‹ Contestation de l'élection de Berthier, mai 1878 [microforme]Chapitre 24 sur 56 · CRE · texte numérisé non relu

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nous a dit qu'on vint vivre en paix, que dans un temps d'élection on pouvait pécher comme dans un autre temps, et il a dit: vivez en paix, mes enfants, je vais y voir ét y remédier. Ç'a été la réponse qu'il nous a donnée en partant. Je ne sais pas comment il a settlé l'affaire, je n’en sais rien, mais c’est ce qu'il nous a dit en partant.

Q.—Etes-vous instruit ?

R.—Pas beaucoup ; vous devez voir à mon discours que je ne suis pas instruit, Je sais lire et écrire et signer mon nom, et je hirai bien un journal ; j'ai une petite instruction, je ne dis pas que je suis iostruit.

Q.—Lisez-vous des livres souveut, à part des journaux ; avez. vous des livres, souvent, que vous lisez ?

R.—J’ai mon livre de messe,

Q.—A part de cela, lisez.vous des livres écrits sur différents sujets?

R.— Oui ; j'ai les rapports de Manitoba et du Minnesota, pour voir comment c’est duns ces places-là, et je lis la mésse.

Q.—Avez-vous lu des écrits, des pamphlets ou des brochurés, sur le libéralisme catholique ?

R.— Non; il m'en a été envoyé un, une fois, je crois que c’est daus l'élection de M. Tranchemontagne, il m'a été euvoyé pour que je vins le lire, il était à l'égard des rouges, dans les Vieux Pays ; je lai lu ce livre-là, qui contenait bien des parties, et je l’ai passé au ducteur Pâquette, après l'avoir lu ; je ne me rappelle pas le nom de ce petit livre-là,

Q.— Vous n'avez pas lu d'autres livres que celui-là ?

R.—Non, monsieur.

Q.—Vous ne savez pas ce que l’on entend par le libéralisme ratholique ?

R.—-Non, moi tout ce que je connais, je vous le dirai bien, mais je ne connais pas ce que veut dire ce mot-là, Je vous dirai bien ce qué j'entends par ce mot-là ; j'entends par le mot libéral, que-c'est de choisir un homme de son goût, ne pas acheter personne, ne pas se vendre, aller franchement, être indépendant, de voter suivant sa conscience, suivant sa conviction; quand c’est un hon-

nête homme, je dis je vote pour cut homme:là, que personne ne m'achète, que je suis franc et honnête. Voilà ceque je comprends,

Q.—Vous comprenez qu'un homme comme cela appartient au parti libéral catholique ?

R.—Oui, la religion, je l'aime comme aucun, et je veux la soutenir, mais je veux un Homme de mon choix en quij'aurai confiance, pour nous représenter, pour représenter nos intérêts.

Q.—Quand le curé vous parlait, en chaire, du libéralisme catholique condamné par l'Eglise, vous avez compris qu’il voulait con. damner les geus qui étaient comme v ous venez de les représenter ?

R.—Oui,; puisqu'il a dit que je parti libéral catholique et le parti libéral politique étaient la même chose ; que c'était condamné par l'Eglise ; j'ai compris que c'était les gens qui ne voulaient pas se soumettre à ce que M. le curé nous disait, qu'il fallait laisser ce parti-là pour le parti conservateur, car c'était tout le même parti ; c'est ce que je comprends ; et après avoir lu le discours de Monseigneur Conroy, et d'autres auparavant, je voyais que ce n’était pas une chose condamnée par le Pa pe, c'est ce que je disais au curé, mais tout son discours était qu’il fallait revenir conservateur, pour être dans le bon chemin.

Q.—Qu'est-ce que c’est que vous avez lu de Monseigneur Conroy ?

R.—J'ai lu le discours qu'il a fait, le jour de la Toussaint, à l’occasion de l'installation d'une statue, à St, Pierre, qui avait été donnée à l'Eglise Notre-Dame, je crois qu’il y a deux ou trois ans, si je me rappelle bien ; ce discours-là, je l’ai lu plusieurs fois et même, je crois que je l'ai encore chez nous.

Q.—Qu'est-ce qu'il disait dans son discours ?

R.—I] disait que le Saint-Père n'avait jamais aucunement condamné aucun parti, et que dans toute difficulté qu'on pouvait avoir, il disait : soyez d'accord en religion, mais que pour les autres affaires on était libre ; mais que quand ça viendrait pour la religion, d'être d'accord, de s'unir; je l'ai lu, et je crois que je pourrais vous Je procurer, parceque je l'ai encore chez nous, et je l'ai lu bien des fois, à bien des amis.

Q.—Quand vous avez dit que le curé Archambault vous avait décluré que Mon*eigneur Covroy avait été puni sur le champ; c'est après l'élection dont il est question en cette cause ?

R.—Oui ; c'est après.

Q.—Est-ce longtemps après ?

R,—Je crois que c’est dans le temps de Pâques, l’année dernière,

Q.—Dans le printemps de 1879.

R.—Oui; mais je ne me rappelle pas bien à quelle époque, parceque les pèques ont commencé bien à bonne heure chez nous. Elles commeacent au commencement du carême, et elles durent jusqu'à la fin, mais je me rappelle que c’est dans le temps de Pâques, . À

Q.— Le curé avait dit la même chose, en chaire, que ce qu'il vous avait dit privément, dans les électious antérieures ?

R.—Oui; la même chose,

Q.—Est-ce qu'il voulait dire seulement ou exactement la même chose ?

R.— Quand il a dit: “ce que j'ai dit, c'est encore la même chose,” ça voulait dire ce qu'il avait dit auparavont,

Q.—Je vous demande si ce qu'il avait dit à cette élection-là, à vous.même, était la même chose que ce qu'il avait dit avant cette élection-là, dans la chaire ?

R.—C'étuit la même chose ; il pouvait y avoir quelque chose de différent, mais ga revenait à la même chose; ce n'était. peut-être pas les mêmes paroles, mais ça revenait toujours à la même chose.

Q.—Quand lui avez-vous demandé s'il voulait vous recevoir à faire vos pâques ?

R.—U'était le premier mardi du carême, l’année dernière; jo ne me rappelle pas quel quantième ça se trouvait, mais c'était le premier mardi du carême, dans la première grande semaine du carême, un mardi après-midi.

Q.—Quand le curé a-t-il dit que le diable était sorti de l'enfer ?

R-—C'est dans l'élection avant la dernière,

Q —A propos de quoi vous disait-il cela ?

R.—C'est parcequ’il pensait qu'il n’y aurait pas de majorité

dans la paroisse, pour le parti libéral, et il y avait eu une grosse majorité, et il a dit que le diable était sorti de l'enfer, qu'il avait pris la liste électorale, et qu'il avait enrégistré tous ses enfants, qu'il avait fuit le tour de la paroisse et qu'il avait enrégistré tous ses enfants. C'était parcequ'il voyait que le nombre était gros qu'il disait cela.

Q.—Alors, c'était après l'élection qu’il vous avait dit cela ?

R.. —C'était le Dimanche après la votation, mais pas dans la dervière élection, C'était dans l'élection auparavant ; il faut bien se comprendre

Q.— Vous at-il dit qu’il était sorti rien que pour cette élection là, ou aussi pour les autres élections antérieures ?

R.-Il n'a pas parlé de cela; tout ce qu'il a dit, il a dit ces mots-là, en chaire, que Lucifer était sorti de l'enfer, qu’il avait pris la liste électorale, qu’il avait parcoura tous les rangs et qu’il avait enrégistré le nom de ses enfants, et qu'il avait une grosse majorité dans la paroisse; de plus il a dit: sur treize ou quatorze cents communiunts, quatre ou cinq cents seulement sont dignes de s’approcher de la Sainte Table, parcequ'il a dit: si le chef de la famille à yoté libéral, la femme et les enfants sont indignes de s'approcher, comme le chef. Les Quarante-Heures commengaient ce jour-là et il y en a eu bien peu qui les ont fuites; on les comptait.

Q.—Vous avez dit que vous marquiez au doigt ceux qui ont fait kur Quarante-Heures ?

R.—Je vous ai dit, tout à l'heure, qu'on était marqué au doigt, les gens libéraux qui allaient communier. Pour cette rai. son-là vous voyiez le mond e à la porte de l’église, par petits pelotons, les bleus ensembles et les rouges ensemble; et ceux qui alhaient à confesse, parmi les rouges, les bleus disaient: en voilà un qui est converti, et il y en avaient qui souriaient parmi; et nous autres, en les voyant, on leur demandait : tues converti? Il disait, non; j'ai été à un tel prêtre et il ne m'en a pas pere du tout ; quelques-uns le disaient.

Q.—Combien y at-il d'électeurs dans votre paroisse ?

R;—C'est plus que je puis vous dire ; pourtant je le savais,

parceque j'avais la liste électorale, à la dernière élection, et à l'avant dernière élection aussi; c'est moi qui l'ai checkée, mais je n'ai pas la mémoire de vous dire combien il y en avait.

Q.—La graude majorité du parti libéral a-telle fait ses Quarante-Heuros, cette fois-là ?

R.—0'est ce que je ne puis pas dire ; je sais qu'il y en abeaucoup qui ue les ont pas faites, mais je n'ai pas couru tout le monde pour savoir s'ils les ont faites ou s'ils ne les ont pas faites ; je sais qu’il y en a beaucoup qui ne les ont pas faites,

Q.—N'y at-il pas des conservateurs qui n'y ont pas été, aussi ?

R.—Peut-être qu'il y en a quelques uus ; il y a des héritiques, daus ce parti-là, comme dans notre purti; il y en a des bons et des méchants.

Q:—Le curé ne faisait pas faire les Quarante-Heures aux conservateurs sans les confesser ?

R.—Immauquablement ; les rouges pareillement,

Q.—N'est-il pas vrai que dans la paroisse, cette fois-là, au moins quatorze ou quinze cents personnes ont communié, pour les Quarante-Heures ?

R.—-C'est plus que je puis vous dire.

Q.—N'est.il pas vrai que la grande majorité Ge la paroisse, où presque toute la paroisse a communié,pendant les Quaronte-Heures?

R.—I1 peut se faire qu'une bonne partie ait communié; mais une bonne partie n'a pas communié ; la majeure partie a pu comsmunier ; immanquablement que tous les conservateurs qui étaient en état de le faire, ont communié, et les rouges qui se sont cou'/ertis et que le curé n’a pas forcés, ont communié aussi, ça fait que ga donné un renfort à l’autre parti et que la majorité se trouve à avoir communié.

Q.—Le Curé at-il parlé plus fortement contre le parti libéral, dans la dernière élection, que dans les élections précédentes ?

R.—Non; pas plus fortement; mais en disant: remarquez os que je vous ai dit, c’est encore la même chose, ça voulait dire que c'était encore pareil. Il a dit: je ne m'étendrai pas autant sur ce sujet-là cette année comme de coutume, mais rap-

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pelez vous que tout ce que je vous ai dit est encore la même chose, parceque ceux qui appartiennent à ce parti-là, sont des serpents ; mais je ne me rappelle pas d'un bout à l’autre; mais il a dit : rappélez-voüs ce que je vous ai dit dans le passé. Il n'a pas été aussi long cette année-là, comme les années avant; il en a parlé un dimanche, et il ‘a dit: j'en parle pour la dernière fois et ce que je vous ai dit est dit, remmarquez ce que je vous ai dit.

Q.—Et cependant, dans les élections antérieures, le parti libéral était en majorité, tandis que dans la dernière élection le parti libéral #t4it eu minorité ?

R.— Oui, monsieur.

Q.—Probabléement que s’il n’eut pas parlé du tout les conservateurs auraient eu une plus grands majorité encore ?

R.=—S'il n'avait pas parlé du tout, le parti libéral aurait été en majorité, comme à l'ordinaire,

Q.—Comment expliquez-vous cela, puisque le curé à moins dite cette année-là, et que le parti libérul à diminué d'avantage ?

R.—Il a moins parlé, et il a parlé la même chose, en disant: remarquez bien ce que je vous ai dit dans le passé est encore la même chose ; ceux qu’il y avait là ont pensé que ce qu'il avait dit aupa. vant était la même chose de manière que ça les empechait de voter ; ils ont dit: ilya Dufeau un bout pour se faire maganner et du ne votera pas. Il y a trentequatre ans que je vôte, dans ce parti, et ça été la première fois qu il ÿ à ou autaüt de personnes qui n’ont pas voté.

Q.— Quelles sont les personnes, et''veuillez les nommer, que les paroles du curé ont empêchés' de votér ?

R.—Je pourrais en citer plusieurs, mais je n’ai’pas d'examen fait là dessus, pour tous les compter ; il y en a beaucoup. Dans le poll d'en haut, où c'était moi qui checkais la liste electorale, il y en a eu trente-deux, si je me rappé le bien, qui n’ont pas voté, et sur les trente-deux, il n’ \4 avait u' un conservateur ; g'étaient tous des libéraux qui manquaient, et je sais qu'il y en plusieurs quin ont pas voté, parceque le Curé avait trop forcé pour les tenir au parti conservateur ; ça fait qu'il m'ont pas volé: je connaissais tous les gens

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de la paroisse, et sur les trenté-deux qui n "ont pas voté, il à’ FA a qu'un seul-conser valeur Qui n’a pas voté, il avait toujours été libéral, ét parcequ'il avait des affaires avec le” ouYé, il n'a pas voté du tout, et son fils a voté consérvateur. Daus'lé poil d'en bas, J je nê suis pas capable de le dire; je n° ni pas vu la liste, mais je ‘connais des gens qui me l'ont dit, î y à M. Antoine Litréndéau! Nr, ‘Alexis Chatnpagne, M: Jeañ-Baptiste Lebeuu, ét il ya aussi du homtié Joseph Bérard, qui n’ont pas! voté, et ï ÿ eù a bien ‘d'autrés, dans: ce poll:1à, de ceux qui étaient dè nos chiuds partisans, et ils m'ont’ déclaré, à moi-même, qu’ils n'avaient pas voté parceque le curé y’ tenait trop, parcer ‘e le: ue déériait trop le' sv et qu'ils pm absteuus de votsr.

Q.—Quand Antoine tirés deau vous a-t-il déclaré cela?

R.—C'est la prémière fois, apres la votation, qu "il est venu à ma boutique, je lui ai dit: monsieur Laurendeau, vous n'avez pas voté, cette aunée, jui dit, c’est curieux un homme comme vous, vous auriez dû vcter ! Il a dit, j'étais malade, j'ai dit! ce n’est pas cela, tu es venu la veille à l'église ; et il a dit, veux-tu que je. te dise, on est trop tracassé, ça fait que je me suis tenu tranquille; et après cela, j'ai vu Gonzague Bérard et il a dit : j'ai voté, moi, j'ai voté pour mon parti, et il a dit : Joseph n’a pas grouillé, lui, parcequ'il est trop tracassé ds le curé ; c’est lui-même qui me l’a dit, son père.

Q.— Avez-vous rencontré Alexis Champagne ? :

R—Oui; chez nous.

P,— II vous'a dit la même chose ?

R.—II a dit: ilyÿa trop longtemps qu'on est magänné, il a dit il faut résigner.

Q:—Vous a:t-il dit par qui il était magauné ?

R.—-Il wa pas dit que c'était par M. Archambault, ni par celui-eï ni par celui-4,/mais il voulait dire le curé, c'était sur le dis. cours qu'on était, parceque monsieur le curé allait trop loin Sur ce parti-là, et il a dit qu’il sé tétiait tranquille, ‘ A présent, il y en a bien d'autres, il y à Adolphé ‘Lajoie, il y a un nommé Belleville, de St. Joachim, il y aussi Jérémic Plante, qui n'ont pas voté, et,

si je me rappelle bien, monsieur Beaupré n’a pas voté, et je crois que monsieur Louis Grignon, ici présent, n’a pas voté ; je ne suis pas certain pour lui, mais il me semble qu'il n’a pas voté; et il y en a encore d’autres dans le rang, mais là, je ne m'en rappelle pas.

Q.—Avez-vous vu toutes ces: personnes-là, et vous ont-clles toutes dit. qu’elles n'avaient pas voté par rapport au curé ?

.R.—Je ne les ai. pas toutes vues, mais. j'en, ai vues plusieurs ; quand on était plusieurs ensemble, on parlait et. on disait : un . tel n’a pas voté! Pour quelle raison ? C’est le Curé qui l'en a empéché, lui aussi, . Il y en avait qui disaient eux-mêmes : moi je.n'ai pas voté par rapport au curé, et il. y en avait plusieurs de même. J'avais la liste chez nous, on les a chéqués et on a ” v'est. pour telle raison ; chacun conte ses raisons.

Q.— C'est par ce que disaient les gens, que vous avez cru qu'ils n'avaient nas voté à cause de ce qu'avait dit le curé ?

R.—Oui; c'est ce qu'ils me disaient, et je les crois bien aussi.

Q.—Lorsque Champagne vous a dit qu'ils étaient trop magannés, ne parlait-l pas du gouvernement ?

B. —Non; parcequ’on ne parlait pas du gouvernement on parlait seulement de ce que le curé avait dit en chaire; si g’a avait été du gouvernement on aurait parlé du gouvernement,

Q.—N'y at-il pas eu plusieurs fois des orateurs, à la porte de l'église, qui sont venus parler de politique, quelques-uns accusant le gouvernement et d’autres le défendant ; les orateurs conservateurs prêchant que le gouvernement faisait du gaspillage et l'ac. cusant de conduire, par ses maladresses, le peuple à la ruine ?.

R.- -Oui; et les autres disaie: * qu'il était bon, et d'autres revepaient après et disaient qu’il était mauvais,

Q:—Croyez-vous que ces gens-là ont été influencés aussi bien parce qu'ont dit les orateurs, à la porte de l'église, que par ce qu'a dit le curé, puisque, dans les élections precédentes, le-ouré ne les avait pas influencés ?

R.—Le curé à toujours 1 un certain parti, à des époques, et tous les ans quelques-unes revenaient d’une affaire à une autre,

Q.—Je vous demande si vous ne croyez pas que ces gens-là ont

été influencé s aussi bien par ce qui s’est dit à la porte del'église, par ‘les orateurs parlant fortement contre le gouvernement, que par le curé qui ne les avait pas influencés, dans les élections précédentes ?

R.—Je vous dirai mon idée là-dessus ; je pense que tous les orateurs, à la porte de l'Eglise, ne font pas grand'chose, tant d'un bord que de l’autre. Les orateurs viennent et font un tapage abomivable, et je ne pense pas qu'ils gagnent de voix, à la veille d’une élection, je ne crois pas qu'ils font grand'chose, et moi, pour ma. part, je sais que je suis de même, ça ne me fait pas changer ; je ne conseillerai jamais à un cabaleur d'aller à la porte de l'Eglise faire un discours, ça sert à rien. Le curé donne les instructions et les gens savent ce qu'ils ont à faire, et ils en restent là.

Q.—Lorsque le curé a dit que le parti libéral était condamné par l'Eglise, a-t-il dit le parti libéral catholique ?

R.—Je ne peux pas vous dire s’il a dit cela daus le même temps, mais il nous a dit, dans le même temps, que le parti libéral, en palitique, comme le parti libéral catholique,ne faisait qu'un même parti, alors, je ne paurrais pas dire, quand il a dit cela, s'il a dit un seul parti, mais je vous dirai vien qu'il a dit que les deux partis n'en fai. saient qu'un, cette fois-là, mais je ne vous dirai pas s’il a dit un seul ou les deux.

Q.—N'at-il pas dit que le libéralisme catholique était condamné par l’Église, et que certains hommes, ou certains chefs du parti ki. béral, appartenaient au parti libéral catholique ?

R.—C'est plus que je puis me rappeler ; mais il nous a dit que dans le parti libéral la tête était gâtée, pourrie, et que c'était un

parti pourri, parce que les chefs n'étaient rien de bon, et que le parti était condamné par l'Eglise,

Q.—Vous ne savez pas si le curé, lorsqu'il a dit que le parti était condamné par l'église, parlait dans le temps du parti libéral en pe litique ou du parti libéral catholique ?

R.—1l parlait de1 deux, parce qu'il disait que ga ne faisait qu’us même parti; il a dit que les deux n’en faisaient rieu qu’un ; en di. sant que le parti libérr! était condamné, il disait soit catholique où

en politique,parce qu'il disait que les deux n'en fais vient qu’un seul, que c'était laimême chose, | té Q. LiLotequ'il a dit qu’il était impcssible de faire sa religion et ER ‘au parti libéral, parlait-il du parti libéral FoRMAUS ? Riz! parlait des deux, je pénse bien, parce qu ‘il disait que les

deu d'en faisaient qu'un seul : ‘je ne sais pas Si en lui- mêmé il .

voulait dire rien qu’un, mais il nous disait que les deux n'en faigaièüt ricn qu'un ça fit qu’ed disant que le parti libéral était con. damné pür l'Eglise, et en disant : lés deux n’en font rien qu' un, ça revenait à la même chose,

Q. — Lorsque vous dites que le curé a dit que ni | Piêtress vi. Evêques, ni Pape ne l'arrêteraient de parler, avez-vous compris qu’il voulait dire qu'il parlerait malgré son E vêque, ou le Pape, ou bien seulement qu’il savait bien que son Evêque ou le Pape ne

l'empêcheraient pas d’instruire les fidèles ?

R;-=Ecoutesz, je connaissais monsieur’ Archambault, je sais qu'iliest prompt et mauvais. ct puis entêté, et lorsqu'il disait que ni Prêtresimi Evôques ne l'empêcheraient de parler, je crois que quaud même l’Evêque scrait venu, il aurait préféré lâcher, comme il a-füit, que de dire autrement qu'il avait dit, je le crois, c'est mon idée; :0'est un homme qui se tient à sû position, et cé qu ‘il a dit, äl y tient,

Q— Que voulez-vous dire en disant : ‘lâcher comme il a tait ?”

R.—" ficher la cure ; il aurait préféré lâcher que de venir dire

autrement qu’il avait dit, parce qu'il a dit que ni Prêtres, ni Evéques ni Pape, ne 'atréteraient de jaser ; c'est le dimanche qu'il

nous a/dit cela, qu'il a dit qu'il ne'serait pas bien long, Li qu'il

n en dirait pas davantage, Q.—Le curé Archambault est retiré aujourd'hui ÿ R:-- Oui, il est rétiré de’h'eure; demeure dans sa maisoh @:-Mais il demeure encore dans la paroisse ? ss Pre R.— Oui, il demeure dans la Paroisse, dans une maison privee.

Q:— Lorsqu'il vons'a parlé qu'il y'avait dé méchants prêtres, ét

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