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Q.—Savez-vous, ou avez vous compris, qu’ils allaient, cette fois là, pour poser la candidature dans St Gabriel, ou si elle était déjà posée dans cette paroisse ?
R.—Je ne pourrais pas vous dire cela, je ne sais pas s’il avait déjà posé sa candidature, ou s’il allait cette fois là exprès la poser, il ne m'a pas dit cela.
Q.—Sa candidature était-elle connue déjà et annoncée lorsqu'il est allé vous faire visite avec M. Tarte ?
R.—J'avais entendu dire, par des amis du parti conserteur, qu'ils avaient l'intention d'amener M. Robillard ?
Q.—Mais est-ce la première fois qu’il vous l’a appris lui-même,
‘ cette fois-là ?
R,—Bien, oui ; je viens de le dire, je ne sais pas s’il faut que je le répète bien des fois. ;
Q.—Vous at-il montré ou communiqué une lettre de quelqu'un. au sujet de sa candidature et de son élection, cette fois-là ?
R.—Je ne me rappelle pas qu’il m'ait communiqué une lettre,
Q.—Vous at-il parlé du Révd. M. Loranger, son curé, ou du Révd. M. Champeau, curé de Berthier ?
R.—I] a pu me parler de monsieur Loranger, et je crois que,
moi-même, j'ai pu lui en parler, c'est ma coutume et il est d’usa. ge chez moi, quand je rencontre queiqu'un d’une paroisse étrangère, de demander des nouvelles du curé, et monsieur Robilierd a pu me donner des nouvelles de son curé. C’est ce dont je ne me rappelle pas pouriant, mais je crois bien l'avoir fait, car c'est mon usage.
Q.—-Vous at il dit si M. le curé Loranger était pour ou contre lui, dans cette élection-là ?
R,—Je ne me rappelle pas qu'il m'ait dit cela, s'il était pour lui ou contre lui, je vous assure que quand M, Robillard est venu chez moi, il n’a pas été bien longtemps, comme je viens de le dire, et on p’a pas parlé beaucoup ; je n'ai pas interrogé M, Robillard et il ne m'a pas questionné, il a été très-peu de temps,
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Q.—Y était-il allé souvent, chez vous, avant cette fois-là, monsieur le curé ?
R.—-Je pense que c'était la première fois qu'il est venu, autant
que je puis me ja ah mais il peut se faire qua” serait venu avant.
Q.—-Vous ne vous rappelez pas d'autres fois ?
R.—-Non, monsieur,
Q.--Etait-ce la première fois que M. Tarte y allait aussi?
ÆR.—Je le crois bien.
Q°—Connaissiez-vous M. Tarte avant ce jour:là ?
R.—Non, et je ne le connais pas encore, il est venu chez moi pourtant, et je le verrais dans une foule de monde que je ne le reconvaitrais pas.
Q.—Vous at-il été introduit par le Léfendeur, cette fois-là ?
R.—Oui, il m'a été introduit comme M. Tarte, vous me demandiez tout à l'heure, si c'étuit M. Israël, je n’en saïs rien.
Q.—Depuis cette visite, le Défendeur et M. Tarte sont-ils retour nés vous en faire d'autres ?
R.—M. Robillard est venu chez moi, mais M, Tarte, je n'en aï pas eu connaissance, je ne m'en rappelle pas. Q.—Combien de fois y est-il allé ?
R.—II est venu encore l'été dernier; M. Robillard est un de : mes amis, de mes connaissances, depuis un ANT nombre d'années; il & eu occasion de passer à St Norbert etest arrêté chez moi, je ne puis pas dire quand, je sais qu’il est venu encore l'été dernier en qualité d'ami,
Q.— Avez-vous pris part, vous-même, à eette élection ?
R.—Oui, monsieur,
Q.--En faveur de qui ?
R.—En faveur de M, Robilard,
Q.—En sou absence, avez-vous discuté publiquement en sa fa veur, et en faveur du pan dont il était le candidat ?
R.—Oui, monsieur; j'ai cru devoir exercer mon droit de citoyen.
Q.—Avez-vous eu occasion de rencontrer M. Sylvestre et de
faire la lutte avec lui, à la porte de l'église de St Norbert ?
R.--Oui, movsieur, comme ceci: M, Sylvestre était venu à St Norbert et il avait parlé à ses constituants, et moi j'étais asais sur æmou perron ;. sur Ja fin du discours de M . Sylvestre, je suis allé ‘auprès du. hesting où était M. Sylvestre, et je lui ai demandé s’il me permettrait de faire quelques questions, comme citoyen de la paroisse, et M. Sylvestre m'a répondu que oui ; j'ai fait mes questions, et il m'a répondu suivant ce qu’il avaità me répondre, et J'étais là à la, disoussion,
Q.--N'avez-vous fait que des questions. ou bien avez-vous disœuté les réponses qu'il vous a données ?
R.—J'ai fuit des questivns, et ensuite j'ai pu expliquer quelque “chose sur les réponses que l’on m'1 données, autant que je puis me rappeler ; je ne me rappelle pas trop sur quelles questions; J'ai fuit des questions à M. Sylvestte, et il m'a répondu : “oui, telle chose s’est æamée en effet en chambre, mais je n’en ai pas eu connaissance, ça passé à mon insu.” J'ai pu faire des réponse la-dessus, jai pu dire : .# vous êtes l’homme qu'on envoie pour défendre nos droits, et vous dites que ça passe sans que vous en ayez connpissance ” | et j'ai pu Faire des questions là-dessus,
Q.—Cette fois-là, quand vous avez fait la discussion avec le candidat Sylvestre, le Défeudeur y était-il pas ?
R.— Le Défendur n’y.était pas.
0. —Y avait-il quelqu'un pour le représenter et faire la discussion pour lui ?
R.—Non, monsieur ; il n’y avait personne.
Q. = -Vous êtes le seul, alors, qui avez fait publiquement ha discussion pour lui ?
ÆR.—Je suis le seul qui ai fuit fait des questions publiquement ;.
äl y avait plusieurs personnes du parti de M, Sylvestre qui ont par- 16, et j'étais le seul qui pouvais prendre l'intérêt de M. Bobillard.
:@.—Combien de temps, à peu près, à duré cette discussion, æntre vous et M. Sylvestre ?
cRrrQa n'a pas duré longtemps, parceque je n avais: pas en vue
de faire un discours ; peut-être que cela a pu durer un quart-d'heure,.
peut-être yipgt minutes.
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en vue d'heure.
Q.— Au temps de cette élection, le parti libéral politique, auquel: appurtenuit le candidat Sylvestre, était-il un parti condamné par:
l'Eglise catholique ?
R,—Je n'ai pas entendu dire que le parti libéral était condamné par l'Eglise, et j: ne sache pas que le parti libéral politique soit condamné par l'Eglise.
Q.—Y aurait-il eu péché, suivant vous, pour un électeur catholique, à appartenir à ce parti ou à le suivre en votant pour le candidat Sylvestre, croyant sincèrement et de bonne foi que c'était le meilleur parti au point de vue de ses intérêts politiques ?
Objecté à cette question comme illégale, en autant que le témoim ne peut être appelé à rapporter que les faits dont il a :onnaissance
Objection renvoyée.
R--Je repondrai à la Cour, que depuis longtemps déjà, et depuis que j’ai commencé à parler de politique, j'ai toujours dit qu’un homme pouvait voter d’après sa conscience ; je n'ai jamais dit autre chose à qui que ce soit; j'ai eu quelques fois occasion de rencontrer des personnes qui me disaient........,, ss. ee
Objecté par les Pétitionnaires à ce que le téraoin dise ca qu'ila dit, en autant que cela ne lui 2st pas demandé.
Objection renvoyée par ia Cour.
qui me disaient qu'elles ne voulaient pas voter à l’#ection ; quelques fois, quelques uns me demandaient des couseils; d'autres fois, jai pu en suggérer moi-même, parceque, comme j'ai dit déjà, je n'ai jamais caché ma façon de penser, j'ai travaillé pour le parti conser vateur. J’ai toujours fait mon possible pour tâcher de gagner des constituants à M. Robillard, mais, quand un homme me disait : moi, je ne veux pas voter pour M. Robillard ni pour un autre ; Je ne veux pas voter pour M. Robillard, et alors je ne voterai pas du tout, plutôt que de voter pour M. Robillard.” Eh! bien, je Imi disais : (‘si votre conscience vous le dit, si vous croyez bien faire devant le Bon Dieu en votant poux M. Sylvestre, votez, mais ne restez pas sans voter; c’est un devoir pour vous de donner votre
vote, si vous croyez faire cela pour plaire au Bon Dieu, si votre ‘