Bulletin de statistique, juillet
2. Spiritueux proprement dits, vermouts et vins de liqueur. (Bulletin de statistique, juillet 1910.)
ÙQ CONTRE L'ALCOOLISME
35 (Seine-Inférieure)1. — Et, si du département vous descendez, dans ces régions les plus infestées, n la commune, c'est pis encore. Car, dans certains coins du Mortainais et de la Hague, le pays du « café à la mort » où l'alcool remplace l'eau dans la cafetière, nombre de cultivateurs et de pêcheurs n'absorbent pas moins d'un demi-litre d'eau-de-vie par jour2. Car, dans certains villages de l'Orne où l'homme sobre est celui qui ne consomme qu'un litre d'eau-de-vie par mois, les trois quarts de la population mâle consomment environ 2 litres par semaine, soit 80 litres par an, et les femmes leur "litre et demi par semaine3. Car, dans l'Eure, à Pont- Audemer, au rapport du capitaine de la gendarmerie, à Rugles et à Routot, au rapport du juge de paix, beaucoup de paysans et, aussi, d'ouvriers de fabrique absorbent un demi-litre par jour et même davantage'. A Londinières, dans la Seine-Inférieure, les hommes boivent en moyenne 60 litres d'alcool par an, les femmes de 20 à 25 et les enfants adultes de 9 à 10; et il en est de même à Tôtes, à Bcllencombre, à Neufchâtel-en-Bray5. — A Carpiquet