chapitre m
DE LA ROYAUTÉ, DEPUIS l8l4t JtJSQU'fiH l83o.
De la situation et de t esprit public de ta France, en 181 4> ** du ivpptl des Bourbons.
Le lion g après $t§ courses, et des combats meurtriers,» «oui besoin de repos*
La France était fatiguée d'anarchie et de despotisme.
Trop opulente en gloire , elle avait besoin de
Jamais elle n'avait donné de mandat pour jurer haine k la famille des BocnsottS.
Lk hautes infortunes, les ion^s malheurs <Ie
( sa )
celte troisième Race de Roi» ne lai inspiraient qu'intérêt*
CetteaticîenneFamiUe avait donné àla France de bons Rois*
Elle lui avait donné dé grands -capitaines.
et beaucoup de gloire.
De l'intérêt ainsi motivé, on passe facilement: au respect, et du respect à l'amour;, tant que cet amour n'est pas trahi»
La France savait très bien que la Royauté n'avait rien d'incompatible avec les principes, constitutionnels»
Le Gouvernement impérial Pavait ( malgré le despotisme du Chef) confirmée dans celte opirjùon.
Les Bourbons le savaient aussi* • - La Constitution de 1791 > sanctionnée par Louis XVI , en est la preuve»
Le Gouvernement provisoire rappelle (1) et la France reçoit les Bourbons avec joie, même avec enthousiasme , parce qu'ils étaient entrés à
(fr) Voyet atott* BmlUtindtt Loi*, iMUdrwe à, l'arabe, éa * tral rSi<; %*. U f»oj«t l* Gtattitatiott iu e, quiperu,. trLx; *U Pr*&U kmm MÊ*U*
Pans, les bases de ta Charte' à la main, seule condition de leur nouvel Avènement (i).
Depuis 178g t la Nation française agrandi en raison et es ailées positives*
Il n'y a pas , surtout au jonrd'huî t de Nation pins facile 1 gouvernef el à^ooduirc i ta paix ou à la guerre.
Reconnaisses son honneur et sa gloire;
* librement an Trône de France» Louis Stanislas-Xa- » t**r de France, frère du dernier Roi, et après lui, les » aotrel membres de la Maison 4e Bourbon , dads Tordre » atteîe%« • -
fit. B. En !&&*, mêmes formes 4e procéder, par feu Chambres, contre Charles X, et, à l'égard de Louis-Phi» itppc 1er. t qot celles suivies/ en *$i4» contre Bonaparte, et à l'égard de Louis XVI H. — Seulement, en *Wo, la Chambre deji Délies a pri* Tmbiatitfe quels ■Sénat a prise, en 181 4*
(1) Le rappel stofonfaiTtf ée* Barbons et cette transaction sont si incontestables, qu'ils ont fait la matière de reproches graves , adresse* à Louis XVIII, pour avoir reconnu l'un et avoir consenti k l'autre*
La Tenté et 4a notoriété des faits sur ce point, et autres ■cas avalognes, serrent de réponses ans déclamations de ceux qut-ckerchtjnt à trouver dans la" haine ancienne, pour -ewt abeguéa contre la branche aînée des Bourbons], des raisons ou des prétextes pour justifier les ordonnancer et les violence* armées, de juillet l$3o» ;
croyez à sa bonne foi et à sa générosité : voIBf pour la paix publique; voilà pour nos Bois, dosmoyens assurés de respect et d'amour.
Choquez, dans ce? sentiment, F amour-propre de la Nation ; agissez de mauvaise foi ; rêvez , contre elle, pouvoir despotique, à la place de la Charte; voilà pour la résistance dans l'intérieur, et b guerre au dehors*
Qu'est-il arrivé?
On le sait déjà.
L'honneur et la gloire respectés ; la raison et le bon sens dans leur calme naturel ; l'expérience par ses avis ; la générosité dans son élan» se sent avec confiance, adressés aux Bourbons.
L'impartialité et la vérité exigent qu'on ne dissimule pas ici un autre motif qui a aussi contribué au choix et au rappel volontaires des Bourbons.
Bonaparte était devenu despote, au civil et au militaire.
Ce despotisme lui avait bien servi pour neutraliser l'anarchie , et pour introduire l'ordre dans toutes les branches de l'Administration»
Il avait usé de ce despotisme, en. abusant de r enthousiasme des Français, pour la gloire militaire.
11 n'avait jamais souri aux Français*
Dans les circonstances les plus critiques, même tenue, même caractère*
Rien d'affectueux dans ses manières, ni dans ses actions , ni dans ses écrits.
Il ue publia point une seule proclamation au Peuple français qui, dans son déKre, se serait contenté d'une déclaration d'intérêt et d'affection, même connue pour n'être que politique.
L'habitude de vaincre et de conquérir ne donne pas au même génie l'à-propos de. s'arrêter.
D'ailleurs Bonaparte tenait pour maxime que : « céder un instant , c'était compromettre » . sa fortune. » Maxime erronée , condamnée par la raison, par l'expérience et par les Publicités.
Le refus des propositions de paix, I lut faites, soit en pays conquis, soit aux portes delà Ville de Paris , a mis te combfe î ces reproches. •
En i8i4 (niais sans le trahir), on ne vif plus dans le Héros , qu'un égoïste en gloire ; qu'un ingrat, après tant de sacrifices; qu'un, cœur glacé pour les peuples et ses- propres, compagnons d'armes , et qu'un ennemi- juré du repos.
De f avènement de Louis XVIII et de Co A RLEsX au Trône de Fmsècs*
!•. De Louis XVIII.
L'esprit est toujours utile pour gouverner une Nalion.
A V Algie impérial succèdent tes Fleurs Je Lys i au drapeau tricolore , le drapeau blanc ; à l'Empire, la Royauté; i la Constitution de l'an ta (ma! t8o4) 9 la Charte constitutionnelle de i8i4(i)t à Napoléon Bonaparte, Louis XVIII ; 4 Lotis XVIII , Charles X , son frère,
Louis XVIII était un Prince éclairé y et auteur de la Charte de i8i4*
Il connaissait les nouvelles mœurs de la France , et l'influence de ces mœurs publiques* » ■■■■*»■■
( i) La Souveraineté dans U Nation* n'y est pas formellement reconnue; elle est indirectement méconnue par la Charte * déclarée OCTKOTRÉ , et par la réserve du droit de retour an pouvoir absolu , ginarr dans fartée »4 , dont h dispusitfon a été diversement interprétée : cet ar* ttcle est Pu* de cens fui otrt été révisés*
Cest di> moins- ce que dit un Ecrivain; , partisan de tout l'ancien régime, en reprochant à Louis XVII IdVroir caché timidement, dans l'a* ticU i{, son pouvoir ctntfiïmuti f comme réieryt.
Mm
' Il avait beaucoup appris pendant son émigration , et surtout les moyens de gouverner* et de conserver une Couronne* .
Sur son esprit t le passé et les faits contentporains avaient laissé de fortes et utiles impressions»
Il s'occupait très-activement et constamment des affaires de l'Etat
II préparait souvent les toi.*. Ce Prince avait
une grande mémoire ; il aimait & citer des pas-»
'sages entiersdes Auteurs anciens et Poêles latins,
etàen pârleravee un de ses premiers Ministres(i).
JMalgréles intrigues de Cour, et les sourdes menées du parti jésuitique , il crut à la loyauté des Français, et résista aux prétentions de l'absolutisme.
Ses pensées et ses' actions embrassèrent les Institutions libérales, au point que des tibmme* dé Cour et leurs agèns né craignaient pas de hii donner un surnom devenu offensant pour le plus simple citoyen (a).
A la fin de son règne, et sons un nouveau ministère, on avait profité de son état presque per»
(i) M* le Doc de €aces»
(») Lorsqtf»LovitX¥UI dotmt U Ckatte, le* grande» eocardr» Maacke* dUparnreat U letxWinàta ? comme grand lignai spontané, d'imyrobalioifc» de la- paît de U tôlerie ahsoliUÙU»
vftanent de souffrances aiguës, pour tenter quel- ' ques violations de la Charte; mais tant qu'il put vaquer par lui-môme afax affaires publiques, ti ne souffrit pas qu'on franchît les limites de sa Charte, ni les bornes -d'une juste modération.
Le 1 6 septembre 1824» la France perdit un Roi Législateur.
*•• De Charles X. .
En l8a4, LES RÔLES CHANGEAT.
Charles X succède à son frère , mais sans hériter de ses bons senti mens , ni pi o filer de la loyauté et de la générosité dés Français.
On s'était, à l'avance, emparé de son esprit faible; et ce Prince, livré aux plus vives passions, dans sa jeunesse, devient un homme superstitieux, un fanatique.
Cette étrange métamorphose a -t elle pour résultat 9 la pratique exclusive des vertus chrétiennes et d'exercices religieux?
Non:
Pour CharlesX, la superstition et le fanatisme jouent des rôles particuliers.
La superstition ne sert qu'à accréditer plus facilement dans son esprit^ les nouvelles extravagantes, les mensonges grossiers; au mépris de l'évidence des faits et des déclarations manifestes et générales de l'opinion publique.
Elle favorise? son dégoût pour le travail du cabinet et son indifférence pour les affaires intérieures de l' Etat ;
Elle le porte à ne pas s'éclairer tant par la lecture des écrits journaliers ou périodiques , de toutes les nuances d'opinions, que par le choix de Conseillers intintes, connus par leur franchise et leur loyale indépendance.
Sous ce premier rapport , Charles X ne descendait pas de Henri IV-
Le fanatisme, après avoir subjugué la faiblesse d'esprit de Charles X, donne à ce Prince une volonté.
Cette volonté malheureusement fondée sur la haine de toute Institution libérale , et déjà manifestée dans la première Assemblée des Notables et par sa résistance aux vœux du Tiers- Etat, en 1788 et. 1789, se complaît toujours dans l'ancien régime, avec un pouvoir absolu(i).
Telles étaient les dispositions de Charles X , dès son retour en France et pendant le règne de Louis XVIII.
(t) C'est ii Charles X que l'on peut appliquer ce qu'un borame d'esprit disait de la branche aîoée des Bourbons, après leur retonr en France (i8i£):
« Ils n*ont rien appris peridant leur émigration ; maris aussi» ils n'ont rien oublié* »
De là, et aussitôt que Louis XVUI eut donné la Charte , de 1814, ces reproches et ces propos que d'anciens absolutistes se permettaient , au milieu de la Cour elle-même.
De là , ces attaques tantôt ironiques , tantôt violentes, de la part de la Famille Royale, contre les actes d'administration de Louis XVIII ; et ces disseotions fréquentes, dont les Jésuites se flattaient d'être les auteurs et dont ils confiaient le triomphe scandaleux, à leurs affiliés.
De là, succès préparé et assuré en faveur des Jésuites , pour rendre fanatique, Charles X ; et dé là, enfin, leur espoir de devenir les Arbitres des affaires temporelles du Royaume t tors de l'avènement de ce Prince , au trône.
Mais les Français sont généreux et confians.
En voici un exemple assez remarquable»
Eï* 1827 (1a avril), la Gardé nationale parisienne est) suivant l'usage, admise à occuper tous les postes au Château des Tuileries, pour célébrer ainsi V anniversaire de l'entrée à Paris de Charles X,en i8i4«
Le Roi, en passant la revue des Corps destinés à cette garde d'honneur, les félicite sur leur belle tenue, et annonce qu'il passera incessamment la revue de toute la Garde nationale.
Cette nouvelle , bientôt répandue dans Paris | y est reçue avec la plus grande joie , et*, chacun d'en parler comme d'un jour de fête de famille; de s'incorporer dans la même Garde, et de ne pas épargner les frais d'un nouvel uniforme.
lie Roi tient parole*
La grande revue est annoncée pour le ag avril.
Au jour indiqué, une immense population se rend au Champ-de Mars.
Si quelques voix s'élèvent contre le Ministère, les mêmes voix crient et répètent : Vive
LE Rot! VIVE LA FAMILLE ROYALE 1 .
Partout, vif enthousiasme ^ et, chacun , en revenant , de dire et de s'écrier : « Quel beau n jour pour le Roi ! Quel beau jour pour les » Français! »
L' Ordre du jour de satisfaction est signé ou donné verbalement par le Roi.
11 va être inséré au Moniteur.
. Mais, ô vain espoir!
Quelques heures suffisent pour substituer un acte de colère à un acte de justice, de premier mouvement.
Dans une heure très-avancée de la nuit, on
ose venir chez le Roi et lui faire prendre le change sur des plaintes qui lui sont tout-à-fak étrangères.
V Ordre du jour est rétracté.
La Garde nationale est pissouTE (i).
De la joie, elle passe au plus morne silence*
Dans tout Paris, la joie prend le deuil.
Cette dissolution de la Garde nationale, quoique mesure injuste, était légale.
Aussi, se borna- t-on à la dédaigner et à mépriser l'auteur de cette démarche jésuitique.
C'est à l'histoire d'apprécier ces - faits et toute leur influence sur les événemens postérieurs, en ce sens, qu'on aurait déjà peint les Français comme ennemis de leur Roi; que la popularité du Roi nuisait à de sinistres projets, ou que cette popularité n'était pas entièrement sincère.
Quoi qu'il eu soit, le Roi Charles X, peu
(1) L'ancien Gouvernement a trop tôt oublié les services de la Garde nationale parisienne, en 181 { et 181 5, rendus à lui-même et pour le maintien de Tordre public.
On n'oubliera pas, ni ceux qu'elle a rendus en i83o , ni l'attitude imposante de tontes les Gardes nationales dn Royaume.
Tels sont les faits qui aggravent de plus en plus les torts du Roi Charles X,
propre aux affaires publiques, ne présidait le Conseil des Ministres, que pour la forme.
Aidée et soutenue, la Faction secrète prit un tel ascendant sur son esprit, que des Ministres se sont trouvés dominés par cette Faction, dans la nomination aux plus hauts emplois et presque à toutes les places.
CETTE volonté du Roi, jointe à ta ootonte manifeste de la Fartion, peut servir à expliquer la retraite successive et volontaire de quelques-uns de ces Ministres,
De la chute de Charles X.
Dans an Roi, la faiblesse* devenue fanatisme religieux y est an fléau*
i°. Des menées des Jésuites (i).
(l) 1594* — Henri IV fut reçu dans Paris avec la pins grande joie ; les Jésuites ont été les senls Religieux avec les Capucins . qui refusèrent de reconnaître le Roi, quoique Catholique*
Un de leurs élèves , Jean Chatel, frappa le Rot d'un coup de couteau.
Le coupable arrêté, déclara dans son interrogatoire que ses Maîtres lui avaient appris- qu'il était permis et même méritoire de tuer le Koi.
V arrêt du parlement, qui condamna ce fciceqé à la
la Faction absolutiste et secrète règle jusqu'aux exercices du Roi.
Ce sont la Messe et la chasse.
Par U % elle se rend maîtresse des délibéralions et des résolutions.
fMMttt de mort , enjoignit ans Jésuites de sorlir de Paris «Un* trois jours, et du Royaume, dans quinzaine»
Les Parleotens de Rouen et de Dijon bannirent également les Jésuites , de leurs ressorts*
A\ U, — JâsotTXS««— Il faut Lien se garder, i°. de confondre avec ce» Religieux ultramontains , notre Clergé Ordinaire, qui , d'accord arec le Tiers-Etal, a , dans des Assemblées solemnelles , bliraé leurs prétentions , comme contraires aux paroles de JAsus-Christ , dont ils abonni; et leurs doctrines, comme dangereuses pour la foi ; a°. de rejeter sur le Clergé , en général , les folies ou les délits isolés t d'aucun de ses Membres»
Il ne s'agit pas, dans la Compagnie de Jésus, dont Tordre remonte à i538 ou i53o, d'un simple esprit de Corps, pour la pratique e t l'exemple des vertus, mais d'un esprit de domination temporelle et universelle; Compagnie nourrissant ses Novices de doctrines abominables, et de lie! , an lieu de règles de charité et de tolérance; faisant , provoquant et recevant des ajfiliés dans tontes les classes de l'Etat; Compagnie ou Ordre, sans Constitutions fixes ni connues ; n'ayant que des antres-ténébreux pour forger «les fers et lanrer partout des moovemens insurrection-
nels et des troubles dans les Etats /afin de s'emparer du
, pouvoir temporel et des biens; ayant enfin à leur tête, un
.' Général, se prétendant Monarque universel, et n'étant
Çu'un Dictateur tyran. (Y* aux docum. bbtoriq*, n* il.)
La Charte et le seront d'observer la Charte, se présentent toujours, comme des obstacles à l'accomplissement de ses projets d'hostilité contre la France.
Les affaires publiques marchent lentement avec la Charte constitutionnelle , ou sous le nom de cette Charte que le Roi lui-même déteste.
Mais le venin est préparé, le fiel s'exalte.
Malheurs à ceux qui vont les partager et les employer à leurs desseins coupables !
La Faction Jésuitique dit et répète à Charles X:
« Vous connaissez vos devoirs religieux et les droits de l'Autorité ecclésiastique.
» Vous savez que les autres ont tout, et que la Sainte Eglise n'a plus rien.
» Venons au fait.
» Les Français sont vos ennemis jurés*
» Vous auez perdre voire Trône , si vous ne recourez promptement et violemment à votre ancien pouvoir absolu ; sauf, selon les circonstances, à rentrer dans la Charte, ou dans quelques articles de la Charte.
» Cette Charte n'est que conditionnelle.
» 11 en est de même de votre serment ,
( 7* ) quoique juré sur Y Evangile et au pied des autels. *
» Vous êtes le pouvoir constituant ; — celui qui a droit de faire les lois, a le droit de les modifier, de les abroger.
» C'est là, une des règles élémentaires du droit civil, du droit commun et du droit canonique.
» Au reste, le Ciel n 1 aide que ses dévoués Serviteurs,
La FACTION dit à un de ses plus notables affiliés :
<* Le moment de donner de nouvelles preuves de votre dévouaient au Roi , est arrivé*
» Nous vous choisirons des auxiliaires dans îles hommes , soit violens, soit ambitieux, soit faibles , mais également très-dévoués au Roi,
» Vous tâcherez de n'en faire, selon votre bon plaisir, que des Chefs de bureau*
» En cas d'opposition ou de dissidence, vous interposerez le nom et la volonté dp Roi ; ils y croiront , et nos Coups d'Etat revêtus des signer tures de tout Notre Ministère, en imposeront davantage au peuple.
» Un sûr moyen de réussir, c'est de frapper son ennemi pendant le sommeil.
» Nous nous chargeons donc de protester et
Je faire protester jusqu'au .dernier moment, contre les coups d'Etat, et d'accuser les libéraux, d'imposture à cet égard (i).
» II n'y point à hésiter..
» L'armée dévouée, est la pour nous appuyer.
» Mais prenez-y garde. . .
» Nous vous devons un important avis, comme gage et preuve de notre bonne foi.
» i°. Dites : plus de concessions ; mais agissez en ce sens : point de concessions.
» 2°. Tout est perdu si, au moment de la publication des actes de la véritable restauration, et de leur exécution , vous hésitez, et si vous laissez arriver quelques libéraux jusqu'au RoL
» Prenez donc toutes vos mesures sur ce points capitaux.
» Wkxs n'abandonnerons jamais le Roi (2).
» Dieu et son Eglise attendent tout de votre ferme résolution,
» Soyez ? enfant inspiré de FEgfise^ pour le salut de la FRANCE.
(1) Outre les écrits publiés parla Faction jésaiiiqne, 0x1 avait aoStessi aux Pairs et ans Dénies', leurs lcttrea rie convocation , peu de jours ayant les fameuses Oïd >.it*aL? ces du 25 juillet i£3o.
{*) Voye» page 8a j a>an>Jernier<i/m/a#
( 74 ) . ' » Comptez sur nous.
, » JKous allons prier pour le Roi et pour TOUS. »
Trop malheureuse disposition !
Qu'allez-vous croire ?
'Qu'allez-vous faire de cette coupe empoisonnée?
Le venin une fois pris , le mal e st sans remède.
La folie prend tout sur son compte*
Les Coups d'Etat, tant de fois démentis, sont lancés dans la nuit du ^5 juillet i83o.
Les mesures ultrà-légales sont publiées le 26.
La Charte et les Lois sont violées; c'est- àclire la presse périodique détruite ; la censure rétablie ; les opérations des Collèges électoraux annullées sous la forme d'une dissolution delà Chambre des Députés ; les lois él^torales abrogées et remplacées par un vain simulacre d'Elections et par des Ordonnances.
Triste et pénible situation pour les Français !
a . — ► NoTIGE sur les journées de la fin de juillet i83o.
Paris. — Lundi a6. — // est neuf heures du
matin. *
On lit les Ordonnances ou les Àrrâls dp ser*
vïtude ; on les relit ; on lies rapporte sans commentaire.
Aces bruits sinistres, on sort de son domicile.
On s'aborde; on s'accoste; bientôt on se quitte.
De toutes parts on s'interroge par ces mots