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partie inférieure de la plaie une mince pellicule blanche

14 janvier. — Les téguments ont un aspect presque livide ; la plaie est envahie par des fausses membranes, les bords sont œdématiés. On la soupoudre de chlorate de potasse et on applique par dessus une couche de coton hyrophile, imbibé de liqueur de

Van Swieten.

23 janvier. — Depuis trois jours, on panse le malade avec une pommade composée de goudron et de térébenthine à parties égales, sous -l’influence de laquelle la tuméfaction des bords de la plaie

diminue sensiblement et finit par disparaître.

10 mars. — Le moignon est entièrement cicatrisé.

Je n’ai cité ces deux opérations, faites sur le membre supérieur, qu’à titre d'exception. Ici sans doute la conservation devait être recherchée ; cependant, malgré tous les efforts, l’amputation n’a pu | être évitée et a seule pu donner un résultat heureux. Et pourtant Dieu sait avec quelle sollicitude jalouse les deux opérateurs, M. Fontorbe, pour le premier, et M. Bodet pour le second, veillaient à leurs malades, ne laissant à personne autre le soin de les panser.

Malgré tout, des complications de toutes sortes ont, comme on le voit, retenu ces deux hommes à l’hôpital, et il a fallu s’ingénier pour combattre, même après l’amputation, les conditions déplorables dans lesquelles ils s'étaient trouvés placés, par suite des opérations précédentes, de la suppuration qui en avait été la conséquence, et des efforts infructueux qu’ils avaient été obligés de faire pour obtenir la guérison. Dans ces deux cas, la Chirurgie conservatrice a trompé les espérances qu’on avait conçues, alors pourtant que tout se trouvait réuni pour qu’il fût indiqué d’avoir recours à elle en premier

lieu.

OBSERVATION No 10

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