‹ Contestation de l'élection de Berthier, mai 1878 [microforme]Chapitre 51 sur 56 · TRANSQUESTIONNÉ · texte numérisé non relu

TRANSQUESTIONNÉ

Q.— Vous avez dit que le Défendeur en cette cause, lors de l’é- Jection dont il s'agit, n’était pas connu coinme homme politique, n'est-il pas vrai qu’il est bien conuu comme commerçant et homme d’uffaires, dans le comté ?

R.—Comme commerçant, depuis son élection, j'ai beaucoup plus entendu parler de lui, parceque je savais qu'il était commerçant avant, Mais j'en ai entendu parler beaucoup plus depuis,

Q.—N'a-t-il pas fuit des affaires assez considérables dans votre paroisée avant l'élection ?

R.— C'est possible, mais j'en ai pas mémoire à l’heure qu'il est. J'avouerai même, qu'avant l'élection, je ne lui connaissais pas d'autre commerce que celui de bois de corde,

thé-

peu é de

l'OS ; voix, [380$d’asten-

vous,

aient aient ioion vaienG e ?

end à

de l’étique, nomme

p plus Lerçant

s votre

Lil est.

d'autre

Q.—Vous n'avez pas eu connaissance qu'il faisait commerce de grain et de foin aussi ?

R.—-Non, puisque je vous ai donné ma réponse tout.à-l’heure.

Q.—Vous savez que généralement le candidat a toujours beaucoup plus d'influence dans la paroisse où il réside qu'ailleurs ?

R,.—Le contraire s’est vu.

Q.—Je vous dis généralement ?

R.--Celui qui part pour une lutte et qui n'a pas la mrjorité dans sa paroisse n’a pas beaucoup de chances de succès. Muis souvent il arrive que le candidat est battu dans sa pronre paroisse, et on l'a vu dans le comté d’'Yamaska, il n’y a pas longtemps encore.

Q.—Le candidat Sylvestre at-il eu autant de majorité dans sa propre paroisse, à la dernière élection, qu'aux élections précédentes ?

R.—Je ne suis pas certain du nombre, mais il me semble qu'il a eu une différence en moins, sus l'assurer. Ce qui me fuit dire cela, c'est qu’il y a eu uue élection en mai, et l’autre eu septembre, c’est pour cela que je ne puis le coustater, Je n'en suis pas certain.

Q'— N'est-il pas vrai que le plus grand changement qui eût lieu dans comté eût lieu dans la paroisse de Lanoraie, où réside le Défendeur en cette cause ?

R.—Je crois que oui.

Q.—N'est il pas vrai que, dans Ja paroisse de St Bartheiemy, plusieurs des principaux citoyens de la paroisse ont supporté !e Défendeur en cette cause ; lorsque auparavant, ei dans les élections antérieures, is supportaient le parti opposé, et que l’on ne peut attribuer le changement d'aucuns de ces messieurs à l'influeure du clergé ?

K— Dans St Barthelemy, je n’attribue pas le changement à d’aut:e fafuence que celle du clergé; et ce sont des personnes de cette paroisse qui m'ont dit à moi-même qu'ils n'auraient pas eu l’idée de chauger leur vote, mais qu'ils l'avaient fait par rapport à leur curé. Je v’en connais pas qui aient changé autrement, Il peut se faire qu'il y en ait mais je n’en connais pas.

Q.—En connaissez vous qui ont changé parcequ'ils désapprouvaient le parti libéral auquel appartenait M, Sylvestre ?

ÆR.—J'en connais qui sont changés sous le coup de l'oppression de

leurs curés en disant : “ qu'ils ne pouvaient pas faire leur Pâques et leurs devoirs religieux ; qu'ils ne pouvaient pas faire autrement, étaut sous 1: coup de cette crainte-là,” Je n'en connais pas d’autres,

Q.— Ne savez vous pas que le Dr. Draioville, de St, Barthelemy, a supporté le Défendeur en cette cause, dans cette élection ?

R.—Je ne le suis pas ct je ne le crois pas,

Q.--Ne savez-vous pas que le notaire Rouleau à supporté le Défendeur en cette cause ?

R.— Pour le notaire Rouleau, en me l'a dit, J'ai moins de difficulté à le croire,

Q.—Suavez-vous que la famille Fauteux a aussi suppporté le Défendeur en cette cause, dans cette élection ?

BR, —J'ai appris que monsieur Isuïe Fauteux, qui avait toujours été libéral, avait abandonné le parti, sous la pression exercée par sou Curé, et il me l’a avoué lui-même, “Il n'y a pas de possibilité de continuer,” m'a-t-il dit, ‘:je suis vieux, et il faut que je fasse ma religion, ct M. le Curé me dit que je ne puis pas rester catholique et faire ma religion, si je reste de ce parti-là.” Voila ce qu'il m'a dit lui-même.

Q.—N'est.il pas vrai, que le docteur Draïiuville jouit d’une grande inffuence, duns la paroisse de St Barthelemy ?

R.--Je le crois, monsieur, |

Q:—Il a été le candidat du parti libéral, dans une élection antérieure ?

ÆR.— Oui, en mil huit cent soixante-et-quinze,

Q.—N'estil pas vrai que, dans la paroisse de St. Norbert, le Détendeur en cette cause a eu une majorité moindre d'un vôte que le candidat conservateur avait eu à l'élection précédente, pour la chambre locale ?

Æ.—Je ne le crois pas, parceque, autant que je puis me rappeler, je l'ai dit dans mon examen en chef, duns la paroisse de St. Norbert en 1875 et en 1878, je pense que les conservateurs ont eu huit ou

neuf de mujorité, je l'ai dit, huit ou dix dans mon examen eu chef. Je crois que c'est cela aussi.

Dior à

et ut, res.

pY;

le

dif-

an-

pee er

Q.— Vous savez que dans l'élection dont il s’agit, les deux partis politiques se sont vivement fait la lutte daus le Comté ?

R.—(Ça toujours été vif.

Q.—Vous savez qu'il y eût nombreux discours aux portes des

églises, et à des assemblées publiques, spésialement convoquées pour discuter les questions politiques ?

ÆR.--Je n'en ai pas été rémoin, mâis je l'ai entendu dire, Je ne

. me suis rencontré qu'à St. Barthelemy. :

Q.—Vous êtes allé, vous aussi, discuter dans cette élection ?

R.—Oui, monsieur, j'ai été à St, Gubriel de Brandon et à St. Barthelemy, si je me rappelle,

Q.—Et vous avez rencontré là des adversaires, qui prenaient ka part du Défendeur en cctte cause et de son parti ?

R,—Oui, monsieur,

Q.—Vous savez qu'à cette élection, la grande question que J'ôn discutait, alors, étit la qnestion du renvoi des miaistres locaux par le lieutenant-vouverneur, et que lesélecteurs prenaient un grand intérêt à cette question ?

R.—Ils prenaient beaucoup d'intérêt à n'être pas en faveur d&æ ceux qui les taxcraient !

Q.—Que voulez vous dire, qu'ils prenaient intérêt à n'être pas em faveur de ceux qui les taxeraient ?

R.—Je veux dire qu’ils approuvaient le renvoi des anciens mènistres, varceque leur programme était de taxer, et il ne leur était:

pas favorable.

Q.—-N'est-il pas vrai que cette taxe ne devait être imposée que du consentement seulement du Lieutenant-Gouverneur, èt quand ik lui plairait de le faire ?

R.--Cela ne pouvait pas avoir lieu sans sa sanction,

Q.—Le fait n’a-til pas été expliqué au peuple, que le Lieutenant-Gouveneur pouvait aussi bien refuser de sanctionner la me-

sure et mettre en force le bill, que de renvoyer ses ministres ?

R.—Cela n'a pas été discuté devant moi.

Q.—N'avez-vous pas ruison de croire que cela a été discuté?

R.—Si personne ne m'en a parlé, je n'ai pas raison de croire que æcla a eu lieu, ;

Q.—. Vous savez qu'il y avait, daas la mesure que l'ancien gouwernement avait présentée, un clause qui disait que cette loi ne se. æait mise en force, que lorsqu'il plairait au Lieutenant. Gouverneur de le faire par proclamation ?

rennes

Objecté à cette question comme iliégale, en autant que ne découdant pa: de l'examen en chef, et n'ayant aucun rapport au présent

äitige.

Objection réservée.

R.—Je crois qu'elle y était.

Q-—-N'y avait-il pas aussi, pendant cotte élection, certains reproœhes faits au candidat Sylvestre, à propos de sa conduite pour le œhemiu de fer, qui passe dans le district électoral de Berthier ?

R.--Je sais qu'il y a eu quelque chose relativement à cette question, mais je ne me rappelle pas si elle lui était favorable ou œoutraire ; je pense qu'il en a été question; j'ai pris peu de part & l'élection, j'ai été absent presque tout le temps,

O.—N'estil pas vrai, qu'aux élections précédentes, les curés que wous avez mentiounés dans votre examen en chef ont pris une part aussi active aux élections, qu’à celle dont ils est question en cette œause ?

Æ.—D'après ce que Je crois, ils se sont surpassés dans celle-ci !

Q.—N'est-il pas vrai que le curé de St. Barthelemy a moins dit dans l'élection dont il est question en cetto cause que ‘aux élecous précédentes ?

R.-Je suis absolument certain que les gens se sont HA plus plaints à cette élection-ci, et À moi-même ils se sont pluints; maintenant a-t:il plus ou moinsdit? je erois ce qu’ils m'ont dit, par le résultat que cela a eu sur eux.

RÉ-EXAMINÉ

Q.—-En réponse aux transquestions, vous avez parié de discours aux portes des églists, avez-vous vu ou entendu dire que le Défen. deur avait fait aucun discours ?

roire que

cien gouloi ne se.

uverneur

ne décou- Lu présent

ins reprole pour le hier ?

nt à cette orable ou.

u de part

curés que ÿ une part en cette

elle-ci !

y a moins faux élec-

beaucoup t plaints; at dit, par

e discours le Défen.

R.—Je n'ai jamais entendu dire qu'il ait parlé. J'ai entendu dire qu’il avait dit, à Berthier, qu'il ne connaissait pas la politique, mais qu'il l’apprendrait; que cela devait s'apprendre comme d'autre chose, Q.—Avez-vous entendu faire la remarque, par un grand nombre d'électeurs, qu'il ne se mêlait pas beaucoup de son élection ? ÆR.—Je l'ai entendu faire cette remarque-là, monsieur ; mais on a dit: ‘‘ila quelqu'un qui travaille si activement pour lui, qu'il n’a pas besoin de s'en mêler !”?

Q.— Qui était-ce ?

Æ.— Les Curés.

Et le déposant ne dit rien de plus.

Charles Boucher,

Cultivateur, de la paroisse de Lanoraie, âgé de 54 ans.

Lequel etc., etc., dépose et dit :

Je ne suis point intéressé dans l'évènement de ce procès.

Q.—Pendant l'élection dont il est question eo cette cause, étiezvous un électeur qualifié à voter à cette élection ?

R.— Oui, monsieur,

Q.— Dans quelle paroïsse résidiez-vous ?

ÆR,—Lanoraie, monsieur,

Q.— Vous étiez catholique, et vous l’êtes encore ?

R..-Oui; je me quulifiuis catholique, et quelques personnes disaient que les libéraux, c'étaient pas des catholiques, mais pour moi-même je l'étais.

Q.— Avez-vous eu occasion d'entendre prêcher monsieur lo curé Loranger ?

R.—Oui, monsieur, Q.--A:til parlé, devant vous, de la politique où de l'éloolion ? Æ.—-Oui, monsieur; il s'en est occupé.

Q.--Etiez-vous là, le premicr dimanche, avant que la candidature de monsieur Robillard füt annoncée ?

R.—Oui, monsieur.

Q.—Qu'est-ce qu'il a recommandé au gens de faire ou de ne pas faire ?

R.—Il a recommandé aux gens de prendre garde sur leur manière de conduite, et ensuite de ne pas se prononcer, qu’il pourrait y avoir quelque chose par la suite, comme manière &’orgueil, qui les feraient voter contre leur conscience. J'ai compris que c'était quelques explications de sa politique qu'il voulait donner, mais qu'il ne pouvait déclarer dans le temps.

Q.—At-il dit qu'il reviendrait sur ce sujet ?

R.—Oui, il a dit : ‘ quand cela sera le temps, je reviendrai sur le sujet."

Q.—A:t.il tenu sa parole, quand la candidature de M, Robillard a été annoncée ?

Æ,—Oui, monsieur,

Q.— Eu a-t:il parlé, quaud elle a été connue, en chaire ?

R.—Je ne puis pas vous dire, je ne m'en ‘rappelle pas.

Q.—Avez-vous entendu des sermons concernant la politique, ou concernant les libéraux condamnés par lui, M. le curé ?

R.—Oui, monsieur,

Q.—Qu'est-ce qu'il a dit des libéraux ?

R.—Quant à en faire le détail, ga c'est une chose bien difficile pour moi, mais il a louangé le parti conservateur de toutes ses forces.

Q.— En le parti libéral ?

R—Il a paru le dédaïgner par des mots un peu durs. Mais il avait pout-être raison. C'est pas que jé veux dire qu’il remplissait pas son devoir,

Q.— Dans la cabale, les partisans du Défendeur parlaient-ils des sermons du curé ?

R--Oui, mousieur ; ils disaient qu’il fallait suivre les avis du prêtre pour être catholique. Dans tous les cas, cela ne m'a pas em-

andida-

| ne pas ur mapourrait eil, qui > c'était , mais

drai sut

obillard

que, ou

difficile

ses for- Mais il plissait ls des

vis du s em-

pêché de voter, ni ils ont voulu non plus, parceque j'en connaissais plus long peut-être que ceux qui cabalaient.

Q.--D'après les prédications et l’interprétatation qui était donnée aux sermons du curé par les électeurs, qu'est-ce que certains électeurs libéraux croyaient faire,au point de vue de la religion, en votant pour M. Sylvestre.

R.—Tls croyaient commettre une désobéissance à leur prêtre.

Q.--ft à l'égard de la roligion ? +

R,— Une désobéissance à leur devoirs principaux.

Q.--Qu'est-ce qu'ils considéraient être les conséquences de cela, par rapport au salut de leur âme ?

R.--Ils considéraient qu'ils exposaient le salut de leur âme ; qu'il n’y avait pre<que pas moyen de continuer d'être libéral, d’après ses disco‘irs,

Q.--Et de rester catholique ?

ÆR.—Pour le sûr, car d’après la rumeur des conservateurs, les libéraux ne l'étaient pas dans le temps.

Q.— Dans votre opinion, quel a été le résultat des sermons du Curé sur la votation, dans cette élection, dans la paroisse de Lanoraie ?

R.--Je ne puis pas dire autrement, que cela a fuit beaucoup de bien au parti conservateur, parceque je re voudrais pas mépriser l'influence de mon Curé. Si je disais le contraire, ca sarait mépriser mon Curé, ce serait dire qu’il n’est pas influent, . Il ne peut pas. se faire autrement que cela a fait beaucoup de bien au parti de monsieur Robillord.

Et le déposant ne dit rien de plus.

Cyrille Ducharme,

Cultivateur, de la paroisse de Lanoraie, âgé de 42 ans, Lequel ete, ete., dépose et dit :

Je ne suis point intéressé dans l'évènement de ce procès.

Q.—Pendant l'élection dont il est question en cette cause, étiezvous électeur qualifié à voter à cette élection ?

R.— Oui, monsicur.

Q.—Dans quelle paroisse résidiez-vous ?

R.—Lanoraie.

Q.—Vous étiez catholique sans doute, comme vous êtes encore aujourd'hui,?

R.—Oui, mousieur,

Q.— Avez-vous eu occasion d'entendre le Révérend Messire Loranger, curé de cette paroisse, parler, en chaire, de la politique et de l'élection, et qu'est-ce qu’il a dit, un dimanche, avant que la candidature du Défendeur fût connue ou annoncée ?

Objecté à cette question commeillégale, en autant que les paroles du prêtre, prononcées du haut de la chaire de vérité, ne peuvent ètre prouées et ne faire l’objet d’une preuve devant cette Cour.

Objection réservée.

R.—Il a demandé aux gens d'attendre pour se prononcer, d'attendre, par rapport aue l'orgueil faisait faire des folies. Qu'un homme qui était prononcé ne pouvuit pas revirer.

Q—-A:til parlé que le parti conservateur aurait un candidat ?

R.—Je ne m'en rappelle pas.

Q.—Quel a été le sujet général des prédications de monsieur le Curé, peudant le temps de l'élection, jusqu’à la votation, et dans quel sens at-il conseillé aux électeurs de voter, pendant cette élection-là ?

R.--[l a parlé, et il faisait voir, que parti libéral était dangéreux, par rapport que la France était dans une mauvaise position ; dans le règne qu’on était, on pouvait être entrainé petit-à petit comme la France ; c'est tout ce que je me rappelle, que M. le euré a dit. C'était un feu roulant, je ne me rappelle pas de tout. °

Q.—D'après vous, quel a eté l'effet des prédications de M. le curé sur le résultat de lu votation, dans votre paroisse ?

R.—Les gens pensaient, et c’est ce que je pense moi-même, que cela protégeait M. Robillard bien fort, ,

Q.--En connaissez-vous qui n'ont pas voté pour M. Sylvestre ou

use, étiez-

ites encore

Jessire Loolitique et nt que Îa

les paroles euvent ètre r.

pacer, d'ats, Qu'un

andidut ?

nonsieur le on, et dans t cette élecdangéreux, tion ; dans t comme la uré a dit.

e M. le curé

même, que

ylvestre ou

qui ant voté pour M. Robillard, à cause des prédications de M. le curé ?

R.—Je connaisun M. Joly, qui m'a dit à moi-même, qu’il n'avait pas voté, par rapport à ce que M. le curé disait on chaire, et tout ce qui se disait contre le parti sousle rapport de la religion. Il m'a dit cela lui-même, que c'était pour sela, c'était sa raison ; d'autres peuvent l'avoir dit ; je ne m'en rappelle pas.

Q.—Avant la votation, savez-vous quels calculs le parti de M. Sylvestre faisait, lorsqu'il s’assemblait en comité ?

FR ,—On à été bien trompé. On a chéqué.bien plus haut, Quand les votations ont été données, on a été surpris. On a calculé par rapport u ce que M. le curé avait bien de l'influence dans la paroisse, comme tous les autres curés ; on a calculé que c'était arrivé par son influence.

Q.—Pendant l'élection, est-ce sur la religion ou sur la politique, que se faisait la plus grande cabale en faveur du Défendeur ?

Æ.—Il s'est parlé de la religion ; ils nous disaient qu'il fallait suivre les avis de son curé, Ilse parlait d’autres choses aussi,

Q.——-Comment appelait-on ceux qui ne suivaient pas ou ñ’écoutaient pas leur curé, dans cette élection-là ?

R.--Moi, je ne me rappelle pas beaucoup du mot, pour le dire,

Q.—Vous rappellez-vous si on les appelait libéraux ou révolutionnaires ?

R.—Je le sais pas assez ; cela peut avoir été dit, mais je ne le sais pas, je ne m'en rappelle pas.

TRANSQUESTIONNÉ PAR LE DÉFENDEUR

Q.— Vous connaissez bien le Défendeur ?

R.--Oui, monsieur,

Q.—Etait-il un homme bien populaire dans la paroisse ?

R.—-C'est un homme bien aimé,un gentil garçon.

Q.— Avez-vous u connaissance des élections municipales, qui ont eu lieu dans le temps ; savez vous combien de personnes ont été pour lui ?

R.—J'en aï eu connaissance; je sais qu'il a eu bien des votes,

Q.—Ne savez-vous pas qu'il y a eu que les deux frères, Joseph et Louis Marion, qui ont voté contre lui ?

ÆR.—Je ne suis pas positif de cela.

0.— Vous savez que c'est un homme qui fait un gros commerce de foin ct de grain ?

R.--QOui, monsieur,

Q.— Vous savez qu'il est bien connu dans le comté ?

R.—IL est bien connu dans la paroisse chez nous; j'enteuds dire qu'il fait bien des affaires.

Q.—Mais n'est-ce pas que, pour un homme qui n’a jamais été raembre, c'est un homme qui a été un des plus connus ?

ÆR.—Je pense que, pour un homme de commerce, il doit être bien convu, dans le comté.

Q.—N'est-ce pas qu'il était plus counu, lors de cette élection-ci, que l'était monsieur Sylvestre, lors de sa première élection, dans le comté ?

R.— Ça, ça dépend, s’il était meilleur.

Q.—Je ne vous demande pas de dire s’il était meilleur, je vous demande s’il était connu ?

Æ.—C'est une réponse qui m’embarrasse pas mal, ça. Je n'ai pas de réponse à donner là-dessus, Suivant moi, le choix pour l’élection de monsieur Syivestre avec celle de monsieur Robillard, ça ne me regarde pas,

Q.—Je ne vous demande pas pour quel des deux vous auriez voté, je vous demande si vous savez si monsieur Sylvestre était aussi counu, dans le comté, en mil huit cent soixante-et-onse lorsqu'il s'est présenté, pour la première fois ?

R.—M., Sylvestre, je ne sais pas s’il a été dans toutes les autres paroisses lorsqu'il s’est présenté, Il est venu dans la paroisse de La. noraie chez nous. Je sais que M. Robillard n'avait pas été dans toutes les paroisses,

Q.—Avant que M, Sylvestre allât dans toutes les paroisses, était. il connu dans toutes les paroisses ?

ÆR.—Je le ne connaissais pas avant.

Joseph et

commerce

Jus ; jenjamais été doit être

élection-ci, on, dans le

té dans

sses, était

Q.—Savez-vous s'il n'étuit pas connu du tout, à part de sa paroisse ?

R.—Je ne puis pas dire cela. Je purle pour la paroisse chez nous.

RÉ-EXANMINÉ, °

Q.— A l'élection municipale dont vous venez de parler, lorsque le Défendeur a été élu conseiller et ensuite maire, M. le curé s’étaitil mêlé de cette élection-l ?

R.--On croit toujours qu'il s'en mêle plus qu'il s'en mêle. On est peut-être un peu sévère pour M. le curé ; moi, je suis sous l'impression qu'il s’en est mêlé un peu, je veux pus dire en général,

Q.—Etiez-vous là le dimanche, lorsqa’il à dit aux gons, en chaire, délire des conscillers qui marcheraient avec leur curé ?

R.—Je me rappelle bien que M. le curé a dit cela: ‘‘ qu’ils devaient élire des conseillers qui marcheraient avec É curé, pour faire

les listes électorales.” Q.—Eit-ce à cette élection municipale-là, que le Défendeur a été élu pour la première fois conseiller ?

R.—-Oui ; c'est un homme qui ne s'était jamais mêlé d’affaires de politique.

Q.— Vous rappelez-vous qu’il y eu uns soixantaine de votes d’enrégistrés contre lui à cette élection-là ?

ÆR.—Le poll a été tenu par risée ; ils devaient bien savoir que M. Robillard ne devait pas être battu.

ÆR.—Pensez-vous qu'il y a eu une soixantaine de qoles enrégistrés contre M. Robillard ?

Æ,—Cela a pu arriver, Je ne m'en rappelle pas, Je ue le jure pas.

Et le déposant ne dit rien de plus,

A É NS # ©, % vw. 4 ee NZ , \ 4 à y V Ÿ ND) | N | 4 ks ER Ps Le &,& . 7 / \ dé IMAGE EVALUATION & TEST TARGET (MT-3) | JO ht = ‘#1 | IL # 2 — ILE.

12 LS mé.

V ZAN SN 7 G »? + LS A | a” Ds à A | Se | 7 PS PE A L 0 7 V AN s | > 2 €

27 Photographic - 24 SNCES Limites LS Corporation

Ÿs C7 Ra

François Xavier Dubeau, |

Oulérur, de la nn de St Norbert, Agé de Le a ans.

Lequel, eto., etc., dépose et dit:

Je.ne suis point intéressé dans l’événemeut de co procès.

Q.—Pendantd'élection dont il'est question en cette cause, tenue en avri et mai 1878, étiez-vous un électeur qualifié à voter à cette élection ? |

R.—Oui, mousieur.,

Q.—Dans quelle paroisse résidiez-vous ?

R.—St Norbert.

Q.—De quelle religion étiez-vous, et êtes-vous eucore ?

Æ,—Oatholique-Romain.

dre était le curé de-cette paroisse-là ?

R.—M, Joseph St. Aubin.

Q.--Avesz-vous entendu prêcher M.St. Aubin, à lu graude messe les dimanches ou jours de fêtes, pendant cette élection-là, et avant Ja votation, sur la politique et cette élection ?

Q.— Plusieurs fois ou une seule fois, pendant cette élection . Se

Æ.—Autant que je puis me rappeler, lorsqu'il a été questiou de l'élection, il en a parlé tous les dimanches géaéralemont, jusqu'à la votation.

‘Q.=— Voulez-vous nous dire ce dont vous vous rappeles qu'il a dit, Patesegant la politique à cette élection ou de pati libéral ?

Objecté à se question comme illégale, en autant que les paroles des prêtres ou eurés, dites du haut de la thaire, ne peuvent constituer l’inflence indue, et que lefait qu’on :tend à prouver A ass avoir aucuue influence sur le présent litige.

Qbjection réservée par la Cour.

R.— Le dernier dimanche avant la votation, il étaità vous parler

t3 : PL!

ite-sept

k tenue à cette

e messe et avant

du libéralisme catholique et duilibéralisme politique. il nous a dit que

c'était la même chose, et que le Sÿllibus était là pour le prouver, Qu'on en dirait ce qu'on voudrait, mais qu'il n'y nés pas moyen d'être catholique et libéral ‘en politique. Eu

0.—Vous rappelez-vous s'il a paris de M. Joly, le débuter ministre de la Province de Québeo, et qu’ést-ée qu il en a dit?

KR.—Tena parlé, la dit que o’était un Suis. Qu'ua catholique ne devait pas mettre sa confiance en un homme comme lui, inaïs de travailler à mettre un membre “tatbolique eu 1 tête de notre gouvernemeñt.

Q —C'est en chaire qu'il a dit cela ?

Æ.—Oui, en chaire,

Q.—A:til parlé d'un certain journal qui était l'organe du parti libéral, dans le temps, et qui soutenait la candidatare de M, Sytrestre, et qu'est-ce qu'il en u dit ?

R.— Un jou, rnous parlant des journaux, il a dit à la paroisse : ‘Les journaux que vous pouvez recevoir sont la Minerve ct le Nouveure- Monde, Les autres sont des journaux que vous ne pouvez pis recevoir, Ce sont généralement des jourasax qui appartiennent au méchant parti ; il y en a mêtie qui aiment mieux recevoir ces journaux-là que de faire leurs Pâques.”

Q.—D'uprès les journaux qui étaient regus dans la or dans le temps, de quel journal voulaitil pârler comme soutenant lé mauvais purti ?

R.—Je pense que c'était du National.

Q.—Le Nutional soutenait-il la candidature de M, Sylretre ek du parti libéral ?

R.—Je pense que le National soutenait le parti libéral et soutenait le candidat Sylvestre, vû qu'il était du parti libéral

@.—La Minerve etle Nouveau-Monde, quel vise et quelle can-

didature soutenaient-ils, à oette élection ?

“R.= Autant que j'ai pu comprendre, ils seppoitiéont le parti conservateur et la candidature du Épargne parceque le: Défeedeur est conservateur,

‘Q.—A:til dit ce que ne pouvaient pas faire oeux qui recevaient les autres journaux, qui supportaient le mauvais parti ?.

R.—A ma conuaissanee, il n’y avait que le Mouveau-Monde et la Minerve:qui pouvaient être reçus.

Q.—A:t-il parlé des Pâques, pour ceux qui eu recevaient d'antres que la Minerve et le Nouveau. Monde ? FR

R.—A propos de ceux qui recevaient le National, ila dit qu'ils préféraient recevoir ce journal que de fuire leurs Pâques.

Q.—Etait-ce en chaire, et pendant l'élection dont il s’agit, qu'il parlait ainsi ?

R:—Oui, monsieur,

Q.—Avant cela, vous avait-il parlé privément à vous du journal lo ÆAational que vous receviez, et qu'est-ce qu'il vous en avait dit ?

Objecté à cette ation comme illégale, en autant qu'elle ne précise pas la date où la conversation aurait et lieu. Objection maintenue.

-,Q.—Avant cela. aviez-vous eu quelque conversation avec M, le ouré, pendant lesquelles il:vous avait parlé du jourual le National, et vous avait-il dit des choses de nature à vous faire comprendre que c'était bien de ce journal-là qu'il voulait parler en chaire, dans l'occasion que vous venez de mentionner ; et si oui, dites çe qu'il vous en avait dit ?

Objecté à cette: question comme illégale, en a'tant que ‘lé fait qu'il tend à prouver, que le temps de cette conversation n'est pas mentionné comme, ayant eu lieu pendant le texaps de l'élection et que ce fait

‘ne peut avoir aucune influence sur Je pos litige.

Objection réservée.

R.—-Durant l'éléctign, je ne suis pas bien positif a qu ‘il-m'en ait parlé, mais je suis positif ‘qu'il m'en a parlé svant ; il m'a dit: ‘que :@'était ua méchant journal ments, mé smésini; MS au: malheur qu'au bonheur,” | ir 0.—Au point de vue de la région: ou de la politique ?. 5D R.—Aux deux points, Q.—Atil parlé de ce journal au point de vue de la religion ?

Q 'TRRLRE PF NT

cevaient nde et la d'autres dit qu'ils git, qu'il

du jourvous en

le ne pré-

vec M, le

ational, endre que daus l'ocqu'il vous

fait qu'il mentionue ce fait

m'éo ait i ât è ‘que au: mul-

L sub

eligion ?

R.—I1 m'a dit : ‘que c'était un descendant de L’Avenir, du: Pays, du Witness, de ces mauvais ip iens là ;”" il l’a qualifié au même titre. è

Q.—Saviez-vous qu'était le Witiness était au point de vue catho. lique ?

R.—J'enu avais une petite idée, parceque on avait eu des mande: ments qui le condamuaient ; et je crois que, comme catholique, on ne devait pas le recevoir.

Q.— Qu'est-ce qu'il vous a engagé de faire relativement à ce jour-pal-là ?

R.—A bien des reprises, il me disait qu’il valait bien mieux queje renvoye ce journal jà, parceque c'était un jouru:] dangereux ?

Q.—Dans votre opinion, quel effet ont eu les prédivations de- M. le curé sur le résultat de la votation à ‘cette élection ?

ÆR.—A ma connaissance, j'ai vu des persouues qui m'ont dit que,. pour avoir la paix, il fallait qu'elles abandonnent le 5arti libéral, mais que sans cela elle seraient restées du parti. J'ai vu un hommeches nous, qui m'a dit: “Pour faire mes Pâques, il faut que j'’abandonne le parti, si je veux être tranquille,”

Q.-- Connaissiez-vous cet homme-là pour un libéral éprouvé ?

R.— Oui, à ma conuaissance il l'avait toujours été,

Q.—Pendant cette élection, êtes-vous allé à confesse au Révérend: M. St. Aubin, curé de cette paroisse, et pendant votre confession, vous a-t-il parlé de politique et de cette élection, et si oui, dites quelles menaces, promesses ou refus, en rapport avec la religion et ses sacrements, il vous a “faits à caure de vos opinions politiques, et pour vous engager à voter pour le Défendeur, ou à vous abstenir de: voter pour le candidat Sylvestre ?

LA

Objécté à cette question comme illégale, en autant qu'elle tend à prouver des faits 1elatifs à la confession, et à divulguer le secret de la confession, et dos communications confidentielles qui æ peuvent ètre l’objet d'une preuve devant cette Cour. ;

Objection maintenue, en autant que la question tend à obtenir du témoin une réponse qui divulguerait ce qui a été dit durant l’ acçomplissement de l'acte de la confession.

Les Pétitionnaires excipent respectueusement.

TRANSQUESTIONNÉ PAR LE DÉFENDEUR

Q.—Voulez vous nommer les personnes qui vous ant dit qu'elles avaient voté pour le Défendeur, ou s'étaient abstenues de voter pour le caadidat Sylvestre, à cause des menaces du curé ?

4€,—A propos des Pâques, Antoine Murquis ; puis, à propos des prêches de M. le curé, Geurge Lavallée pour un, autant que Je puis . we rappeler, Prosper Dauphin et quelques autres dont je ne me rappelle pas maintenant.

Q.—Etes-vous certain que le National 8e publiait encore iors de oette élection ?

°Q.—Etos-vous certain que le Vationul supportait la candidature

de M. Sylvestre ?

R.—Uni, mousieur.

Q.—Le curé n'a pas nommé le. National en chaire ? R.—Non, monsieur.

Q. Baron. vous de quelle religion est l’hon. M. Joly ? : . R.-—J'énfends dire qu'il est suisse, c'est tout ce que j'en connais. Q.—Alors le curé ne vous a pas trompé en vous disant qu'il était — si vous saviez qu'il l'était ?

R.--Quant à sou nom de suisse, il ne m'a pas trompé. Quant à l'effet pour des catholiques ayant:un homme comme M. Joly à la tête du gouvernement, autant que je puis me rappeler, il voulait dire que M. Joly ne devait pas être supporté pur des catholiques ; cela

m'a surpris.

Q.—Ces prédications n ’ont eu aucun effet sur vous ? R,—Non, mousieur, e ,

Q.— Vous avez lu le Syllabus ?

R.—Je ne l'ai pas lu ; mais il nous disait que tout ce qu'il nous disait à propos du libéralisme catholique et da libéralisme politique comme éfant la même chose, que le Syllubus était là pour le prouver.

Q.—Vous l'a-til lu, le Syllabus ?

R.—-Pas à ma connaissance, il « donné seulement des explications verbales,

Et le déposant ne dit rien de plus.

t qu'elles voter pour

propos des

ue Je puis :

‘je ne me

encore lors

nudidature

eu connais.

qu'il était

t s. Quant à ply à la tête ouluit dire ques ; cela

qu'il nous e politique rle prou-

es explica-

François Xavier Antoine Biron,

Notaire Public, de la paroisse de St. Cuthbert. âgé de 50 aus.

Lequel etc., etc., dépose et dit :

Je ne suis point iutéressé dans l'événement de ce procès.

Q.--Pendant l'élection dont il est question en cette cause, tenue. en avril et mai 1878, étiez-vous un électeur qualifié à voter à cette élection ? |

R,—Oui, monsieur. :

Q —--Dans quelle puroisse résidiez-vous ?

R.—Davs la paroïsse de St Cuthbert, dans le cointé de Berthier,

Q.—-Quel est celui des deux candidate, dont la candidature a été annoncée la première ?

R.—C'est M. Louis Sylvestré dont on a entendu parler d'abord.

Q.— Pendant quelques jours, comment pensait-ou que son élection aurait lieu, avaat que lu candidature de son adversaire fût annoncée ? s

ÆR.—On était généralement d'opinion que M. Sylvestre serait élu sans opposition.

Q.—-Lorsane, après cela, la candidature du Défendeur a été annoncée et connue, quelle a été la rumeur publique au sujet de cette candidature, et à qui l’attribuait-on ?

R.—Lorsque la candidature de M. Robillard a été mentionnée, il s’est repété générdlement que c'était le candidnt du clergé, et que c'était les curés du comté, en grande partie, qui allaient. faire son élection.

Q.—Le Défendeur était-il un homme connu dans le comté ?

R,—Je crois que dans l'interieur du comté il n'était pas connu du tout ; il l'était un peu chez nous, cagsme commerçant, mais on n'avait jamais entendu dire qu'il s'était jamais mélé d'élection, pour moi, je ue l'ai amais vu prendre aucune part active dans les électious.

Q.—M. Sylvestre était-il connu et populaire dans le comté ?

R.—Certuinement, M. Sylvestre était eonuu dans le comté pour ua homme honorable sous tous rapports, et comme ayant rempli son

mandat d'une manière satisfaisante, M, Sylvestre étuit déjà le représentant du comté,

Q.—Combien de fois auparavant avait-il déjà été élu, et contre quels hommes ?

R—La première fois qu'ila été élu, c'était contre le Dr. Moll; et la seconde élection qu'il a remportée, c’est contre M. Louis Tranchemontague, marchand de Berthier.

Q—Le Dr Moll et M. Tranchemontagne étaient-ils plus influents

<t plus populuires que le Défendeur, lorsqu'ils se sont présentés contre M. Sylvestre, dans le comté ?

R.Le Dr.Moll était reconnu depuis longtemps comme un orateur distingué,ayant pris part aux luttes politiques depuis un grand norsbre d'années, Il était connu généralement dans tout le comté, M. Louis Tranchemontagne, comme commergant ct ayant succédé à son père, était généralement estimé et bien vu dans le comité de Berthier, et il avait en outre l'instruction qui le mettait dans une position à se former un bon parti.

Q.g-Le Défendeur a-t.il, À votre connaissance, jamais adressé la parole en public, ou avez-vous jamais enténdu dire qu’il lait fait, à cette élection ?

R.—Je n'ai pas counuissance qu’il aît adressé la parole en publie, oi je l'ai entendu dire; on m'a même dit qu'il avait déclaré lui-même ne s'être jamais occupé de politique, qu'il ne connaissait pas cela, mais que comme il avait bien su le tour d'apprendre le commerce, il viendrait bien à bout d'apprendre la politique ; mais quelqu'un lui répondit que quand il le saurait, il pourrait se présenter ; mais je n'étais pas présent, on m'a rapporté cela.

Q.—C'était la rumeur publique ?

R.— C'était le bruit courant ; on m'a dit que cela avait'été dit dans une assemblée.

Q—Avez-vous vu, dans À paroisse de St Cuthbert, le Défendeur ?

R.—Oui, monsieur ; je l'ai vu une fois, un dimanche après la messe, accompagné de M. Houde, ‘à membre actuel de Maskinongé ; il a introduit à l’assemblée M. Houde, à ia porte de l'église, eu di-

sjà le reet contre

Moll ; et is Tran-

influents ntés con-

norateur and norcmté. M, succédé à comité de dans une

dressé la it fait, à

>n public, lui-même pas cela, nmerce, il qu'un lui mais je

t'été dit à Défenaprès la

cinongé ; ke, en di-

mm 915

saut que ce monsieur allait leur expliquer ce qu'il (le Défendeur) se proposait de faire en chambre, s’il était élu.

Q.-—-A:t-il dit aussi de quelle profession était M. Houde ?

R..—Oui, monsieur, il a introduit M. Houde comme avocat ét: membre ; et M. Houde a déclaré qu'il n'était pas avocats"

Q |—Hiat-o0 tout ce qu'il a dit cette fois là ?

R.-Je La que oui je ne lui ai pa entendu dire d'autres choses.

Q.— Avez-vous entendu quelqu'#a déas! la foule lui demander d'exprimer ses opinions pop" 2 .

R.--de crois que oui.. ,

Q.—Qu'est-ce qu’il a répondu à cela ?

R.— Autant que je me rappelle, je crois qu'il a dit que M. Houde était rendu là pour erpliquer ce qu'il se pe de faire en chambre.

Q.—Dans votre opinion et d’après ce que vous avez pu constater pendant cette élection, à quoi surtout et à quelle influence est dû le succès du défendeur en cette cause ?

R.—Je crois qu'il n'ya eu qu'une soix dans tout le comté pour, reconnaître que, sans l’appui et l'influence de quelques membres du clergé, il ne se serait pas même préseuté.

Q.—Disait-on quelles chances il aurait cues sans l'appui de,ces quelques membres du clergé ?

Objecté à cette question :omme illégale.

Objection réservée par I Cour. |

R.— Tout le monde m'a paru d'accord à dire que, saus cela, ik n'aurait pas réussi, et que même il ne se serait pas présenté"; je l'ai déjà dit.

Q.—Quelle était l'objection la pius difficile à combattre, que les amis de M. Sylvestre rencontraient chez d'anciens partisans, qui éprouvaient des difficultés à] voter pour lui de nouveau ?

R.— Plusieurs xinis dévouésde M. Sylvestre ont dit devant mot que, d’après les prédictions qu’ils avaient entendues, et les conversations privées qu'ils avaieñt eues avec leur'éuré, ils se trouvaient dans l'obligatiou de s'abstenir malgré eux, parcequ'on leur faisait.

Page 1