Bulletin de statistique, juillet
fraude continua pendant toute cette période, etr de l'aveu explicite de l'Administration, elle a été considérable1. L'Administration n'a pas pu en déterminer l'étendue, parce que, « sous la pression des bouilleurs, elle avait vu réduire ses moyens d'action »; mais il ne paraît pas excessif de la chiffrer à 20 millions.
A quelque évaluation nécessairement approximative qu'on s'arrête, il n'est donc pas contestable que les statistiques officielles de la consommation de l'alcool sont inférieures à la réalité et qu'elles le sont surtout pour la dernière période décennale où les quantités d'alcool taxé, après une progression régulièrement ascendante, ont fléchi d'environ 400.000 hectolitres2.
La direction des contributions indirectes a expliqué, d'une façon qui semble irréfutable, ce fléchissement3. La consommation de l'alcool taxé a diminué, depuis dix ans, parce que, à la suite de la loi du 29 décembre 1900, qui a élevé de 156 francs à 220 le tarif du droit général de consommation pour remplacer le produit des taxes supprimées sur les boissons hygiéniques, les commerçants, « afin de