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Dégageons la signification, très claire, de ces chiiïivs :
En 1830, le droit est abaissé de 55 francs à 37 franges : la consommation fléchit de 1 litre 12 à 1 litre 9, ce qui
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est insignifiant, et remonte, l'année suivante, à 1 lit. L3 pour s'élever graduellement, en 1854, à 1 litre 68. ; En 1855, le droit est porté de 37 francs à 60, soit une augmentation de 45 % ; la consommation, qui est de 2 litres, s'élève, en 1856, à 2,13 et en 1857 à 2,29, chiffre où elle va rester à peu près stationnaire jusqu'à la fin de l'Empire, non point à cause de la surtaxe, mais, comme on l'a vu plus haut, à cause du décret de 1850 qui soumettait à l'autorisation administrative l'ouverture des débits de boissons.
En 1871, le droit est porté de 90 francs à 150 francs; il est presque doublé; la consommation fléchit un instant, en 1872, mais d'une manière insignifiante, de 2 litres 81 à 2 litres 09, l'année précédente (1871) ayant été d'ailleurs une année exceptionnelle; mai- elle remonte, en 1873, avec une nouvelle surtaxe de 6 fr. 25, à 2 litres 59; en 1875, elle revient à 2 litres 82 pour ne plus cesser de monter.
Voici donc une première preuve mathématique, irréfutable, que l'augmentation des droits de l'alcool, même quand elle est de 50 et de 60 %, ne fait pas fléchir la consommation.
Si, au lieu de considérer la consommation moyenne, nom comparons la progression des droits avec la progression des quantités imposées, les chiffres seront peut-être encore plus démonstratifs.
Ainsi encore, le droit sur l'alcool, qui est en 1854 <!•' '.\~< francs, est porté en 1885 à 60 francs; la matière imposable, qui était de 601.699 hectolitres en 1854, s'élève à 714.813 en 1855, et à 768.394 l'année suivante.