‹ Contestation de l'élection de Berthier, mai 1878 [microforme]Chapitre 9 sur 56 · AR · texte numérisé non relu

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tant votre dendiiints le plus activement et avee, le plus d'influence ?

K.—Je ne‘ronnais pas Veduest) ces mossieurs qui supportent le parti consérrateur À l'Isle, du Pads ; mais je crois qu'il y a des messieurs Désy.

Q. — Connaissez-vous les messieurs, Gnévremont

comme des gens qui:ont travaillé spternent à votré |

élection ?

R.—Je puis les connaitre mais, je ne les connaissais pas dans le temps. ..

1.Q.—Connaissez-vous M. Honoré Lincourt, éultiveteur de l'Isle du.Pads ? ;

R.-—Je n'ai connu M. Honoré Liucourt; si Lg ‘me rappelle-bien, qu'après-mon élection.

Q.--Où l'avez vous rencontré ?

R.- Je lie puis pas ‘dire où je l'ai vu pour la premièro fois;; mais un peu.de: dei üprès l'élection ; je ne pnis pas dire positivement.

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Arr Etait-ce dans le temps où on parlait pnsora de votre élection ? © noïtos!à otto 31 À, r+ Our eu parle encore de mon .éleation. »-

Q.—Etait-ce dans un temps assez rapproché :dé votre flection, pour qu'ou,en Bt généralement le pre-

mivi dis de la conversation lorsqu'on ,vons Fa OR trait gi t , « nulnes ni

R.—Je ne don À pas dire. :

Q.—M. Lincourt vous a-t:il parlé de ce avi avait fait, soit lui où vos amis, dans la, Paroigse, de l'Isle du Pads, en faveur de votre candidature, | R—Non.

Q.— Vous a-t-il dit qu'il avait travaillé personnelle: ment ef qu il était content de votre succés ? .

RES me l'a dit, je ne m'en, rappelle pas.

Q.— Vous ne vous rappelez même pas s'il a parlé

de l'élection ou non, ni s'il vous a FAIGRE sur le succès de votre élection ?

R.—II a dû me féliciter sur le succès. dd/mon élection; maisije n'ai pas mémoires'il m'a pans ‘de mon élection ? |

Q.—Avez-vous compris par ses paroles où par ce que vous avez entendu diré par lui auparavant, que c'était un des partisans influents qui avaient trovaillé en favéur de votre élection ?

R.—J'ai comptis dece monsieur qu’il avait travaillé en faveur du parti conservateur:

Q.—Et cela:.voulait dire qu'il-avait travaillé pour ous, n'est-ce pas ? Vous en rappelez-vous ?.

R R.—Je ne m'en rappelle pas.

Q—Avez-vous eu occasion d'aller + voir M. le sé

nee terre recentrer een mai

de l'Isle du Pacs, le Révd. Mesr. Flinguet, pendant Il votre élection ?

| ER—Non’ je ne ‘euh avoir ete’ chés w le shré | Plingüet. : : | Q.—-Savez-vous si, comme citéyes et électeur qua- : | hifé. il était favorable ou hostile à ‘votre candidature, ou s’il était de votre parti ou are votre pers ?

Objecté à cette question comme illégale.

Object{on renvoyée par la Cour. :

R.—Je ne puis pas le dire positivement.

Q.—Avez-vous entendu dire, pendant l'élection, s'il était hostile à votre candidature ou s’il étail en votre { faveur ? |

R Quelques uns m'ont dit qu al était hostile et | d'autres m'ont dit qu'il ne l'était pas. | |

| Q.—D'après çe qu'il a dit dans le temps avez-vous l | eru qu'il était hostile ou qu'il était favorable ? b |

R—Je ne puis pas dire,

Q.— Vous jures que vous n’ aviez aucune RER :

daus le temps ? |

R.—Oui.

Q.—Etes-vous j jamais alé le voir?

R.—Non, je ne suis jamais aiié le voir.

Q.—Etes-vous allé à St. Barthélemy ”’pendant le

cours de votre campagne électorale? . 1 R.—J'y suis allé une fois. | Q.—Chez qui êtes-vous allé: cette fois-là ? 1 R.—Je ne puis pas dire chez qui jé suis allé; je

suis allé à cinq ou six places et je ne m'en rappelle . pas, * [valse S

s'il tre

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Je

mi De

Q.—Avez-vous rencontré le notaire Rouleau, dans cette occasion-là, avant ou après ?

R.—Je crois avoir rencontré le notaire Rouleau ; mais je ne puis pas dire si c'est avant où après ou pendant.

Q.—Vous parlez du fils Ephrem ?

R.—Je ne suis pas prêt à dire si je l'ai rencontré avant ou après.

Q.—Etait-ce un de vos sien qui travaillait pour votre élection ?

R.—Dans mon élection ? Je ne dut 71 pas ‘être s’il a travaillé pour moi ou contre moi, pendant mon élection. Il n'en a jamais été question. Je ne l'ai jamais su.

: Q.- Savez-vous quels étaient les chefs, les principaux de vos partisans de la Paroisse de St Barthélemy ?

Æ.—J'en connaissais quelques uns; mais je suis positif que quelques uns disaient qu'ils travaillaient pour moi, et qu'ils traVaillaient contre moi; ça arrive souvent dans lesélections, Le notaire Rouleau étaitil un de ceux qui travaillaient pour moi? Je ne puis pas dire s’il a travaillé, dans mon élection, en fayeur du parti conservateur.

Q.—D'après les faits et circonstances & vous connus, étiez-vous sous l'impression qu'il travaillait pour vous ? ?

R—On m'a dit, après mon élection, qu'il avait travaillé en faveur du parti conservateur.

Q.—Pendant l'élection vous n'avez rien su ni rien connu ?

R.—C'est difficile à dire; comme je vous le dis, je

nn D suis sous l'impression que quelques-uns me disaient

qu'il travaillait pour moi, et d’autres, qu'il travaillait contre moi.

Q.—Avez-vous cru ceux qui vous disaient qu'il travaillait pour vous, ou ceux qui disaient qu'il travaillait contre vous ?

R.—Eviäemment on est toujours plus porté à croire ceux qui disent qu’ils sont pour, que ceux qui disent qu'ils sont contre.

Q.—Etait-il pour vous alors ?

R.--Je sais que M. Rouleau a été libéral quelques fois.

Q.—Pendant votre élection ?

R.—Jo ne conuais pas, par moi-même, s’ill’était.

Q.—Si vous le cunnaiïssez par d’autres dites-le pareillement ?

R.—Quelques uns l'ont dit, mais moi je n’en connais rien.

Q.— Vous avez ajouté foi à ce qu'on vous disait ?

R.—-J'avais des doutes.

Q.--Savez-vous si M. Joseph Marion, ici présent, a travaillé pour vous ou contre vous ?

R.—C'est assez difficile à dire ; M. Marion pouvait dire qu'il travaillait contre moi, et qu'il aurait voté pour moi,

Q.—Cimme cela, sous votre serment, vous ne savez pas si M. J oseph Marion, commerçant, de Lanoraie, a été hostile ou favorable à votre candidature ?

Objecté à cette question comme illégale, Objection maintenue pas la Cour,

Q.—Quels faits fallait-il alors, pour créer chez vous,

na

ce

ues

ous,

l'opinion qu'un conservateur travaillait pour ou: con tre votre candidature ?

R—D'abord, je regardais si la personne qui- se disait conservatrice, travaillait depuis longtemps pour le parti conservateur, et par ce fait, je consta-

tais si un électeur supportait le parti conservateur

depuis nombre d'années; alors j'étais mieux disposé à croire que ce monsieur voterait pour moi.

Q.—Vous êtes-vous fait ce raisonnement-là par rapport au clergé et, en le faisant, veuillez donc nous.

dire à quelle conclusion vous en êtes arrivé ?

R.—C'est une question difficile que vous me posez:

Jà, si bien, que je demande à son Honneur de vou--

loir me protéger.

La Cour ordonue a'1 témoin de répondre au meilleur de sa connaissance,

Cependant je ne puis pas dire si ces messieurs ont toujours supporté, même s'ils ont supporté, dans mon élection, le parti conservateur.

Q.—A St Barthélemy, êtes-vous allé au presbytère ?

R—Je croisque oui.

Q—Pendant votre élection ?

R.—Peudant mon élection, je crois.

Q.—Qui aves-vous rencontré là ?

R.—Je crois avoir rencontré M. Archambault, le-

curé de la paroisse, et je ne me rappelle pas s'il y-

avait d’autres personnes.

Q.—Ne vous rappelez-vous pas d'y avoir aussi rencontré le révérend Messire Brien, alors vicaire de cette paroisse ?

R.—Je n’en suis pas certain ; sije me rappelle bien,

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je crois que M. Dostaler y était. J'y suis allé avec M. Dostaler.

Q.—M. Dostaler était-il un de vos actifs partisans, dans votre élection ?

R.—Je ne puis pas dire qu'il était le plus actif, mais je crois qu'il a été favorable à ma candidature.

Q.—Pouvezvous dire s’il a travaillé ôu non pour vous, dans votre élection ?

R.—Je sais qu’il a parlé, uné fois, en faveur du parti conservateur.

Q.—Et ce voyage, à Êt Barthelémy, a-t-il été fait pour l'élection, ou pour d’autres affaires, à votre connaissance ?

R.—Nous sommes allés voir quelques amis en vue de l'élection et voir d'autres amis, en visite ordinaire.

Q.—Avant cette fois 1à, êtes-vous allé voir M. le curé de St Barthelémy ?

R.—Je ne pense pas; je n’en suis pas certain. Je ne le crois pas.

Q.— Lorsque vous êtes allé à St Barthelémy, cette fois-là, avec M. Dostaler, aviez-vous d’autres affaires en vue que celles de votre élection ?

R.— Oui.

Q.—Qu'est-ce que c’est ?

R.—Je faisais le commerce de grain et de foin et j'y avais aire pour mon commerce.

Q.—En relation avec qui ?

R—Je ne me rappelle pas.

Q.—Etait-ce pour votre commerce de foin ou pour l'élection que vous êtes allé chez M. le curé ? R—Je ne puis pas dire.

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Q.--Vous ne pouvez pas même dire si c'était pour cela ?

R.—C'était peut-être en visite ; je ne m’en rappelle pas. |

Q—A:t-il été question, entre vous et M. Dostaler, en présence de M. le curé de St Barthelémy, de l’élection et de votre candidature, généralement ?

R—Je ne puis pas dire.

Q.—Dans votre opinion, est-il probable qu'ila dû en être question ?

R.—Je ne m'en rappelle pas du tout.

Q.—Sans vous en rappeler, pouvez-vous dire qu'il est probable qu'il a dû en être question, d'après les circonstances que Vous avez mentionnées ?

R.--Je ne m'en rappelle pas.

Q.—Jurez-vous que M. le curé Archambanlt n’a pas demandé des nouvelles de votre candidature ?

R.—Je jure que je ne m’en rappelle pas.

Q.—Jurez-vous que vous ne lui en avez pas donné vous-même ?

R.—-Je jure que je n’ai pas mémoire de lui avoir parlé de l'élection.

Q.—Saviez-vous que M. Archambault était, dans le temps, et avait été depuis plusieurs années, un homme qui se prononçait fortement en faveur du parti conservateur ?

R.—Je ne puis pas dire. D'abord, premiète raison, je ne m'étais jamais beaucoup occupé de politique avart mon élection, et je ne connaissais pas beaucoup la politique de ce monsieur.

Q—Jurez-vous, qu'avant l’entrevue chez M. le

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