‹ Contestation de l'élection de Berthier, mai 1878 [microforme]Chapitre 50 sur 56 · AT · texte numérisé non relu

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eheter du grain, qu'il devait s'occuper de son élection ; est-ce qu'il u’a pus dit cela à M, le curé ?

R.—-Non, monsieur,

Q.—A part des trois visites que vous avez faites dans le village, chez combien d’autres personnes, et chez qui, êtes-vous allés dans la même proisse ?

R.— Nous sommes allés chez M. Sylvestre, dans le premier rang de St Jacques ; de 1à, nous sommes allés an presbptère et chez les personnes que je viens de vous nowmer, ensuite en revenant, nons semmes entrés chez M. Désy, le soir en revenant, c'est la seule place où nous sommes arrêtés.

Q.—-Vous étiez partis d'ici le matin ?

À.— Oui, les chemios étaient extrêmement mauvais, nous n'allions que le pus.

Q.—Vers quelle heure êtes-vous revenus ?

R.—Vers sept heures,

Q.--Quelle distance y a-t-il de chez vous à St Barthelemy ?

R.—dJe crois qu’il y a trois lieues.

Q.—Chez M. Sylvestre où vous êtes allé, était ce plus loin que le village ?

R.— C'était presque vis-à-vis, mais eu bas dans les concessions au nord.

Q.—Pour vous rendre au village, il vous fallait aller plus loin que chez M, Sÿ''estre ? ë

R.—Non, nous passons par Ste Thérèse, et au bout du rang de Ste Thérèse, ou descend une route et on prend le rang du petit St. Jacques, et de chez M. Sylvestre, il y a un chemin eu ligne droite qui conduit à St, Barthélemy, De Berthier il u'y a pas plus loin pour aller à St. Barthélemy que pour aller chez M, Sylvestre, mais ça ne se trouve pas sur la même ligne, il faut retourner sur ses pas,

Q.— Qu'est-ce que M, le curé a dit sur la majorité probable, dans la paroisse, à cette élection ?

R.__Je ne me rappelle pas s’il a parlé de majorité, dans le temps ; je ne le crois pas, parceque c'était bien difficile comme je vous l'ai dit, c'était au début de la candidature de M, Robillard, et il y avait

peu de personnes dans le temps qui connaissaient ce qui s'était dit alors ; c'était difficile à dire s’il y aurait une majorité ou une minorité.

Q.—A t-il dit cela à M. Rcbillard, qu'il serait difficile de dire quel serait le résuitat dans la paroisse ?

R.— Non ; je vous dis que je ne me rappelle pas si ces questions là ont été posées à M. le curé et s’il y a répondu.

Q.— Qu'est-ce qu'il a dit des chances de M. Robillurd, lorsqu'il a été question qu'il serait en sa faveur.

R.—Autant que je puis me rappeler, il a dit ceci { ‘qu'il espérait qu’il remportcrait le succès.”

Q.—Est.ce tout ce qu’il a dit ?

ÆR,—Je ne m'en rappelle pas ; depuis deux ans,

Q.— Qu'est-ce que M. Robillard a répondu à cela ?

R.—" Tant mieux, si la chose réussit, c’est bien,” voila ce qu'il a dit,

Q.—En causant ensemble, avec le Défendeur, durant le voyage, vous a-t-il parlé de MM. les curés,et de l'attitude qu’ils pourraient preudre dans cette élection, et si ça lui aidait ou si ça lui nuisait ?

ÆR.— Pas du tout,

Q.—II ne vous a pas parlé de chanches qu’ils pourrait avoir ?

Æ.—Je dois vous direque M, Robillard était là malgré lui, c’est bien connu , et le souvenir me vient que lorsque M. Archambault a dit ccla, il à dit : ‘si je suis ici c’est bien malgré moi, ce n'était pas mon intention.”

Q.—-Ce n'était pas malgré lui qu’il était allé avec vous à St. Barthelemy ? F

R.—Non ; il prétendait que c'était malgré lui qu'il s'était présenté ; qu'on l'avait choisi malgré lui.

Q.— Est-ce lui qui était allé vous prendre chez vous, ou était-ce vous qui étiez allé le prendre chez lui ?

Q.—I) m'a envoyé chercher ; il m'avait d’abord écrit uneflettre me demandant si je voulais l’accompagner vis-à-vis quelques amis; j'ai dit que j'y irais avec plaisir, et il m'a envoyé chercher. Nous y sommes allés ensemble,

à qui Q.--Jurez vous, qu’en aucune circonstance, M. Robillard ne vous rité ou a parlé de certains prêtres ou du clergé en rapport avec son élec. tion ?

de dire R.—Non ; il ne m'a jamais parlé de cela ? Q.—Vous ne vous rappelez pas qu’il vous ait parlé de M. le curé cstions de Lanoraie, comme lui étant favorable ? R.--M. le curé de Lanoraie a toujours été fa v orable à tous les squ'il a candidats conservateurs.

Q.—Je ne vous demande pas cela, je vous demande s’il vous en a il espé- parlé ?

R.-—Je ne m’en rappelle pas du tout.

Q.—Vous a-t-il demandé ce que ferait M. Champeau, votre propre curé ?

R.—Pas du tout, ce qu'il Q.—Lui en aviez vous parlé, à lui-même ?

R,—Non ; d’abord, j'en ai jamais parlé à M. Champeau, ct M. Champeau ne m'en a jamais parlé non plus.

Q.—Après être partis de chez M. le curé de St. Barthelemy, avez-vous, vous même, parlé à M. Robillard de M. le curé et de son attitude politique dans cette élection là, et du résultat que ça pourrait avoir sur cette élection ?

R.—Pas du tout.

ui, c’est imbauls e n’était

TRANSQUESTIONNÉ PAR LE DÉTENDEUR

Q.--Vous connaissez bien le Défendeur en cette cause ?

R.—Oui, monsieur,

Q.—Vous savez que c'est un homme bien connu comme commerçant, et qui fait un commerce considérable ?

bus à St.

était-ce Chjecté à cette question comme ne relevant pas de l’examen en chef.

Objection réservée

reslettre R.—Oui, monsieur.

s amis; Q.—I! fait un commerce de foin et de grain depuis plusieurs

années avant l'élection dont il s’agit ?

R.—Oui, monsiour.

Q.-—Commentexpliquez-vous le fait que duns sa paroisse il ait eu une grande majorité, et que le parti conservateur ait en une minorité dans cette paroisse, antérieurement ?

Mème objection que ci-dessus.

Objection renvoyée.

L.—-Purccque M. Robillard était bien connu dans sa paroisse pour un homme respectable et un honnête hcmme ; c’est toujours un honneur pour une paroisse que d’avoir un candidat chez elle.

Q.—Ne savez vous pas qu'en général le candidat dans sa paroisse réunit un grand nombre de votes du parti opposé, qui le supportent pour ces considérations-là ?

R.—Sans doute.

Ev'le déposant ne dit rien de plus.

nnremenense d d cspems sem)

26 Avril 1880.

George Laporte,

Cuitivateur, de St. Norbert, âgé de 33 ans,

Lequel ete. ete., dépose et dit :

Je ne suis point intéressé dans l'événement de ce procès.

Q.— Pendant l'élection dont il est question en cette cause, tenue en avril et mai 1878, étiez-vous un électeur qualifié à voter à cette élection. :

R.——Oui, monsieur,

Q.— Dans quelle paroisse résidiez-vous ?

R.—A St. Norbert.

Q.--Vous étiez catholique, comme vous l’êtes encore ?

R.—Oui, comme je le suis encore.

Q.—Avez-vous eu occasion d'entendre le Révérend M. St, Aubin, curé de cette paroisse, prêcher les dimanches ou jours de fête sur la politique ou cette election ?

| ait eu 1è.—Oai, monsieur, je me rappelle qu'un jour, le dimanche, mou

minori- révérend monsieur nous à dit en chaire, que le parti libéral était | condimné par l'Eglise, qu'il ne voyait pas comment on pouvait faire sa religion en étaut libéral,

Q.— Vous rappelez-vous qu'il ait parité du bon parti, où du parti

DMDishé du bon Dieu, et quel parti a-t-il dit que c'était ?

oujours R,— I aurait pu se faire qu'il aurait parlé de res choses-là, mais

elle. à l'heure qu'il est, moi, je ne me rappelle pas de cela, je ne suis pas

parois- positif de ces choses là.

cuppor- Q.--Vous rappellez-vous s’il a parlé du premier ministre, mon-

sieur Joly, et qu'est-ce qu'il a dit qu'il était ?

B.—Non. mousieur ; pour vous dire des temoignages sur ce sens-là, c’est une une chose que je puis pas faire, je ne me rappelle pas de ces choses-là ; il peut se faire qu'il aurait parlé de ces choseslà, mais je ne m'en rappelle pas,

Q.—Quelles autres choses vous rappelez -vous qu’il ait dites ?

R.—-Je sais qu’un jour, j'ai eu occasion de voir mon bon curé, qui me disait : ‘que je devais abandonner mon parti,” j'ai fait ré. ponse : ‘‘ que c'était diffeilce pour moi, que je ne connaissais pas M. Robillard, et que M. Sylvestre je le connaissais bien ;”” et j'ai dit : & je crois bien que je ne voterai pas.” Il m'a fait réponse, mon bon curé, en me disant: 4 votes au meilleur de ta connaissance, je t’oblige de voter.”

Q.—Qu'est.ce qu’il vous a dit du parti libéral, cette fois-là, et du parti couscrvateur ?

R.—La question n’a pas été plus longue que je vous ai répondu

, tenue à cette

Q.--Vous rappelez-vous de lui avoir entendu parler du chemin de l’enfer,et savez-vous quel parti il a dit être le chemin de l'enfer, dans ses sermoms ?

Zè.—Nov, cher monsienr ; depuis deux ans, je ne puis pas donner une justification sur des choses de même, sous le serment que j'ai porté à la Cour ; ma mémoire peut me faire défaut, c’est une affaire dont je ne puis pas me rappeler.

Q.—Dans votre cpinion, quei a été l'effet des sermons de M, le euré par rapport à cette élection là ; par rapport à la candidature

de M. Sylvestre, dans cette élection là ?

R.—D'après mon opinion, j'ai cru que d’après l'autorisation de M. le curé,ça donnait ua bon coup à M. Robillard, d'après ce que j'ai pu comprendre,

Q.—Avez-vous connu des gens qui n'ont plus voulu voter pour M. Syglvestre,parcequ'ils avaient peur de ne pas faire leur religion ?

ÆR.—Nou, monsieur, c'est plus que je suis.

Q.—Y cv atil qui vous ont parlé que c'était à cause de M, le curé qu'ils ne pouvaieut pas voter pour M. Kylvestre ; vous êtesvous beaucoup occupé d'élection ?

R.—Noo, monsieur, j'aime bien avoir mon opiuion. et celles deg

autres les laisser tranquilles.

TRANSQUESTIONNÉ PAR LE DÉFENDEUR

Q.—Lorsque le curé vous a parlé de votre vote à l'élection, il vous en à parlé avec bonté, il vous donnait des eonseils tranquillement,sans vous menacer, ?

R.—Saus me menacer, c'est-à-dire ; je pense quand ii m'a parlé de cela, ce n'était pas chez lui, c'est en revenant de sa route, je ne puis pas dire où il avait élé,et je m'adonnais à travailler près du chemin, et il a eu occasion de me poser quelques questious sur ces faits-la, et le fait n’a pas été plus loin.

Q.—Vous aviez uue grande confiance dans votre curé ?

R.—Moi, pour désavouer la confiance de M. le curé, c'est une chose que je ne peux pas ; dans M, le curé j'ai une bonne coufiance, et il m'a toujours laissé libre,

Q.—I1 vors a dit de voter suivant votre conscience pour le parti pour lequel,dans votre conscience, vous jugeriez à propos de voter ?

R.—Oui, monsieur.

Et le déposant ne dit rien de plus,

, L'Hon. Anselme Homère Paquet,

tion de Sénateur de la Puissance du Canada, âgé de 50 ans. à ce que Lequel etc., etce., dépose et dit :

Je ne suis point intéressé dans l'évènement de ce procès. er pour Q.—Avez-vous eu connaissance de l’election dont il est questioæ ligion ? en cotte cause, tenue en avril et mai 1878 ?

R—Oui, monsieur, le M. le Q.—Quelle était la position respective des deux candidats, relæ. us êtes. tivemeit à leur popularité dans le comté et à leurs chances de sua-

cès, d'après l'opinion générale ?

die de R.—Je connaissais que les chances de succès de M. Sylvestre lux

étaient favorables, quand j'ai appris qu'il avait pour adversaire M. Robillard, qui n'était pas connu, du moins dans nos paroisses, eë qui n'avait jamais figuré comme homme politique ; et je ne connais pas qu’il ait pris aucune part à aucune élection.

Q.— Dès que sa candidature a été annoncée, de qui at-on dié qu'il était le candidat ?

R.—Ou a toujours dit qu'il était le candidat du clergé ; ga ét& le cri que j'ai entendu. Je ne le savais que par correspondance, car la chambre siégeait alors, et je n'étais pas ici.

Q.—Quelle était la nature des préjugés que les anis de M. Sy. vestre ont eu le plus de difficulté à combattre, pendant cette can pagne électorale ?

R.—Préjugés religieux.

Q.—Qu'est.ce que l’on disait, publiquement, de la part que pre nait le clergé à cette élection et de l'influence que cela aurait su les chances de M. Sylvestre ?

ction, il

Objecté à cette question comme illégale, en autant que le témoimæ ne ‘g témoigner que de faits qui sont à sa connaissance, et non pas des dires ou des rumeurs qui auraient pü circuler dans le publie,

Objection réservée par le juge. .

Æ.—Ce que l’on disait alors, ce que l’on m'a communiqué, c'e

le parti

e voter ?

que c'était le clergé qui faisait l'élection, Ce que je dis là m'a été æommuniqué à Ottuwa, lorsque j'étais à la chambre,

Q.—Lorsque vous vous êtes trouvé ici, dans le comté, avez vous wa les geus, et avez-vous pu voir, par vous même, que cc que l'on vous disait était vrai ?

Æ.—J'ai eu la coufirmation du même fuit dans une seule visite que j'ai faite; et j'ai eu la confirmation du même fuit par plusieurs

personnes.

Q.—N'étiez-vous pas, Docteur, un de ceux à qui les libéraux et Les principaux amis de M, Sylvestre s'adressaient, ct avec qui ils se æonsultaient, au sujet de l'élection ?

#&.—Je crois que je l’étais.

Q.— De quoi était-il question ?

R.— D'après la rumeur publique, il était question nonseulement les prédications, mais des avis spirituels et du confessionnal,

Q.--Quelle était la principale objection que plusieurs amis, deæuis longtemps attachés à la cause libérale, donnaient comine ne pou- #aat voter pour M. Sylvestre à cette élection ?

Æ.—La raison principale qu'ils donnaient, c'est qu'ils avaient été äofuencés, soit pur la prédication ou par la confession, Qu'ils ne pouaient pas être catholiques, ou rester catholiques, et voter pour le parti fibéral. C'est pourquoi je suis allé moi-même avec M. Jetté, aujourd'hui Juge, auprès de Mgr. Fabre, pour lui expliquer ce qui en tait, et soumettre le tout à Monseigneur. Je n'ai pas pu avoir dentrevue avec Monseigneur, cette fois, M, Jctté m'a dit qu'il y irait, @t de fait ‘il m'a ensuite dit qu’il y avait été le lendemain, le Samedi Saint, ft Monseigneur n’a pas. que je sache, donné suite à la plainte qui a été faite, et que M. Jetté lui a soumise de mu part.

Q@.-—A près cette plainte-là, vous êtes-vous aperçu qu’il y avait. ueique différence dans les actes du ciergé en hostilité avec la can-

didature de M. Sylvertre ?

&.—Je no le crvis pas ; je ne m'en suis pas aperçu.

Q.—Après l'élection, avez-vous eu occasion de voir Mgr. Fabre, Evêque de Montré:l, et de lui parler de ce même sujet, de la part que.le clergé avait prise à cette éiection ?

Objecté à cette question comme illégale, en autant qu'elle se rap-

l'a été

Z Vpus ae l'on

> visite sieurs

aux et lilsse

porte à des faits postérieurs à l’étection, et qui ne peuvent avoir au. cune influence sur le présent litige.

Objection maintenue.

Q.—Lst-il à votre connaissance que M. Sylvestre, le candidat défuit, ait porté quelque plainte au chef ecclésiastique de ce Diocèse, au sujet de la conduite du clergé pendant cette élection ?

R.—Jo sais qu'il en a porté,

Q.—Quel en a été le résultat ?

Æ.— Aucun, que je connaisse,

Q.—Qu'est-ce que Mgr. Fabre lui a avoué en votre présence ?

Ojecté à cette question commo illégale,

Objection maintenue.

Q.—Pourquoi dites-vous qu'il n’a eu aucun résultat; qu'est-ce qui vous autorise à dire celu ?

Objecté à cette question comme illégale, en autant que le résultat d’une plainte aux autorités ecclésiastiques, ne peut ètre prouvé de Ja manière qu’on tend à le prouver devant cette Cour.

Objection maintenue.

Q.—D'après les circonstances de l'élection, que vous avez mentionnées plus haut, et d’après les faits qui sont venus à votre conuaissance depuis, à quelle influence particulière, attribuez-vous le résultat de cette élection, en faveur du candidat KRobillard ?

R.—dJe l’attribue au clergé, et voici les raison de ma réponse pour appuyçer ce que je viens de dire. Au temps de l'électiou, tout so trouvait à mon avis dans une position meilleure pour 4l, Sylvestre que dans les luttes antérieures. Il y avait l'opinion publique qui se pronongait contre les mesures du dernier gouvernement, que M. Sylvestre avait combattu, et elle paraissait très-bonne pour lui. Ensuite, il y avait le résultat des élections antérieures, qui était en sa faveur, car en1875, 1] avait eu un adversaire beaucoup plus dangéreux, M. Louis Tranchemontagne, Quand le résultat de l'élection a été connu, je n’ai pas eu le moindre doute à attribuer ce résultat au clergé, Là où il y a eu le plus d'efforts de fits, à St. Barthélemy, St, Norbert et Lanoraie, ces trois paroisses à surtout ont donné, en comparant avec le résultat de 1875, une

différence qui a fait pencher absolument la balance, A St, Barthélemy M. Sylvestre, avait eu une majorité de quarante voix, ou à peu près trente-sept à quarante, en 1875, ct il y a eu une minorité de soixante à soixante-et-six, à la der nière élection.

À St, Norbert, il a eu une dimivution de huit à dix voix, je crois; et à Lanoraie, où il avait eu une majorité de vingt et quelques voix, il a cu au delà de cent-vingt voix de minorité. Ces trois paroïsseslà, àelles seules, faisaient plus que contrebalancer les autres, et, d’aprés ce que je crois, il y a eu beaucoup plus que cela par les abstentions dues à l’inflnence du clergé.

Q.— lorsque" Monseigneur de Montréal a été informé par vous, au sujet de la présente Contestation, que les Pétitionnaires avaient l'intention de produire des témoins pour établir des faits qui s'étaient accomplis dans le confessional pendant des confes-ions, quelle oninion vous a t-il alor exprimée sur le droit que des catholiques avaienc de faire une telle preuve, saus encourir les censures de l'Eglise ?

Objecté à cette question comme illégale, en autant qu'elle tend à faire une preuve par oui-dire.

Objection maintenue.

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