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Q.— Après l'avoir lue, a-t1l dit quelque à Monsieur Robillard?,
R.—Il a parlé de la lettre, il a dit: ‘ je commenterai dimanche prochain ” ; je crois que c'était le samedi et il a dit: demain,
Q.—Vous êtes bien positif qu'il a dit ‘“ qu'il commenterait di. manche prochain ”” ?
R.—Oui, monsieur.
Q.—Lorsque monsieur Robillard voulait garder cette lettre-là
ou la reprendre, avez-vous compris ce qu'il voulait en faire, s’il voulait la muntrer à d'autres ?
R.—Non; je n'ai pas compris ce qu'il voulait en faire.
Q.— Monsieur le curé a dit: “ je la garde, et je commenterai dimanche prochain ?”
R.—Oui, monsieur.
Q.—Avez-vous entendu ce que Monsieur Robillard a répondu ?
R.—Non, il a dit quelques paroles, mais je ne puis pas dire ce qu'il a dit, il y a trop longtemps, il y a déjà deux ans,
Q.—Ce qu'a dit M. Robillard, etait-il dit trop bas pour que vous pussiez l'entendre ?
R,—J'aurais pu l'entendre.
Q.—Mais vous ne vous en rappelez pas ?
R.—Non, monsieur.
Q.—Vous ne vous rappclez que des paroles que vous venez de mentionner ?
R.—Oui ; peut-être que si vous me posiez des questions je m'en souviendrais, mais sur le moment, je ne m'en rappelle pas.
Q.—Vous rappellez-vous que monsieur le curé a dit là : mainte. nant, on peut travailler,” ou quelques paroles de ce genre.là ?
R.—Il1 a paru l'encourager à marcher; il m'a demandé pour qui je voterais, et je n'ai pas dit pour qui je voterais,
Q.—Monsieur le curé vous a demandé cela en présence du défendeur ?
R,—-Oui, monsieur, Q.—Et vous ne l'avez pur dit ?
Q.—Qu'est-ce que le défendeur disait pendant que M. le curé vous demandait cela ?
R.-—I1 ne disait rien.
Q.—I1 l'écoutait et il l'a entendu ?
R.— Oui; il l'a entendu,
Q—Est.ve après lui avoir donné la lettre et après que M. lecuré l'eut lue que ce dernier vous a demandé cela ?
R.—Oui; c'est après l'avoir lue,
Q.—Monsieur Robillard est-il sorti de là avant vous ou après vous ? ‘
R.—Je pense qu'il est sorti après ; je ne puis pas le dire au juste, mais je pense qu'il est sorti après, peut-être est-il sorti avant moi, parceqne je l'ai rencontré avec monsieur Tarte,
Q.—Etait-il avec monsieur Tarte, lersqu'il est entré au presbytère ?
Æ.—Nov, monsieur,
Q.—Coômbien de temps après l’avez-vous rencontré eu compagoie de monsieur Tarte ?
R.—Peut-être une heure après, peut-être tout de suite, je ne m'en rappelle pas ; je sais que je les ai rencontrés ensuite, tous les deux ; ils montaient,
Q—Qu'est-ce que c'était, ce monsieur Tarte-là ?
R.—C'était le membre de Bonaventure, je pense.
Q.—-Qu'est-ce qu’il faisait, ce monsieur T'arte-là, duns le comté ?
R.—Je pense qu'il venait leur aider. À
Q.—Est-ce un orateur ou un journaliste ?
R.—C'est un journaliste,
Q.—Etait-il venu parler dans le comté ?
R.—Oui, monsieur, -
Q.— Vous savez qu'il a travaillé dans le comté ?
R.— Oui; il a été parlé à Lavaltrie.
Q.—N'est-il pas purent avec monsieur R‘billard ?
R.—Monsieur Robillard est son oncle,
Q.—-Savez-vous d'où ils venaient, le défendeur et monsieur Tarte ?
R.—Je pense qu'ils venaient de Lanoraie; je ne suis pas positit mais je le pense,
Q.--Vous rappelez-vous si monsieur le curé x demandé à monsicur Robillard, devant vous, où il allait ?
R.—Je peuse qu'il a dit qu’il s’en allait à St. Gabriel et à St. Norbert. | Q.—-Avez-vous eu quelqu'entretien ou conversation avec M. le curé, pendant le cours de cette élection là, au sujet de la politique et de cette éloction ?
R.—J’en ai parlé. mais je ne me rappelle pas bien ce qu’il m'a dit: je lui ai demaudé, une fois, s'il y avait du mal à être libéral, et je lui ai parlé de monsieur Sylvestre, je lui ai demandé si c’était un hounête homms, je lui ai dit eue monsieur Robiliard, je le conuai-sais de vue, et que monsieur Sylrestre je le connaissais mieux; il a dit: les hommes, on ne les regarde pas, on regarde le parti.
Q.—A:t-il dit que le parti libéral était un bon parti ou un mauvais parti ?
R.--Quaud il m'a parlé, cette fois-là, il ne m’a pas parlé des partis.
Q.—Il ne s’est pas prononcé sur les partis, cette fois-là ?
R.--Nou, monsieur,
TRANSQUESTIONNÉ PAR LE DÉFENDEUR
Q.--Vous ne savez pas du tout ce qu'il y avait eur la lettre remise par monsieur Robillard à monsieur le curé ?
R,--Non ; il l’a lue tout bas.
Q.--Etes-vous certain que monsieur le curé a employé les mots “je commenterai dimanche, ” ou bien s’il a employé un autre mot “j'en parlerai dimanche ” ?
R.--11 a dit: “je commenterai ”,
Q.—— Est-ce que ce n'était pas des bans qu'on mettait à l'Eglise ?
R--Je n'étais pas encore veuf dans ce temps-là.
Q.—Je ne parle pas de vous ; vous êtes veuf peut être à pré- . sent ?
R.--Oui, monsieur.
Q.—Pouvaitil se faire que M. Robillard portait une lettre contenant une publicatica de mariage ?
R.—Je ne sais pas du tout ce qu'il y avait sur la lettre,
Q:--Et M. le curé ou M. Robillard ne vous ont rien dit pour vous indiquer ce qu'il y avait sur la lettre ?
R.—Non, monsieur.
Q.—Ont-ils dit d'où venait la lettre ?
Q.—Vous avez dit tout à l'heure que M. Tarte était le neveu de M. Robillard ?
R.—J'ai entendu dire que sa mère était une demoiselle Robiljard, tous les gens de Lanoraie me l'ont dit ; je n'ai jamais resté à Lanoraie, moi.
Et le déposant ne dit rien de plus,
Maxime Lafrenière,
Cultivateur de la paroisse de St- Norbert, âgé de 59 ans. Lequel cte., ete., dépors et dit :
Je ne suis point intér els dans l'évènement de ce MR Q.—Pendant l'élection en question en cette cause, tenue en avril et en mai 1878, où résidiez-vous ?
R.—A St. Norbert, Q.—Etiez-vous un électeur qualifié à voter à cette élection ? R.—Oui, monsieur.
Q.—Vous êtes catholique ?
R.—Oui, monsieur.
Q.—Presque tous les électeurs de cette paroisse sont aussi catho.… Liques ?
R.—Oui; je ne vois pas de protestants dans la paroisse,
Q.—Avez-vous eu occasion, pendant le cours de cett” élection, ea assistant aux grandes messes les dimanches ou fêtes, d'entendre des prédications ou instructions données par le Révd. M. St Au bia, curé de cette paroisse ?