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qu’il vous cûa bomnié un, en France, ne vous parlait-it pes du 2
le
ont
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ét
béralisme catholique, et ne vous parlait:il pas du père Loizon, ou du père Hyacinthe ?
R.—C'est le père Hyacinthe, voilà le nom ; je me suis mis à dire: mais, monsieur le curé, comment se fait-il que Œ OnsieuT” Plinguét ne (TEA pas de traie comme vous ; et, en le’ nommant, il a fait un air de dédaio, etiil a dit un mot un peu fort, mais je vais vous le donner, sous mon serment, comme il me l'a ‘dit, il a dit: Plinguet, le lâche, le chiant. culottes, et ia dit: il ya eu de méchants prêtres et il y en aura toujours ; il ne m'a pas dit que monsieur Plioguet était un méchant prêtre, mais il à dit cela, qu'il y avait eu de méchante prêtres, ct qu'il y'en aurait toujours.
Q.— Quand vous a: t-il dit cela, ?
R.— C'est avant la dernière élection, cola, Q.—Où était-ce 2?
R°—A son preshytère, dat. son: office ; je ne le batsnait pas, ‘et j'aimais à le rencontrer, il y eu avait qui, parce que ce n’était pas un libéral, se sauvaient, mais moi, j'aimais à le:rencontrer pour se voir, pour se tracasser ; il me-battait toujours, par exemple, mais n'importe; j'aimais toujours à le. rencontrer,
Q.—Quelles étaiènt les personnes présentes avec voûs, celte foislà ?: #- ! ik af; ) 310 à R.—TII y avait moiet monsieur le curé.
:Q.— Quand dites-vous-que le:curé Archambault 'aidit que les: Jibéraux étaient des têtes croches et des enfants du diub'e ?
R.—C'est à la dernière élection,,cela.;
Q.—Est-ce avant ou après la dernière élection ?
R.—C'est un peu avant la votation, dans le temps quo les cabaleurs marchaient,
Q.—Où vous a-t.il dit cola ? Pa R.—I1 n'a pas dit cela à moi seul, il l’a dit. en chaire. Q. — Voulez-vous nous nommer. les personnes que vous dites qui
ont voté pour le défendeur, à cause des paroles que:le euré'a dites dans la chaire ?
R.—Je n'ai pas mémoire decela; parccqu'il y a Prat si
j'avais retenu la chose, peut-être que je m’en souviendrais, mais il y a deux ans que c'est passé.
Q.—-Pouvez-vous jurer qu’il y en a un seul qui a voté pour le défendeur, par rapport à ce qu'a dit le curé?
R.—Oui; je jure qu'il y en a qui ont voté contre monsieur Sylvestre, parce que c’est monsieur le curé qui les a fait voter par ses sermons et ses prêches,
Q.-—Pouvez-vous en nommer un seul ?
R.—Noo; pour dire là, tout d'un coup, sans aucune réflexion, na suis pas capable de les trouver, mals il y en a. s
. -{'est-à-dire que vous croyez qu’il y en a, mais vous ne le vec pis ?
R.—1\ y en a, même ils se sont déclarés à moi-même; mais subi. &uont je * -"is pas capable de vous dire qui.
Q.—Quur.. ec: gens-là se sont-ils ainsi déclarés ?
R.—Depuis ce temps-là, ne les élections; on en parle des élections chez nous,
Q.—Où et quand ?
R—Uest plus que je puis vous dire, c’est depuis l'élection, mais je ne me souviens pas à quelle époque, ni à quelle date; chez nous, il vient bieu du monde souvent, et on parle d'étections; quelquesuns ont dit: moi, cette année, j'ai tout lâché et je n'ai pas voté; pour être tranquille, j'ai préféré tout lâcher et ne pas voter; plusieurs me l'ont dit, mais subitement, je ne me rappelle pas les ‘noms,
RÉ-EXAMINÉ
Q.—Dans toutes vos réponses, lorsque vous parlez de la dernière élection, de quelle élection voulez-vous parler ?
R—De l'élection de monsieur Sylvestre avec monsieur Robillard, quand je parle de la dernière élection.
Q—De l'élection dont il est question en cette cause ?
-,-— Oui; c'est celle-là que je veux dire.
«@.—Et lorsque vous parlez des autres élections, de quelles élecfions est-ce ?
k.—Ce sont les élections qui ont eu lieu auparavant celle-là.
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pil-
Q.—Vous avez parlé de l'effet qu'avaient pu avoir les paroles prononcées à la porte de l'église, pendant cette élection ; le défendeur y at-il été commie'orateur et a-t-il parlé dans la paroisse, pendaut cette élection ?
R.— Le défendeur, M. Robillard, on ne l'a pas vu ; il est venu d’autres orateurs, mais lui, on ne l’a pas vu; il est venu une fois, la semaine, il est venu au presbytère et chez un monsieur Bédard, mais Je dimanche, il n’est jamais venu parler à la porte de l'église, chez nous. |
Q.—Ni dans d'auires temps, non plus ?
R.—Je ne l'ai pas vu.
Q.—Avez-vous assisté à toutes les assemblées qui ont eu lieu à la porte de l’église, pendant ce temps-là ?
R.—Oui; à presque toutes; on est assez chaud pendant les élections, qu’on vient à la messe tout le temps, on est dévot, c’est terrible,
Q.—L'election dont il est question en cette cause, a-t-elle eu lieu pendant le temps de pâques ?
R.—Oui; pendant le temps de piques.
Q.— Depuis l'élection dont il est question en cette cause, c'est-àdire l’automne suivant, en septembre 1878, il y a eu une autre élection, n'est-ce pas, pour le Parlement d'Ottawa ?
R,—Oui, monsieur.
Q.—Ce n'est pas de celle-là dont vous avez parlé, dans aucune de vos réponses ?
R.—Non; c'est la dernière pour Québec, entre monsieur Syk vestre et monsieur Robillard,
Et le déposant ne dit rien de plus.
9,Avril 1880.
Alfred Coutu,
Huissier de la ville de Berthier, dans le district de Richelieu, âgé de cinquante ans, , Lequel etc., ete. dépose : et dit :
Je ne suis p'int intéressé dans l'événement de ce procès.
Q.—Perdant l'élection d'avril et de mai 1878, dont il est question en cette cause, 6ù résidiez-vous pt R.— Dans la ville de Berthier, Q.—Etiez vous un électeur ayant droit de vote à.cette élection ? R.—Oui, monsieur.
Q.—Vous êtes catholique ?
R—Chatholique romain.
Q.—Pendant le cours de cette élection! ‘avez-vous eu occasion d’ entendre, dans l'église pendant la grond'messe, les dimanches, des instructions ou prônes donnés par le Révd, M.' Champeau, curé de cette paroisse, et qu'est-ce qu'il a dit relativement à la poHtique et au parti libéral ?
R.— Lorsque je suis allé à l'église, les fois que j'y suis allé, le curé ne parlait pas d'autre chose;'que, de 14 politique ;,ç’était toujours des instructions sur la potque, il y avait des instructions qui étaient un peu fortes ; j'ai remarqué qu'il a dit qu’un pénitent qui s'accuscrait d’ être en fuveurde l’abolition du Couseil Législatif, qu'il ne pourrait pas. l’abgoudre, en citant un texte de l'Evangile, et premièrement il dit que celui qui serait, contre le Conseil Législatif, serait contre la religion ; il citait un texte de Moïse, pour nous faire voir qu'il était dans l'Écriture, que Moïse avait appelé soixante vieillards pour: former ron Conseil, èt que le gouvernement avait absolument besoin du conseil, pour le guider “ou pour l'arrêter ;, je me, rappelle pas bien des. expressions, maisila dit: pour arrêter un chemin de fer, sil n’y avait pas de brules, on ne pourrait pas l'arrêter et qu'il y aurait pas de bornes, et que ce que les libéraux -ont.dit ont. des mensonges, et
qu'ils sont des menteurs, et.s’ils veulent venir à môn presbytère j'ai un.liyre pour leur, prouver qu’ils sont des menteurs.
Q.—A:til dit de quelle institution étuit le Conseil Légiaati de la Province de Québec ?
R.--1l ardit, il nous a laissé ‘entendre qu w'i était d'tustitätion divine, : lou as Q.—J'urez-vous: sé ot quil a dit qu’il ne pourruit pas absoudre un pénitent, qui se déclarerait être en faveur de l'abolition du Conseil Legislatif de; la Province de oh ? CUT R—Oui. jar loqoat dt Q@.+ Maintenant, était:ce une question qui était sur qe tapis et qui était débattue publiquement eutre les deux peu kon question de l'abolition du Conseil: Législatif 2. R,—C'était les déb: ats entre les deux partis. 1 Q.— Dans quel sens, le parti lib éral, dont monsieur Sylvestre ‘était le candidut, et dns quel .sens monsieur Sylvestre.lui-même 8 était-il publiquement prononcé sur cette question ? R.— Monsieur Sylvestre s'était prononcé en ferepe de l'abolition du Conseil Législatif.
Q.—Et le parti conservateur que sontenait monsieur: Robillard daus quel sens s'était-il prononcé ?
R.—I s'yopposiit. Dans le même temps le curé Does sa nous a dit: .ou reproche un voyage à messieurs Angers et ('hapleau, qui a coûté. trois cent quaruute .piustres, il dit: cela a été causé;par la faute du Lieutenant Gouverneur !.etellier, qui voulait perdre ces hômmes.là dans l’opiniou publique, il dit: on ne vous/parle pas, par exemple, des ministres libéraux qui ont dépensé neuf à dix mille piastres, pour voyages en Angleterre,
Q.—En parlant du Lieutenant-Gouverneur Letellict; mb dit là, en chaire, qu'est-ce qu'il était ?
R,—11 dit : vous comprenez, le Lieutenant-Gouverneur est un rouge, le Premier Ministre, Monsieur Joly, est un suisse qui est supporté par tous les protestants, de là il donnait à entendre qu'en ne pourrait pas transiger avec les protestants, d’affaires politiques.
Q.— Quelle est la signification, parmi le peuple, du mot suisse ?
Æ.—Parmi le peuple catholique, c'est un mot qui est détesté. Xls prétendent que ce sont des colporteurs d'évangiles faux.
Q.—Ce mot s’applique-t-il aussi à des catholiques qui ont laissé Ja religian catholique pout embrasser le protestantisme ?
R—Oui, monsieur.
Q.—A:til parlé, en votre présence, de Monseigneur Conroy, délégué apostolique au Canada, et dans quel sens en a-t.il parlé, en rap- >ort aveo la politique ét l'élection en question ?
Æ:—Je ne me rappelle pas de cette partie-là, Il peut se faire que je ne l’aïe pas remarquée, Je sais qu'il en parlait, mais je ne ame rappelle pas dans quel sens.
Q:-—A:til parlé en votre présence du liberalisme politique et du libéralisme catholique, et si oui, qu'en a-t-il dit ?
ÆR.—II a dit qu'on voulait faire une distinction entre les deux partis, entre le libéralisme catholique et le libéralisme politique, œais ila dit: c'est le même, il a dit: voyez ce qui est arrivé eu France, on a commencé par fermer la bouche aux prêtres, c'est R que le parti est venu au pouvoir et on a martyrisé les prêtres.
@.—A:til parlé ou dit, si le libéralisme était condamné ou non par l'église ?
.‘ Æ—1Ila commencé à parler de politique le premier dimanche des élections, il a dit : je ne peux pas condumuer le parti ; nous ne sommes pas capables de condamner aucun parti à présent, mais act il dit, il y a des rapprochements entre les deux partis, Il a commencé
à expliquer, que celui qui n'écoutait pas les avis de son curé, était wo libéral,
Q.—A:t-il dit ou donné à entendre à propos de quoi, il fallait suivre les avis du curé et a-t-il parlé de la parie, 0 ou donné à entendre quelque chose sur la politique ?
RH a dit qu'il était obligé d’instruire le peuple sur la manière de voter,
Q@:- Est-ce dans cette occasion-là, qu'il a dit que les libéraux catholiques condamnés par l’église étaient ceux qui n'écoutaient pas leur curé ?
R.—Oni.
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Q.—A:til défini devant vous quelle espèce de parti était le parti libéral ? R.—0'était le parti repoussé par l'église, Q.—A:t-il parlé d'un jugement de la Cour Suprême et qu'est-ce qu'il en a dit?
R.—11 a critiqué beaucoup le jugement de la Cour Suprême. Q.—Qu'est co qu'il a dit qu'il ferait pour faire comprendre à ses paroissiens son opinion, à cause de ce jugement-là ? R—Il a dit: la Cour nous condamoe à ne pas aller au-delà de la loi ; je me tiendrai dans les bornes de la loi, muis, vous savez souvent que ce sont des juges protestants qu'il y a là, en nous laissant entendre que les juges protestants jugeraient toujours cuntre le catholicisme, 0.—A:til parlé de la portée que ce jugement pouvait avoir re-
lativemout aux droits des prêtres du clergé, quant à la politique et aux élections ?
R.—Qui;‘il condamnait ce jugement paree qu'il prétendait qu'aucune (our Vivile n’avait le droit de condamner les prêtres. Je-ne suis pas tout-à-fait certain, mais je pense qu'il a parlé du jugement du juge Routhier, que cela avait été un bon jugement.
Q.—A-til fait allusion aux convictions politiques de quelquesuns des juges de la Cour Suprême ?
R.—[ a dit qu’en général c'étaient des protestants, Il ne les à pas nommés,
Q.—A:til dit s’ils étaicnt libéraux ou conservateurs ?
R.—Je ne me rappelle pas de cela, mais je me rappelle qu'il a parlé de protestants,
Q.—Avez-vous pris, monsieur Coutu, une part active en faveur de monsieur Sylvestres ?
R.—Oui ; j'ai travaillé, pas comme j'avais l’habitude, mais j'ai travaillé. |
Q.—Eh bien, avez-vous pu apprécier jusqu'à un certain point quel effets ces prédications de monsieur le curé ont pu avoir, dans votre opioion, sur le résultat de la votation à cette élection ?
R.—De ce que j'ai pu voir, il a fait perdre des amis à monsieur
Sylvestre ; des amis de ‘monsieur Sylvestre out tourné par lui, c'est ce qui m'a été dit à moi-même personnellement, que c'était les sermons du curé qui les empêchaient de voter avec nous.
Q.—- Et pour quelle considération gédéralement, vo säientils qu’ils avaient ainsi abandonné le parti ?
R,—Parcequ'ils voulaient écouter leur curé, et qu'il fallait écou.
ter son curé pour faire sa religion.‘
Q.— Savez-vous ‘si ées prédications ont eu pour ft ‘dé faire abstenir des électeurs de voter pour le vAtUIdAL Sylvestre?
R.— Oui, monsieur. :
Q.—Quélle était la rumeur publique, il opinion générale rélativetent à l'effet de ces prédications. là sur le résultat de l'élection ?
R.—La rumeur générale était que l'élection a été rem portée par l'influence du élergé.
Q—D'après lu rumeur et l'opinion pubiiques dans le district électoral, à l'influence prédominaute de qui ou de € \ ‘classe d'hommes attribuait-on le résultat de’oatte élection ? :
Objecté à toute preuve de rumeur publique.
Objection renvoyée. par le Cour.
ÆR.—-Suivant la rumeur publique, c'était attribué asian à quatre curé du conité,
Q.—Voulez-vous nommer ces curés ? |
R.—Le Révd. M. Loranger, curé de Lanoraié, le Révd. M. Champeau, curé de Berthier, le Rèvd. M. St. Anbins curé de St, Norber!, le Révd. M. Archambault et son vicaire, de St. Barthélemy.
Je vous ferai remarquer, quant à Lauoraie, qu'une personne m'a dit à moi-même qu'elle était en faveur de M. Robillard parceque c'était M. le curé qui le lui avait conseillé, C'était un partisan qui avait toujours été pour nous Con Je lui faisais des reproches ct il m’a dit cela,
Q.— Quel était ce monsieur ?
R.—Hilaire Dagneau.
Q—Vous a:t-il dit quel curé ?
R. —Monsieur Loranger, curé de Lanoraie.
étiez
lui, était
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cou-
faire
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è par
strict lasse
Q:—ÆEtaitil de cette paroisse: ?
R,—1l était là dans le temps, il résidait tout sos du 'presbytère.
Q.—Est.ce que c'était l'habitude de M. le Curé Champeau, de faire des discours sur les élections ?
R.—Oui, à chaque élection qui.se prépa et plus fortement à la dernière.
Q. —Est-ce de l'élection pour la chambre locale que vous parlez ? R.:-Je vous parle de l'élection Provinciale. ( Q.—Dans quel sens parlait-il relativement au parti libéral et 4 Ja religion?
Objecté à cette question comme illigule.
Objection maintenue par la Cour. | Q.—Lorsque vous parlez de la dernière élection, dans votre ré: pouse précédente, voulez-vous parier de celle dont il. est question en cette cause, ou des élections autres que celle-ci ? Ri—-Je parle de celle entre messieurs Sylvestre ct Robillard, dont il est question en cette cause.
Q.—La rumeur ou la notoriété publique disait-elle de quelle classe d'hommes ou de qui le’ défendeur était le candidat ? R:—Que c'était, le candidat conservateur, le candidat supporté par le clergé.
Q.—Savez.s vous si les partisans ou cabaleurs du. défendeur faisaient allusion aux paroles du curé en parlant?
R,—A moi-même ils faisaient voir qu'ils étaient contents lorsque le quré faisait une sortie contre nous; et à la porte de l’église ils nous raillaient de-ce, qu'il avait dit qu'on était dans le mauvais chemin, On ne pouvait pas rester longtemps à la porte de l'église.
© TRANSQUESTIONNÉ PAR LE DEFÉNDEUR
Q.—Vous avez dit, tout à l'heure, monsieur pires que vous étiez catholique romain? AT dus À den
R.—Oui, monsieur, AUTO if à a)
Q.—Etes-vous ce qu’on a coutume d’appeler ultramontain ou gallican ?
Objccté à la question comme n'ayant aucun rapport au litige etne découlant aucunement de l’examen en chef.
Objection renvoyée par la Gour.
R.—Je suis catholique romain; je crois à l'enscignement des Prêtres; je fais mes devoirs religieux, je vais à “confesse et je communie.
Q.—Voulez-vous dire si vous appartenez à io de où au Gallicanisme ?
R.—-Je ne puis pas saisir la différence qu'il y a entre les deux mots ; je ne connais pas le sens de la question que vous me demandez.
Q.—Vous ne savez pas ce qu’on appelle les Ultramontains et les Gallicaus ?
H.—Non, pas parfaitement.
Q.—Vous avez dit que lorsque vous êtes allé à l'église, le curé ne parlait pas d’autres choses que de la politique ; êtes vous allé à la grand’messe tous les dimanches, pendant l'élection ?
ÆR.—Non ; pas tous lès dimanches, parce que je trouvais que les sermons du curé étaient trop forts, même je suis sorti une fois, avec d’autres partisans, parce qu'il condamnait trop le parti libéral ; il disait qu'il était dans le mauvais chemin ; j'ai été, après cela, très souvent à la basse messe, (
Q.—C'est vous qui êtes le chef du parti libéral dans Berthier ?
R.—Non monsieur ; je suis libéral modéré, suivant les hommes.
Q.— C'est vous qui avez été l'organisateur de cette poursuite ?
R.—Non monsieur; lorsque la poursuite a été faite, jé n’en ai pas eu connaissance,
Q.—Vous jurez que vous n'avez pas eu connaissance de la poursuite, lorsqu'elle a été intentéc ?
R.——Je sais qu'il y a eu une poursuite, qu’il 3 a éu des'comités, mais çe n'est pas à ma connaissance,
Q.—N'alliez-vous pas à ces comités-là ?
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d'ou > etne t des > et je mé où
s deux me de-
3 et les
e curé alé à la
que les 8, avec al; il La, très
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pmités,
R.-—Peut-être que j'aurais pu assister à un de ces aépgihe mais Ja poursuite s'est faite en mon absence.
Q—N'est-c0 pas vous qui cherchiez les preuves et qui voyiez à procurer aux procureurs des Et les moyens de faire {a preuve ?
ÆR.—Non ; les preuves ont été fournies avant, par des Perses qui allaient faire des déclarations, et c'est après cela qu'on m'a donné ces: noms-là, et depuis, :en marchant pour les subpœnas comme je l'ai fait, on m'a indiqué des noms ; j'ai fait un rapport et
on à appelé ces personnes comme on: fait dans toutes les autres
causes,
Q.—Vous jurez positivement que le curé de la paroisse de Ste. Geneviève de Berthier, lo Révd. M. Champeau, a dit qu'il ne pourrait pas absoudre ceux qui serait en faveur de l'abolition du Conseil Législatif ?
R.—-Oui, je le jure et: beaucoup d'autres aussi le jureront.
Q.—Qand le curé a-t-il dit cela ?
R—Jene puis pas dire quel dimanche ; je sais que c'est un dimanche en approchant l'élection.
Q.—Vous jurez que c'était pendant l'élection ?
ÆR.—-Pendant l'élection.
Q.—Avant l'élection et lorsque les deux candidats étaient sur les rangs ?
R,— Je jure que c'est après une assemblée publique qui eut lieu ici,
Q.—Les deux candidats étaient-ils sur les rangs à cette assemblée.là ?
R.—Oui; quand monsieur Robillard a accepté, j'étais présent, et je sais que c'est après que monsieur Robillard a eu accepté la candidature.
Q.—Vous avez dit que le curé avait comparé le Conseil Législatif aux brakes d'un chemin de fer ?
R.—Oui ; parcequ'il a dit: si l'Assemblée Législative passait des lois qui seraient contre la religion où quelque chose qui serait
contre les‘intérêts de la Provicee, il dit : on aurait VA ces-bons vieillards-là pour les arrêter. 71": jiat tes'e stiuersoq
ñ Q: Est-ce alors que vous avez “laissé Y église, mers “par les
patoles du curé?! 11 URLS R.—Non, je n'ai pas laissé l'église cette fois-là. r0Q+-#0e n'est:pas cela qui à influencé votre vote ?: .
s R— Non monsieur; ce n'eet, pas cela qui a influencé mon vote, :
mais je trouvais qu'on était bien magaué pour suivre un see qu'on voulait suivre, et le suivre honnêtement ot 30": our
@.—Lorsque vous dites que lecuré auraît dit que le Conteil
Législatif était une institution divine, n’at-il pas dit pIy1Qe que
l'autorité venait de: Dieu ?
o&.+-Ù] à; d’abord, commencé! pär nous äire que c'était une ins-
titutiou divine, etila cité un texte de FRrmpis pour nous le :;
faire voir.
Q.—N'a-til pas cité le texte que je vous cite: omnis protestas ab so, et n’a-til pas commenté ce texte devant ses paroïssiens en les insistant à respecter l'autorité et les instructions du Pape ?
R—Oui ; il nous a dit qu'il fallait sine avoir la soumission à l'autorité,
Q.—N'at-il pas seulement Cu le Donteil Légit au Sanhedrin qui, lui, était d'institution divine ? R.—Non.
:Q—Ne vous, rappelez- vous pas qu'il à fait cette comparaison-là ?
R—II a fait la comparaison, à propos de Moïse, quand il a ap: pelé soixante vieillard pour se former un Conseil. :
Q.—Et vous avez compris qu’il voulait dire que c'était pee que le Conseil: Législatif avait. été institué ? u}
Re O'est alors qu'il à. dit qu'il ne voulait: pas déaner l'absolu: tion à un pénitent qui serait contre le conseil, parce qu'il fait d’institution divine 1 men tous vu a euoY
Q—Pensez-vous maintencut quel dés: upatoissierià du emté de Berthier ont.cru alors, et; ont, poppriss que | le, Conseil. Ps nil avait.été institué par | Moïse La lotions. tulnrs
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ÆR.—C'est bien ce qu'i ‘ils ont .dit, qu ils, étaient bien surpris que
le curé vient leur dire des choses semblables en | chaire.
Q.—Ainsi ces paroles ne pouvaie nt pas infuençer le vote ‘des électeurs,
R.—Je ne dis pas cela.
Q:-LVous avez dit que Fous régréttiez d’être én ‘contradiction avec le curé sur ce point-là, ce n Lab pas " seule que vous. Di avec le curé ?
R.-C'esr la ‘seule que j alé dép hicé où avant hier.
Q—Mais ça n'est pas ordinairement la seule contradiction.
R. Eh bien ! sous serthent," j'ai eu bien des contradictipns avéo lui, on ne s'accorde pas toujoürs sûr différénts points, mais ici on n ’est pas sous serment, lui sous serméct et moi sous serment; on ne s’est pas accordé pour des affaires de cure, mais j'ai Jus été en contradiction à part de cela.
Q:+-Vous avez parlé que le mot suisse s'appliquait aux “ehtholi. ques qui avaient abandonné leur religion ?
hrtt À pari: + PRES 9 À à) 45 4 116) ’
R:—On sait ce qu’on dit d’uné personne qui change de parti ou de religion, on dit c'est un suisse, c’est cé qui est reconnu en génélorsqu’où apprend : qu'une personne a abandonné la religion catholique ou dit c’est un suisse, tel que c'est arrivé pour des personnes du comté, on a dit, ceux-là sont des suisses.
Q.—Avez-vous étudié l’histoire de la Suisse ?
R.—Non, monsieur.
Q. —Ne savez-vous pas que Îles suisses en, géaéial, la grande majorité, sont des français parlant la langue Faite st sont protestants ? #4 R.—Je n'en aï connu que très peu et ceux que j'ai,gonnus, je les ai conuus comme colporteurs de fausses bibles, au moins, c'est ce qui nous était enseigné par nos curés.
Q. —Veuillez répondre à la question, telle qu'elle est pes ? R.—Je n’en ai pas connu PrHnnenR J'ai entendu parler : que s'étaient des suisses. Ceux que j'ai vus, je nesais pasde quelle je
religion ils sont, en Suisse, je sais que ce sont des colporteurs ge rh bibles, J’en,ai vu plusieurs, cinq.ousix.; ,:,.,. si
Q—Vous avez dit que le curé avait donné à entendre qu'on ne
devait pas faire d’affaires avec les protestants ? R.—Oui monsieur.
Q.—Qu'est-ce qui vous fait dire cela ?
ÆR.—{1 nous a dit que ces gens-là, qu'on ne devait pas avoir de relations avec eux comme cela.
Q.—Parlait.il des partis politiques ?
R.—I1 parlait des. deux, parce qu’il disait que le premier ministre était protestant.
Q.—N'a-il pas dit seulement que-nous n'avions pas, nous catholiques, autant de garanties qu'avec un ministre catholique ?
R.—I1 l'a donné à. entendre d’une mauière. détestable contre les protestants, parceque, disait-il, la religion est en danger.
Q.—Pourquoi ?
R.—Parceque si on envoyait tous des protestants en chambre, que la religion serait en danger.
Q.—I1 n’a jamais dit que monsieur Sylvestre était protestant ?
R.—Je sais qu'il a vanté monsieur Sylvestre, plusieurs fois, comme il-était bon catholiq ue, mais il ne parlait pas de movsieur Sylvestre, mais du parti.
Q.— Comme cela il a condaminé le parti sans condamner mansieur Sylvestre ?
R.—Je ne sais pas quelle était son intention, Il parlait contre le parti de monsieur Sylvestre, pour l’affaiblir.
Q.—Le curé, lorsqu'il condamnait le parti libéral, ne condamnait-il pas seulement le parti libéral catholique, appelé le libéralisme catholique?
R.—Oui; maïs en faisant la distinction, qu'on était pas des libéraux catholique et il disait qu'on se servait de ce mot-là pour se cacher, mais que c'était la même chose, Il l’a dit bien des fois, cela.
Q.—N'atil pas dit qu'il ÿ avait des libéraux catholiques dans les deux partis ?
R—U a dit qu'il y avait des libéraux dans les deux partis; quand
il a commencé les instructions, il a dit: il y cn a qui vienuens se dire conservateurs et je me suis aperçu que ceux là sont des vrais libéraux ; que des personnes qui de voulaient pes écouter les ine. tructions ‘de leur curé, étaient des Vrais libéraux.
Q.—N'a-til pas dit que dans le parti libéral comme dans le pastè conservateur il y avait de bons cathotiques. ;
R.—Oui.
Q.—Et notamment le candidut Sylvestre ?
R.—Oui; mais il a üit qu'ils étaient très-rares.
Q.— Voulez-vous dire les Lau où les catholiques ?;
R.—Les catholiques.
Q.— Vous avez dit que le curé avait déclaré que le per Nibéval était réprouvé par l'Eglise, quel dimanche at-il dit'cela ? :
R.—Je ne puis pas dire quel dimanche, comme j'ai dit tout à l'heure. Ê
Q.—Et y étiez vous cette fois là ?
R..—C'est bien certain que j'y étuis ; si je n J avais pas été je me
le repéterais pas.
Q.— Este pendant l'élection dont il est question en cette cause?
R.— Oui, pendant l'élection, la dernière qui a eu lieu entre mes: sieurs Sylvestre et Robillard, pendant que les orateurs étaient Ë in porte de l'église. rs #
Q.—Quaud le curé a parlé du jugement de la Cour Suprême, pensez-vous que ses paroles ont influencé les électeurs ?
R.—Oui.
Q.—En quel sens ?
R.—Eo donnant à entendre qu’il ne pouvait pas s'expliquer sisà-vis de ses ouailles, de la manière qu'il voudrait, parce qu'il était restreint par une Cour qui venait de rendre un jugement ; il a dit je me tieudrai dans les limites que je dois garder,
Q.—Connaissez-vous quelques électeurs qui ont été influencés par ses paroles ?
R.—Oni.