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R..—Oui, monsieur,
Q.—Une ou plusieurs fois pendant cette élection-là ?
ÆR.—Je ne puis pas dire que j'en ai entendu bien bien pendant la dernière élection, mais avant la dernière élection, j'en ai entendu uue couple de fois. Il avait un mandement de l’Evêque qu’il core mentait ; il disait que le libéralisme était dangéreux et pas bon.
Q.—A:t-il parlé du libéralisme catholique et du libéralisme poli tique ?
R.—Oui; il disait que les deux étaient le même ; il a dit : quand on parle du libéralisme catholique et du libéralisme politique c'est le même.
Q.—A:til dit comment ce parti libéral, soit qu’il s'appelât catholique ou politique, était considéré par l'église ?
R.—Qu'il était considéré comme un mauvais parti, un méchant parti.
Q.—L'avez-vous entendu parler, pendant cette élection, du Premier Ministre, M. Joly, et qu'est-ce qu'il en a dit ?
R.—Et bien! je vous dirai que j'en ai entendu parler après l'élection ; avant l'élection, peut-être en a-t-il parlé, mais jeu ai pas connaissance ; seulement qu'il disait que ceux qui suivaient les chefs libéraux étaient méchants ; sans nommer M. Joly plus que les autres, Pendant l'élection il n’en a pas parlé.
Q.—A:t.il dit, devant vous, pendant l'élection, toujours en chaire,
qu'est-ce que cela ferait à la religion si les catholiques supportaient: le parti libéral.
R.—Il a dit que cela détruisait la religion, que c'était un maw vais parti, que cela pourrait entraîner quelques institutions de che.
rité à être privées de leurs paiements, à les empêcher de percevoir ours argents.
Q.—A:t-il dit, dans ses instructions, quel était le bou parti approuvé par l'Eglise ?
R.—Non, monsieur ; il ne l’a pas dit.
Q.—A:til parlé de quelque parti comme étant le chemiu de l'en- Fer, et qnel parti a.t-il qualifié ainsi ?
R.—Le parti libéral a été qualifié pour un méchant parti ; mais de parti conservateur, il n’en pas parlé ; il a dit que le parti libéral
était un parti défendu,
Q.—Vous ne vous rappelez pas, s ‘il s'est sorvi du mot “ le ohemin de l'enfer” ?
R.—Tout ce que je me rappelle, il y longtemps, il y a deux ans, ÿe me rappelle qu'il a dit qu’il ne pouvait pas dire comme certains prêtres, qu'il y avait des prêtres qui disaient que les libéraux étaient damnés, mais toujours qu’il le supposait, mais lui il disait :. je nc Je dis pas.
Q.-- Est-ce là tout ce que vous vous rappekz de lui avoir entendu dire en chuire ?
Æ.--Oui, monsieur,
Q.—A:t-il parlé du Conseil Législatif, en chaire ?
ÆR.—Pas à ma connaissunce,
Q.—A:til parlé des rouges et dit qu'est-ce que c'était que les rouges d'ici et ceux d'Europe ?
Æ.— Les rouges, il les a qualifié pour être un méchant parti, un parti de révolutionnaires, qui pouvait attaquer la religion, que était un mauvais parti qu'on ne devait pas supporter,
Q.— til parlé des rouges d'Europe ; a-t-il fait des comparaisons entre les rouges de l’Europe et les rouges d'ici ?
ÆR.—Je ne m'eu rappelle pas.
R.—A:til pans des révolutions qui avaient eu lieu en Europe ?
R—Je ne m'eu rappelle pas,
Q.—A:t:il fait allusion, de quelque manière, à ce qu’il avait dit à l'égard des élections auparavant ?
Æ.—11 prenait des circulaires de Monseigneur, il les lisaié et
les commentait de la manière qu'il l'entendait ; il donnait des explications disant que le libéralisme étuis condamné depuis de vieux temps, et qu'il le condamnait encore.
Q.—En dehors de la chaire, privément, soit chez lui ou ailleurs, avez-vous eu occasion de le rencontrer, pendant l'électidh, et vous at-il parlé de l'élection ?
R.—Pas chez lui; je l'ai reucontré dans une assemblé qui avait eu lieu à la porte de l'église, à St. Norbert, à laquelle il était présent, Là il est genu discuter, c'était à l'issue de la messe; après la messe, monsieur Sylvestre était venu expliquer sa conduite puarlementuire, monsieur le curé est venu le rencontrer et dire le contraire de ce qu'avait dit monsieur Sylvestre, vu que monsieur Robillard n'avait pas de personne Jà pour le remplacer, Il a encore expliqué aux citoyens de la paroisse de bien faire attention, que si on supportait ce parti-là, qu’on était contre les iustitutions de charité et les prêtres.
Q.—A:t-il parlé des écoles ?
R.—Oui, il a parié des écoles mixtes, il a dit que l’on pourrait avoir des écoles mixtes.
Q.—Il est monté sur le husting ?
R.—Nov, movsieur, il est resté en bas du Austing.
Q.—A:til parlé longtemps comme cela ?
R.—Pas absolument bieu longtemps.
Q.—Combien de temps a peu près ?
R-—£Euviron un quart d'heure.
Q.—A:t-il parlé, cette fois-là, à peu près comme il parlait dans * la chaire?
ÆR.—Oui ; il désapprouvait Les libéraux et disait que c'était un méchant parti,
Q.—I1 à repété, là, à peu près la même chose ?
R.—Oui, monsieur.
Q.—Vous ne l’avez pas rencontré seul à seul pour lui en parler ?
ÆR.—Non, monsieur; je n’ai eu aucune entrevue avec lui pour parler privément ; parceque j'ai toujours compris que le libéral] catholique était un libre-penseur, qui ne se conformait pas aux lois
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