‹ Contestation de l'élection de Berthier, mai 1878 [microforme]Chapitre 19 sur 56 · EU · texte numérisé non relu

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Par le juge.

Il faut dire #i.vous avez regu ua sérsnis de cette nature, tes ce temps-là, et vous êtes tenu.de répondre à la question.

0 R=J'ai M ” ÿ avais pt un pou a trait aux élections, 1]

Q.—L'élection dont il est aie en‘cette pen s’est-elle faite dans le-temps de Pâques, en 1878 ?

R:= C'est plus que Le Aou 7 dans Re moment; je ne m'en rappelie pas.

Q.—Avant de recevoir la lettre dis vous avez ré de M. le curé Lorauger, aviez-vous eu occasion de voir et d'entendre le défendeur, ici, à Berthier, annoncer . publiquement sa candidature ÿ aux électeurs ?

R.—Jo ne le ercis pas.

Q.—YVous rappelez- -VOUS. que, quelque temps avant, le déféndeur, étant devant. la porte. de l'église, sur,une boite, en guise de husting, a anuoncé sa candidature, et a parlé de politique, pendant que

vous élies à la porte de l'église, écoutant ‘et voyant ; el que ceci s'est passé, quelques jours, ou quelque témps avant la réception de la lettre dont vous aves parlé ?

R.—Je ne puis pas préciser ai la lettre a été rogue avant ou après; et d’abord, je ne pense pas qu'on m'ait vu, à la porte de l'église, on a pu me voir, à la porte du presbytère, je sors quelques fois sur ma galerie ; mais, ordinairement, on ne voit pas àla porte de l'église,

Q.—Avant que le défendeur eût accepté ln candidature du parti conservateur, avait-il été question, en vôtre présence, du choix d'un candidat, pour ce parti et pour cette élection ?

R.-—C'est bien vraisemblable que la question se soit agitée, qu'on ait poussé des noms pour faire mousser la question; je n'ai pas été chargé, moi, de choisir le candidat ; parcequ'on : m'a annoncé que M. Robillard se présentait:

Q.—Avant qu'on vous eut annoncé cela, vous rappelez.-vous s'il en avait été question, entre vous et d’autres de vos contrères, et notamment, M, le curé Loranger ?

R.—Nous avons pu en parler ; je ne me rappelle pas précisément si, vraiment, nous nous sommes rencontrés, M. le oaré Loranger et moi, dans cesicirconstances, mais si, à la veille d'une élection, on désiguait certaine personne comme devant se présenter pour candidat, alors on a eu occasion d'en parler.

Q.—Avez-vous contribué, avec les autres électeurs, soit vos confrères du clergé ou laïques, à la demande qui a été faite à M. Robillard, d'accepter la candidature au nom du parti conservateur ?

R.—Entendez-vous par une requête ?

Q.—D'aucune manière, par une requête ou verbalement ?

R.--Je ne me rappelle pas d'y avoir contribué én aucun sens ; sculement j'ai accepté la nouvelle, comme étant une nouvelle agré-

able pour moi.

Q.—Immédiatement après l'élection ou quelques jours ensuite, avez-vous eu occusion de rencontrer le défendeur ?

R.—Je ne sais pas si c’est peu dé jours après, mais j'ai eu ooca-

sion de le rencontrer, je pourrais dire tous les hivers ot. tous les étés.

Q.—Je parle du temps immédiatement après l'élection ?

R.—8i. la chose eut. eu lieu, il y a.un mois ou deux, je pourrais préciser cela, mais il y a trop longtemps, Je ne sais pas ai M. Robiklard a attendu deux semaines pour venir su presbyière ; quelques fois j'étais bien aise de le voir, comme pour différentes nouvelles > je ne me rappelle pas s'il est venu.

Q.—Vous rappellez-vous du tr:mpbe que ses partisans loi cat fait, immédiatement, au lendemain de son élection ?

R.—Je n'y ai toujours pas assisté, moi; mais je me rappelle, i me vient à l’idée, des cris qui ont été poussés pendant une , soins j'étais bien leananille chez moi, mais cependant, j'ai été réveillé, je crois; et puis, pour le reste, je vous assure que je n'en’connais pas d'avantage,

Q.—Vous n'avez pas connaissance du Phaer ou de la procession, qu'on a fuit au défendeur, pour le roconduire. ches; lui, le lendemain de son élection ?

R,—Non; je ne sors pas très-souvent, pour ces chine,

Q.——La première fois que vous avez rencontré le defendeur, après l'élection, vous at-il, de quelque manière, fait des remerciments, ou exprimé sa reconnaissance, au sujet de son élection?

R.—Je ne me rappelle pas de celà; il a dû le faire, probable. ment, s'il a cru que je le voyais avec plaisir ; parcequ’il est très reconnaissant ; mais je n’en sais rien cependant, je ne puis pas dire cela,

Q.—Depuis l'élection, ne vous a-t-il pas dit, ou n'a-t.il pas recomnu, en votre présence, qu'il devait son succès, en plus forte partis, . au clergé du district électoral ?

ÆR.—Je ne me rappelle pas de cela.

Q.—D'après les faits et circonstances dont vous aves eu connais sance, pendant l'élection, croyez-vour, qu’en eflot ;il ait dû son sueois, pour uhe bonne partie, à l'attitude du clergé, en sa faveur ?

R.—Je pourrais répondre à cette question, que si j'eusse eu cette

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