Articles 7 et
4. Articles 1, 2 et 3. — Lettres d'un instituteur du Jura, d'un instituteur du Puy-de-Dôme, d'un instituteur des Deux-Sèvres, reproduites dans le Rapport au Ministre de l'Instruction publique de M. Aubert, docteur es sciences, professeur au lycée Charle* magne. (Journal officiel du 25 octobre 1910, p. 1283, col. 1.;
avoir, dans cette calamité qu'il perpétue, une terrible responsabilité. Lui qui, dans un esprit de lucre méprisable, multiplie les débits de boissons nocives, met, pour ainsi dire, le verre perfide sous le nez du travailleur et précipite la dégénérescence physique et morale de la démocratie, me semble quelque peu pharisaïque dans son instance à faire à l'alcoolisme une inoffensive guerre de parole et d'images... Ah! il y a le budget et la morale a des raisons que le budget ne comprend pas; puis, il y a la clientèle électorale des mastroquets! il y a [les puissants distillateurs!... Mais, au-dessus de tout cela, l'État oublie-t-il qu'il y a la France1 ? »
S'il est réconfortant de trouver ces pensées vigoureuses sous la plume d'un instituteur, le chefd'œuvre de la déraison serait de les avoir publiées au Journal officiel et de ne pas leur opposer le prompt démenti d'une action un peu virile. La loi est-elle une enseigne menteuse? le Gouvernement n'a-t-il point de prise sur les administrations locales et les parquets qu'il doit diriger? les maires peuvent-ils s'arroger le droit d'empêcher la police et les gendarmes de faire leur devoir? la justice restera-t-elle plus longtemps inerte?