TIERS INFÉRIEUR. — SECONDE AMPUTATION AU TIERS SUPÉRIEUR
A la bataille de Sontay, le nommé Génot, sergent à la légion étrangère, reçoit un coup de feu qui lui fracture l'articulation fémorotibiale. Le plateau du tibia et les condyles du fémur sont brisés ; toutes les parties molles environnantes sont fortement contusionnées et dilacérées. L’articulation complètement traversée ne permet plus
aucun mouvement. Une fièvre violente se déclare chez le blessé, et
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pendant un moment le chirurgien craint de ne pouvoir intervenir. Le troisième jour après la blessure, on décide l’amputation au tiers inférieur de la cuisse, et elle est supportée par le malade avec le plus grand courage. Mais, pour la pratiquer, on a soin d'économiser le plus de parties molles environnantes, que l’on sectionne à très peu de distance des points où s’est limitée la contusion. Pendant le premier mois, la cicatrisation semble devoir se faire rapidement ; mais bientôt le moignon, qui avait d’abord paru bien fourni, s’amincit et donne enfin issue à l’extrémité du fémur. Dès lors, tout travail de cicatrisation s’arrête ; et le malade, considérablement affaibli, est envoyé en France. À son arrivée à Toulon, c’est-à-dire trois mois après avoir été blessé, il est soumis à une seconde amputation pratiquée à l’union du tiers supérieur avec le tiers moyen de la cuisse. Ce sergent, mis alors dans des conditions de guérison très favorables, se relève peu à peu des fatigues subies pendant la traversée, et dès lors la cicatrisation ne se fait plus attendre.
Il sort de l'hôpital de Toulon complètement guéri, muni d'un
appareil prothétique et pourvu d’une pension de retraite.
OBSERVATION Ne 7
OSTÉITE SUPPURÉE DE L'ARTICULATION TIBIO-TARSIENNE GAUCHE. —-