Ibid
(Calvados), plus de trente femmes boivent au moins 4 litres d'eau-de-vie par semaine; à Saint-Pierre de Mailloc, les hommes, ceux qui ne sont pas comptés parmi les ivrognes invétérés, 1 litre d'eau-de-vie à 70 degrés par semaine; les femmes du pays d'Auge ne boivent pas moins que les hommes et il n'est point rare d'y voir arriver à l'école des enfants ivres1. De même dans l'Eure2. De même dans l'Aisne3. — Les 1.600 habitants de Gouville (Manche) ont bu, en 1902, 40.000 litres d'eau-de-vie \ — Et tous, ouvriers agricoles et pêcheurs, et leurs femmes comme eux, sont payés à la fois en argent et en alcool, « un pot de cidre par franc, un litre d'eau-de-vie par chaque vingtaine de francs5 », — ou ils refuseraient le travail, — et il y a des patrons de pêche, et des industriels aussi et de gros négociants, qui payent en bons ou jetons d'alcool la presque totalité des salaires, dont la place serait au bagne et qui sont riches et considérés.