TRANSQUESTIONNÉ SOUS LA RÉSERVE DES OBJECTIONS CI-DESSUS
Q.—Dites-nous done, s’il vous plait, ce que M. le curé a dit, et seulement ce qu'il a dit, lors de l'élection de 1878, dont il est question en cette cause, entre M. Sylvestre et M: Rbbillard ?
R.—Je vous ai dit, tout à l’heure, qu’il nous avait dit qu’on ne. pouvait pas suivre le parti libéral parceque c'était le parti défendu; je vous l'ai dit et jé vous le répète encore, il a dit qu'il n’irait pasbien loin, cette année, mais que ce qu’il avait dit, il le tenait pour dit, et que c'était encore la même chose aujourd’hui.
Q.— Dites vous qu’il a dit, dans l'élection de 1878, que le parti était condamné par l’église ?
R.— Oui; il nous l'a dit. *
Q.—Dans l'élection de 1878 ?
R.—Dans la dernière élection, dans l'élection dont on parle aujourd'hui, il nous l'a dit.
Q.—En chaire ? i
R.—Oui ; en chaire, le même dimanche qu’il nous a dit qu'il ne voulait pas bien s'étendre sur ce sujet, mais qu'il était encore le même homme.
Q.—Ne vous a-t-il pas dit, au contraire, seulement ce qu’il vous
avait dit antérieurement, sans vous dire, ce jour-là, que le parti Libéral était condamné par l'église.
R.— Il nous a dit, ce jour-là, qu’il était condamné par l'Eglise,
atque œ qu’il nous avait dit dans le passé était la même chose æmoore aujourd'hui,
Q.—Dans quel temps de l'élection était-0e qu'il a dit cela, était-
æ longtemps avant la votation ?
R.—Si je me rappelle bien, c'était peut-être quatre ou cinq se- #maines, ou peut-être trois semaines avant l'élection ; c'était dans le temps que les candidats commencent à rôder, qu’ils commençaient à voir s'ils avaient du monde; je crois que c'est à peu près trois æu quatre semaines uvant la votation, autant que je puis m'en rappeler.
Q-—Y a-t-il lcngtemps que vous appartenez au parti liberal ?
R-—Toujours: je n'ai voté qu'une seule fois, depuis que je vote, pour l’autre parti; parceque quand j'ai voté pour l'autre par- #&i, c'était pour l’homme, Je n'ai jamais été fort sur les partis, s'est sur les hommes, et j'avais pensé que c'était un homme en qui je pouvais avoir confiance. Cette année-là, j'avais voté pour le docteur Moll.
Q. — Etait.il libéral, le docteur Moll, quand il s'est présenté ?
R.—I1 s'est présenté comme libéral, mais ensuite, il s’est mis conservateur.
Q.—Vous n'avez pas été influencé par ce que le curé vous a dit, vous ?
R.—Non; je n’ai pas été influencé, parceque j'avais été voir Monseigneur, et je savais ce qu'il m'avait dit, et je me Fepos ris làdessus ; je savais ce que Monseigneur nous avait ais et je m'en suis tenu-là, je me suis reposé tranquille,
Q.=-A1ez-vous dit à Movseigreur, que le curé avait dit que vous étiez des serpents ?
R.— Oui; je le lui x dit. Ilyaeu un an cet été que Mgr. Fabre. est venu ; j'ai été le voir et je lui ai conté la chose telle qu'il l'avait dite, je lui ai dit tout ce qui en était, à mon égard et à T'égard des autres personnes qui étuicnt aves moi, et Monseigneur