110
Ayant été consultés sur la conduite! que lé élergé doit tenir par rapport à la politique eu général et aux éiecrionS en païticulier, uous croyons opportun dé vous adresser lu présente offeuluire,
Ea lisant attentivement les divers documents telatifs à cétte importante. et délicate question, on voit facilement que les décrets et cireuluires ne lui traceat qu'une seule et même voie, savoir une
sage réserve ct une grande prudence. , Omnia müihi licent, sed non omniu expediunt.. ‘Il n'est pas opportun de faire tout ce qu il m'est permis,”.dit St Paul @ Cor, VI. 12). , Le prêtre ne s'ap- “partient plus à lui-même, mais à VE lise et aux, fmes qui Jai sont
du fi et, mûême dans l'exerciae de ses droits les plus ce taius, il est souvent arrêté, par la crainte de nuire aux grands. intérêts dont
il cst le dépositaire.
C’est pourquoi , notre Bme Oonsile résumo ses devoirs e en ce peu de mots:.Dicta sua ponderet, scripta discutiat, actus suos la componat, ut non vituperetur ministerium nostrum, perfectus appareat homo, Dei, ad omne opus bonum instructus (Décret XY, S 29).
‘Que l'homme de Dieu pèse ses paroles, médite ses écrité et “ainsi règle ses actions, afin, que notre ministère ne soit pas sujet “au blâme,,et qu'il paraisse, à ceux qu'il dirige, parfait, dans “toutes œuvres de bien.”
La circulaire du 4 juin 1854, donnée par les Pères du même concile, appliquant ce principe général à la matière qui nous occupe, s'exprime ainsi: t‘ Le clergé doit, dans sa vie publique et privée,
4: demeurer neutre dans les ar qui » gi og aux “: principes religieux: frs sin Nb sup butée docbeiésts 45
Ft, de peur qu'on ne voulut en conclure qu'il'est autorisé à es, prononcer de lui- même duns :les quéstions qui touchent aux prineépes religieux, ‘notre circulaire commune du 22 septembre 1875 dé. clare expressément que cette matière, comme toutes celles d'uné importancé majeure, est réservée au jugement des Erôqueg : :
“Dans notre pastorale, nouë insiétons fortémeit surilés droits du
clergé ccmime citoyen, parceque ‘sès endemis veulent les lui déaiér, mais l'exércise de ces droits, comime'de besucoup ‘d'autres: ss trouve nécessairement restreint pat les règles que : vousiuposent vos Supériéurs Ecclésiastiques, à qui seuls appartient da juger: jusqu’à quel point il est opportun d'en user. Le décrêt dn quetrième concile de Québec est bien clair:et bien formel!sur ce sujet. Notre lettre pastorale expose égalemont em:quel;cas le,prôtre; peut ; et doit élever ln voix, non-seulament: pomme citoyen; :mais.eomme. ministre de la religion: Nous croyons utile; de vous faire remarquer,'qué, thême dans:ces circonstances, vous devez avant, tout preudre l'avis’et l’ordre de votre :Kvêque, car , ces quectiqns sop$k toujours de la plus grande importance, et-elles tombent 4 fortioré sous la restriction imposée: par nntre quatrième concile :, !,
Dans une lettre du + août 1874, le St Siége recommande. su Evêques de octte province de veiller à ce que: les presoriptionsy si sages et si prudentes que nos conoiles provinoisux ont : données. am
sujet des élections soient fidèlementisuivies, : :» ,! 122 qxo
Or; quelles sont ces prescriptions ? Eu aualysarit lo 1X décret te quatrième concile et le XVII du cinquièine, nous trouvons’ qué le clergé doit se borner à instraire le peuple de ses obligétions en temps d'élection, lesquelles’ sont les suivantesi ‘10!’ De’ voter .lorsque des raisons suffisantés l’exigent ; ‘20. De voter suivant sa éons -ciérice et sous le regard de Dieu, en donnantison suffrage: au cas: didat qu'il juge prudemment et vraiment ptobe et capable dë rensplir son mandat, qui est dé veiller au bien dela religion et de l'état et de le procurer fidèlement ; 30! De ne pas vendre sou-suffrage ; 40. D'éviter l’intémpérance, la calomaie et le parjure: Hat fideliter
dorcant gopulim suumpastores, tanquom fileles ministri Christi n is insistant sistant que in omni charilate’ et patientia, nec ultra ærocedant in circumstuntiis consuetis. Et, si quæ purticulares aut ædraordinariæ occurant circumstantiæ, maximè caveant ne quidœuam moliantur inconsulto Episcopo, (Décret 1X, Conc. Prov. Québec IV).
4 Que les pasteurs sent aveo soin ces choses à leur. peuple, ba comihe fidèles ministres du Christ, qu'ils insistent sur ces
«ehoces, mais le fsssent aveo toute charité et patience ; qu'ils n'aillent “pas plus loin daus les circonstances ordinaires, Et, si. quelques “ circonstances extraordinaires ou particulières se présentent, qu'ils “aient grand soin de ne rien décider, sans l'avis de l'Evêque.”
Le cinquième coucile, renouvelant ce décret, ordonne aux pastedrs de l'expliquer prademment, clairement, après mûre préparation, et pendant que les esprits sont calmes, lo. Prudence et æmure préparation: ces deux qualités sont inséparables ; si c'est une œbligation grave pour un pasteur de préparer avec woin les instrucdicos qu'il est tenu, par la: loi divine et Ja joi evclésiastique, de d&otiuer à son peup'e, cette obligation devient plus grave encore dorsqu'il s'agit de mettre une digue à des désordres nombreux et divers, dont les conséquences sont si déplorables pour l'Eglise et pour la société entière.
Vous savez, qu'en temps d'élection, les passions politiques excitent lés hommes à la défiance ; il ne faut donc pas, saus une : extrême æécessité, exposer le clergé aux haines ct aux vengeanoes des partis
-pilitiques, / En chaire surtout, vous devez peser vos paroles, ufin de p'offenser persouue, tout eu exporant les vrais principes qui doisont guider uu électeur chrétien et consciercieux. 20. Brieveté, parceque dit le Ft. Esprit : {nr mubri logui non deerit peccutum.(|Prov. EX 19:) : Les esprits exoités et préjuyés trouveront facilement dans la nultitude des paroles matière à ces interprétations mulignes. 30. Clarté ; ce sera Je fruit d’uné benne préparation et Ja compague ihséparable de la prudence, (Quand vous aures ainsi expliqué à votre peuple, les principes qui doivent le guider daus son choix,
laisses À la \eonscience de chacun le soin d'en fuire l'application aux
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personnes et aux partis. ; Et, quand un pénitent vous dira qu'il a voté en toute conscience et sous le regard de Dieu, ne révoques pas en doute sa bonne foi, et mettes en pratique cet axiome bien connu : Uredendum est penitenti tam pro se quam contra se dicenti. ‘6 Le pénitent doit être cru dans ce qu'il dit, tant en sa faveur que contre lui.” Dans ces moments d'excitation, le prêtre, plus que personne, doit se défier de l'émotion du moment; il ne doit pas facilement ajouter foi aux nouvelles qui circulent sur le compte des candidats, ou des partis, même quand elles sont reproduites par les journaus, en un olin-d'œil, elles causent des dommages fort graves. -
Vous saves que la justice et la charité obligent toujours à réparer un dommage auquel on a contribué positivement . en répandant ou en accréditant une çalomnie ou une, médisance, Dans la lecture des journaux, suivez cette parole de l'Apôtre St Jean (I Jean IV. V.) :, Charissimi, nolite omni spiritui credre, sed probate spiritus si ex Deo sint, quoniam multi pseudo prophetae exierunt in mundum. “ Mes très-chers, n'ujoutes pas foi à toutes opinions, muis exumi- “ nez si ces opinions viennent de Dieu, car il se repaudrs de faux ‘ prophètes par le monde,” et cette autre de St Paul (L Thes, V-21): Ommia autem probate, quod bonum est tenete, ‘* Muis examines “ tout, et retenez ce qui est bon.”
Le décret du quatrième concile vous défend implicitement. d'enseigner en chaire, ou uilleurs, qu'il. y apéché à voter pour ‘el candidut ou pour tel parti politique ; à plus forte raison, vous est-il défendu d’aunoncer que vous refuseres. les sacrements por cette cause. Du haut de la chaire, vous ne donnerez jamais votre opioion personnelle.
N'ussistez à aueune sssemblée politique, ou ne fhites:a aucun discours sur ecs matières, sans la permission de votre Ordiaaire. Si vous avez droit de voter, vous pouves en user, mais que ce soit avec prudence et sans ostentation: , Il convient que vous choisissics le moment le plus favorable, que vous n’attendiez pas au dernier moment où l'excitation est toujours plus vive, que vous ne resties pas auprès du lieu où se fait l'élection. . A. ceux qui . viendront vous consulter privément, répondez avec
prudence, aveo Calme, et'sans entrer dans des discussions compro- | mettantes pour votre caractère ; car vous savez que les paroles” les plus innocentes et les plus triés sont exposées, dans ces temps’ h,
à être mal comprises, mal interprétées, mal rapportées, Et même, ai vous voyez que l'excitation des esprits est ‘extraordinaire, la prudence vous engagera à répondre simplemènt que ce que ‘vous avez dit en chaire doit suffire pour les guider. Une fois les élections terminées, vous exhorterés vos paroïssiens À! oublier tout ce qui aurait pu se dire où se faire d'offensant 'durént cès ‘temps de troubles et d’exitation, vous exhôrterez les vainqueurs ‘à la modération et la charité, vous inviteréz les vaincus. à concourir ‘avéc bonne volonté dans tout ce qui peut contribuer au bien publie de la paroisse où du comté, sans conservés de rancunè cüntre persoüne. Ce sera un grand bonheur pour notre pays, si l'on’ peut ÿ comprendre que la concorde duos la vérité et la jüétiee est un bien‘ inestimable et une source intarissable de bonhëur èt de prospérité, Ne crüignons pas que l'influence s:lutaire du ‘clergé se trouve amoindrie par cette conduite! Au contraire, elle ne fera que grandir de jour en jour, à pruportion de cetté sage ét prudente réserve. Dans le prêtre le peuple verra, non le partisan, mais le pasteur ét le père de tous, il ne contractera pas, dans ces luttes, la dangereuse habitude qui pourrait le pousser inseasiblement à l'inerédulité sur
les dogmes et les eséigæents les plus claire et les pre certains de
la religion,
Quand le candidat patronné soténsiblomment par le ouré, vient à triompher,une partie de la puroisse garde rancune au curé, Si ce candidat perd son élection, ses adversaires se vantent d'avoir : triomphé du curé. Dans tous les cas, le pasteurs trouve. à perdre de cette considération dont son ministère a ÿesoin pour être fructueux, Nous entendons souvent .des:mémbres, du clergé se plaindre de ce que la politiques mêle aux;affaires de la Fabrique, de la municipalité et des écoles, et jusque dans Ja nomination des employés de l’église, Le meilleur et unique moyen d'y apporter remède sera de donner l'exemple de cette sage réserve qui vousest: recommandée pat la discipline constänte et universelle :de -cette
TAYez
province, . Au premier mot qui indiquera < cette tendance de méler Ja politique à toutes les affaires, exhortez doucement vos paroissiens à laisser de côté ces considérations étrangères et toujours funestes au bien de la paroisse. Si vous êtes attaqué dans les jour. vaux, et si vous juges nécemaire de vous défendre, ‘conbultés votre Evêque, et ne publiez rien saus. son oonsentemènt exprès, défiez. vous surtout de l'émotion du moment.
Commé la corruption éléctoralo donne liéu à ‘plusieurs qüestions théologiques, ncus étendons à toute cette Provinces certaines règles pratiques déjà en force dans quelques divobses, et que vous trouve: rez ci-après sous forme d'appendice.
Nous vous conjurons, aù nom de Notré.-Seigneut, de vous montrer fidèles observateurs de ces prescriptions de nos conciles, que le St Siége à qualifiées de sâges et prudentes, afin que vous ne soyons pas obiigés d’user d'autorité, pour les faire sobsrver, ét de sévir contre ceux “qui s' ‘en n égartaraiont, sg
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+ O. A, Arch. de Québec!
rene à: FE. dé Trois-Rivières, me 4 + J., Ev. de Rimduski, ds: Edouard Che., Ev. dé Méntréal, 4 Antoïve, Ev. dé Shétbrooke, + J. Thotas, Ev. d'Ottawa, t L. Z., Er. de St. Hyacinthe,
Après avoir entendu la dir) de celle circulaire, le témoin répond comme suit :
R, —Je grois bien : a reconnaître le style des Evéques ; mais ilya deux, ans que j'e ai lu gette Jettre-là, et alors, je ne puis pas dire ! si, réellément,c' est une copie | bien fidèle ; et je regrette que cette ciroulaire destinée. au cle: Bit reproduite aujourd'hui parmi les laïques. C'était notre direction * nous autres, gela ; mais, cependant, puis: qu'on a; regu copie ‘de cette crontalts, ‘alors’ il est bon de remarquer que, d’après la ciroulaire et les fustructions données aux
curés il y a obligation d'instruire le peuple peser ses paroles, parler avec prudence, de n'aigrir personne ete, Je ne pense pas avoir Jaisaé d’ennemis, dans toutes les luttes qui ont eu lieu, et je crois être denieuré ami avec les deux partis ; conféquemment, j je pe ‘vols pas que j'aie gronde chose à modifier, D'après cette instruction, qui était reque des Evéques, il me fallait instruire le peuple et lui dicter son devoir, et je l'ai Fait,
Q.— Alors, aves-vous raison de croire, par la lecture qui vient de vous en être donnée, que cet écrit est de Ja teneur du document eu question, Que vous avez reçu, veus même, sauf peut- -être quelques légères erreurs de mots ?
R.—dJe ne puis pas le dire; entendre la lecture, et se rappeler d'un document que j'ai lu il y a deux aps, jo ne me rappelle . pas s’il y,a.le même nombre de paragraphes, ni absolument la même malière traitée; et le document que j'ai par devers moi, appartient
aux archives de l'Égliec, c'est pour l'instruction des curés, et alors,
si j'ai le priviége de ne pas en donner copie, je n'en donanerai certuinement pas copie.
Q.— D'après la teueur de cet écrit, voyez-vous aucun inconvénient à répondre à la Cour, si cet écrit est conforme, ou non, au document que YOua.aves, on votre possession ?
R.—Je vois ur, bien grave inconvénient, à voir, entre les mains de M. Brousseau, un document qui ne devrait être qu'entre les mains des curés, et je ne, sais pas comment M. Brousseau a pu se procurer ce document-là.
Q—Voulez-vous comparer cet écrit avec le document que vous avez eu votre possession, et nous dire si l'écrit est conforme au document, ou en quoi il en diffère ou varie?
… R.—Si j'ai le privilége de ne pas concouris, en quoi que ce soit, à vous procurer une chose qui sé trouve iundument dans vos maivs, je ae le ferai pas ; je m "objecte beaucoup à celà, parceque M. Brousseau ne deyrait pas avoir, entre les mains, un docutient qui n'appartient qu'aux prêtr-s. Les instructions que nous recevons de nos Evêques, il parait que nos Evêques connaissent que uous pouvons les. interprêter, nous; mais ils n’envoient pas ces
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instructions, poux les mettre entre les mains, de tout le monde ; ; elles sont envoyées aux prêtres et aux curés, et je regrette de trouver 0e document-là, entre les mains d'un avocat, quoique je <q beaucoup M. Brousseau ; mais où n'en est pas sur la personne, on
en est sur Je fuit,
Q.—Y auries-vous objection, à la Our vous disait qu'en loi vous devez le faire ? |
Objecté à cette question comme illégale, en autant qu ‘elle ne peut avoir aucuue influence sur le présent litige, ‘
Objection maintenue,
Les pétitionnaires emandent à la Cour, ququé l'objection Nite par le témoin, à la comparaison de l'écrit avec le Gap en rh va soit aéclarëe non:fondée, en droit.
Application rejettée par la Cour.
Q.—Veuillez alors produire ou exhiber, devant cette Cour, le document en question, pour qu’il en soit fait lecture et pris copie, pour être déposée au dossier ?
R.—J'ai une grande objection à produire ce doninttt
Q.—Voulez-vous dire pour quelles r raisons vous vous objectez à la production de ce document ?
R.—Parceque je condamne. ceux qui vous ont mis, entre les mains,un document qui ne doit être qu'entre les mains du curé; et alors je me coudamnerais, moi-même, en venant vous produire, aujourd’hui, le document que vous prétendez avoir, mais dont vous n'avez pas la certitude de l'authenticité. Si vous me demandiesz un acte publio, come un extrait de Baptême, ou autre chose, ou même, si vous me demandiez un mandement, je n'y verrais pas d'inconvénients ; mais une direction du curé, que vous me demandes, je ne crois pas qu ‘il me soit loisible de me défaire de semblable document que j'ai par devers moi, et qui doit, d'après les règles de l'Eglise, être envoyé, à chaque curé, pour être conservé dans les archives, et être remis à d'autres curés qui voudraient en pren-
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dre communication, et cela pour la diection et l'eamigpenent de
l'Eglise, db Pur surre la tendu dé ce dogumént-1à: °'!°"
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La La phil da 4 témoin est ajouté a ‘démain, jeudi, 18 ( Huit aÿril
Et avenant ce huitième jour d'avril courant, à dix hétrés aù Mütin,
Aedésp a comparait de nouveau el,sa dénpsiton se Lise comme
suit Q.—Depuis l’ajournement de la Cour, hier soir, “avez. vous “relu
Je document en question qui est encore en votre possession, et dont il vous a été purlé hier soir ?
ÆR.—Non, monsieur.
Qr—D'après.la lecture qui vous a été faite de l'écrit produit comme, exhibit O, des Petitionnaires, Avez-yous quelques raisons de croire que cet écrit n’est pas conforme au document qne vous avez en votre possesison ?
; pose à id
Objecté à cetie nation comme illégale, vu que le document n'est pas produit, ét qu'on né peut questionner le Le ve sûr un | CUS ent qui n’est pas produit dans la cause:
Objection: mainteuue: par:la Cour::»- À (
Q.—Avant l'élection du défendeur, aviez-vous reçu des Evêques de la Province de Québec, une cireulîre, ou des instructions, semblables à celles qui sont contenues dans l'écrit produit par les pétitionnaires, ‘comme leur éxhibit marqué O, et ous lecture vous a été donné hier ? u'
Méie objection que ei-dessys,
Objection maintenue. en autantique la suite à ia question, Suns drail'a prouver la tenenr'd’un docume nt:qui n’est pas devant la Cour.
0.—Avavt Yéléction du ‘défendeur, en l’année 1877, aviez-vous requ des Évéques dé In Province ecclésiastique de’ Québec, certaines i jétructions, vous rappelant que, “*d'après'ün décrêt du Quatriè-
‘Concile Proviutial, iliétait défendu aux prêtres, iiplicitement, de désigner éu éhairé ou'ailieure, qu'il ya péché a voter fur tel eundi-
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paques semnpéti-
Dus à
ten— Cour.
vous taiitriède odi-
dat, et, qu'à plus forte raison, il vous. était défendu d'annoncer ré vous refuseries les sagremeuts, pour optio cause de
Ohjecté à cette question comnie iégate bé di'efié tend à gps
: Ja/teneur d'un document quith'est pasprqduit, : 0°
Objection renvoyée par la Gour, en autant que la panels cette questionne tandrait.pas à, prouver Ja tegeur du document #n question. . dRit--d'ai déjà dit que j'ai reçu:un document. ; À present, monsieur a renfermé dans cette question, jecrois, que-le document ren -
……fermait. telle iet:telle chose ; je n'ai rien, h, Hip lidessus,
Question posée par la, Cour, .
On vous demande simplement la. teneur générale. da document ?
R.--Bi j'ai bien compris la questiod'du savant dvocat, il ‘ést expliqué qu'il est défendu, au prêtre, de-dire telle et telle:chose ; il rentre réellément dans-la matière du document, et comme ce-document est ma propriété, je ne vois pas que je sois- obligé deitenir le lire ici, d'autaot, plus que je suis, autorisé, par la Cour, à ne pas. produire la doqument. . |