DES JÉSUITES
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s de trente-trots an», il chercha à étudier le Latm r roir y faire de progrès»
Paris, ed 1 534, oà il conquit des Disciples, parmi nés instruits, et c'est dans, l'Eglise de Mon* marris) , que lai et ses Disciple!» firent le vœu <T ente le voyage de Jérusalem , pour la courmsrorf les da Levant} en Jette êmH $e* la Ville d« le berceau de cette trop fameuse Société «Je-
Etendit qu'il avait eo> des extases f de* visions ,
emens et des communications arec- Jésus-Christ,
lésai tes ont appelées, de* faveurs abondantes-
i Ciel.
ne peu instruit, il n'en composa pas moins son»
Exercices $pirityel&.
e il avait l'imagination pleine des exewices. roi»
il lît cet ouvrage sur le plan 4e ses idées gue*-»
présente Jésus-Christ sons la figure d'an Ro» ix , qui invite ses sujets à le suivre dans une ex* qu'il va tenter contre le Diable (t) son enpeint ces deux ennemis comme deux grands Mofui se déclarent la guerre.
5'^9, il se rend à Rome avec quelques Discii~ insinue chez les Grands et leut fait la cour. ar cette adresse que x malgré tons- les obstacle» contré, il vient à bout de faire approuver son
i apercok déjà l'esprit de cette Société, tendant 1er la terre , cVst-à-dine les- Rois, Ira Peoplrs e* )rdres des États; enVarrogeaut a* nom de J.*G* le Monarchie, et en assignant! ses .ennemis une; ion abominable , sous une figure hideuse..
Ordre par le Pape, Paul 111 , et son Institut par uoe Bafle
de i54<>.
En i554i Us Jésuites se présentent ^oir être reçus e a
France.
Voici le Jugement que la Faculté d« Théologie de. Varia porta sur ces Pères, à .celle époque, et qu'on n'a, patJGraint d'appeler xkuepropfrétif*
LaFacuHé, dont -le Parlement demanda rt l^aris, pro-* nonce que « la Société soustrait de l'obéissance et de la' » soumission due aux Ordinaires; qu'elle prive injustement «les Seigneurs tant Temporels qu'Ecclésiastiques, de* » leurs droits; qu'elle apporte du trouble dans l'une et » dans l'autre Police; cause plusieurs sujets de plainte' » parmi le peuplé , plusieurs procès , débats , conteur » tions, jalousies, et différens schismes ou divisions;» » qu'elle parait dangereuse poar de qui concerne la vjoi; capable de troubler la paix de V Eglise, renverser » l'ordre Monarchique > et plus propre à détruire qu'à » édifier » (i)*
(i) Après trois siècles-, la Compagnie de Jésus a suivi la conduite de son Fondateur, pour arriver à son but de domination générale et absolue» Elle n'a point dé— menti la Sentence prononcée contre elle , par la Faculté ne Théologie de Paris , en i554-
Les Jésuites sont dévots avec les dévots, mondains avec les i mondains: même tenue par les missionnaires : souvent, paroles triviales et gestesmilitaires lors de leurs conférences.
De la, des cantiques peu soignés dans le style et les paroles , chantés sur les airs les plus mondains , et même far des airs républicains.
Au<si 1 sans plus d'étonnement , des Officiers, de la garde de Napoléon se sont faits Missionnaires , parce qu'il s'agit toujours de commander, et d'être de ce monde*
i«. Des progrès de la Congrégation des Jésuites et à\
sa conduite. t
Se» progrès sont rapides et considérables.
« À peine les Jésuites se stmt-ils montrés, qu'on les' vort se répandre dans tout l'Univers, devenir les Maîtres de l'éducation et des Séminaires; les Confesseurs des' Bois , les dispensateurs des grâces r tes distributeurs de' tontes les places dans PEtat civil et ecclésiastique , quel-' quefois même des Couronnes : en un root > les Arbitres' 4e tous- tes grands événement. On les à vus acquérir des richesses immenses, en Biens-fonds , en bénéfices qu'ils' ont réunis à leurs ma bons; former de grands et brilfans Elablisseroens , «t Jefer les fondemens d'une Monarchie universelle, eu état de tenir contre les Princes puissans. ' C'est dans ces vues que tes Jésuites donnent à leurs-' Chefs ou Supérieurs r là qualité de Général de l'Ordre ,.' et qu'ils mettent sur le tombeau d'Ignace, leur Patriarche y inscription suivante : « Qui que tu sois, qui te représentes dans ton esprit > l'image du grand Pompée -,* de César ou d'Alexandre , ouvre les yeux a la vérité , et lu verras sur ce marbre , qu*lGv\c& a été" PLUS grand que tous ces conquérais S. »
Jésus-Christ, en établissant son Eglise , en a pourtant expressément, exclu toute domination. Il * déclaré que cet. genre de Gouvernement, appartenait aux Rois de la terre.
«Xavier, le premier des Missionnaires , qualifié par les Jésuites d'Apôtre des. Indes, avait (ait vœu de pauvreté; et voilà que pour en imposer aux Princes payens, il pa- # rait devant eus; avec les étoffes les plus riches, avec des. équipages et un nombreux cortège de' laquais.
Ces prétendus l»ons motifs de conterai on n'ont cesse dPêtrie les mêmes à l'égard des gens du inonde , et pour tromper les peuples crédules*
Les Apoires du Nourau-Monde ne sont donc plus les Apôtres des premiers siècles.
Quoi qu'il en soit , les Jésuites obtiennent des Papes plus de quarante Bulles > toutes constitutives des prfvi-, léges les plus eiorbitans; entre autres 9 ils font décider; que le Gouvernement de la Société est vraiment JUenarchique.
Ils sont Time de la faction de la Ligue en France, et conspirent contre Henri ni et Henri rv.
Ils sont auteurs d'une foule de conspirations centre la» Reine Elisabeth et le Roi Jacques en Angleterre , et contre les Grands en Pologne et en Russie; plus tard , ils commettent des excès à Gênes, en Styrîe , dans la C#rynthie et la Carniole; en Hollande» en Suisse f en Bohême , a Louvain , en Pologne. ,
lis osent attaquer les Evéques en Angleterre et en France , jusqu'à contester la nécessité de l'Eptscopat.
Ils sont tantôt chassés , tantftt réintégrés à force d'intrigues ; mais définitivement condamnes et réprouvés en France.
>. Des Constitutions et Privilèges de la Société mV
Jésus.
Jamais onn'a pu définir ce qu'est la Cbmpqgni^é* Jésus.- Est-elle Régulière? Est-elle Séculière? A ce* questions les Jésuites répondirent d'abord qu'ils étaient*; Mes quales ( tels quels )\ et ensuite qu'ils étaient ]atV,
sjotïers en Italie, et Séculiers en France ; comme si les membres d'un même corps , gouvernés tous par les mêmes lois et par un même Chef, appelé GÉNÉRAL, qui commande en vrai despote, pouvaient changer d'état à volonté*
Quant aux Constitutions de la Société , elles n'ont jamais été vues, et jamais examinées par les autorité* , dans les Royaumes.
La Compagnie se bornait a montrer quelques - une* des Balles contenant les privilèges qui lui avaient été accordés par les Papes » et, à la seule inspection, on lui faisait promettre d'y renoncer et de se conformer entièrement à la disposition du Droit Commun.
Promesses seulement données et jamais tenues.
Pasquier, dans son Catéchisme des Jésuites ( p. M9t) , rapporte entr'autres»ce fait : « Lager, Recteur des Jésuites » de Bordeaux, déclara qu'il n'obéirait aux Maires, et » Jurais qui l'avaient mandé , pour obvier à une sédition; » disant qu'il les reconnaissait pour magistrats politi- * ques sur les Bourgeois de la Ville , et qu'eux , ni autres » Juges, de quelque Nation, qualité et dignité et autorité » qu'ils fussent, n'avaient aucune puissance sur la Corn* » pagnie ; ains ( mais) seulement N. S. P. le Pape , on » le Général de leur Ordre. »
L'Institut de la Compagnie est un Mystère ; c'est une rè n le générale pour les Jésuites , de n'en rien communi* qucr aux étrangers.
Tout les Jésuites ne sont pas même admis à ce secret de Corps : Les Jésuites novices ne sont pas admis à connaître la Constitution en entier , mais seulement un
Voici une règle qui pareil incroyable , mais qui avait pour objet, le projet de U prétendue Monarchie de la Société.
Non-seulement le fond de l'Institut des Jésuites de* meure inconnu aux Souverains et aux Magistrats; mais quand les Jésuites consentiraient à le leur faire connaître, les Etats n'en seraient pas plus en sûreté; car il est de l'essence de cet Institut , que les Jésuites aient la pleine liberté de le changer et de le transformer a leur gré, selon la variété de leurs intérêts, sans la permission des -Puissances , et sans avo r besoin de prendre de nouveau 4eur autorisation.
Ce sont des Rnlles des Papes, en date de i5$ et i5^Q, qui, les . premières, ont accordé cette faculté insolite et .exorbitante , en Disant: « Toutes autres Conslii niions >> seront par grâce spéciale , et ipso facto , censées ap- *» prouvées par le Sauit Siège. »
La Société* toujours po;ir fonder et propager sa Monarchie, peut, d'après la nature de son Institut , admettre dans son sein , les hommes de tons les Ordres» les LaiVs , les gens mariés, les Evéqnes , les Papes , les Empereurs et les Rois; et ( dit-on ) jusqu'aux individus de toutes les Religions.
* La Société, prise dans le sens le plus étendu , rompre ml l ou s ceux quj vivent sous l'obéissance du Gène» rai; même les novices; et dans le sens le plus restreint e} le plus propre, la Société ne comprend que les profès; non qu'elle n'ait pas d'autres membres: mais parce que \es proies en sont .les membres principaux, ..et que ce n'est flu'au milieu d'eux, qu'est pris le petit nombre ( atigmi)
Se ceux qui ont voix active et passive (1) dans l'Election du General*
. .Suivant les termes, le vœu est absolu ; mais il finit ainsi : « JLe tout entendu selon les Constitutions de la Société, » Par celte restriction mentale , le vœu n'est que conditionnel; de là suivent deax effets; premier, liberté pour se délivrer de ses vœux, y compris relui c!u Général . — second , il n'y a point de Jésuites qui ne puissent être renvoyés*
On l'a déjà dit
Le régime de la Société est Monarchique, même despotique.
C'est pourquoi toute Pautrrité , l'universalité de ses biens , de son administration » de sa direction, sont réunis dans la seule' main du GéwéRAL.
Selon l'Institut de cette Société, aucune autorité temporelle, ni spirituelle, les Conciles, les Evêques , les Papes mêmes, ni les Rois ne peuvent rien contre e'ie; file est affranchie de toutes leurs lois et de toute dépendance à leur égard*
- Il est encore de la nature de son Institut de réunir dans la. main de son Chef, de grands biens et toutes les richesses nécessaires à l'étendue de ses vues de Monarchie universelle; et xle je 1er dans ses filets* les Grands. par une doctrine adoucie , par une morale commode.
- (1) Expressions de l'auteur ( t. 3. , p* 549 ) » ilT & s des ^onsiituttons,
C tao)
OOVCLUSIOK.
P'après tout cela, qui ne s'écriera pas avec M* Pitktm (i) : qœ « U façon de procéder dont usent les Jé- » suites, tend à un remuement universel, et à établir, » far trait de temps» dans le monde , telle forme de
qu'il lear plaira. »