‹ Contre l'alcoolismeChapitre 33 sur 125 · Conférence à l'Institut psychologique, 15 novembre · texte numérisé non relu

Conférence à l'Institut psychologique, 15 novembre

qu'il Test, « non pas comme le charbon, mais tel le soufre dans la machine1 ». Lapicque convient qu' « on peut s'en servir pour chauffer la chaudière humaine, mais il la dégrade2 ». — Mais, dès que le débat ne porte plus sur la dose « hygiénique », sur l'usage modéré et, même, très modéré3, l'unanimité est absolue et sans réserve. Et, sans doute, « la sensibilité et le pouvoir de résistance à l'alcool sont extraordiniarement variés chez les hommes, comme à l'égard des autres poisons' », et « il y a inégalité devant l'alcool », comme devant la grippe et la peste, le froid et le chaud, l'excès de misère et l'excès de bien-être, la fatigue physique et la fatigue intellectuelle, « parce que chacun réagit par son idiosyncrasie5 ». Mais, à forces égales, des qu'il n'y a plus usage, mais abus, dès que l'usage commence à devenir chronique, l'herbager de la vallée d'Auge n'est pas moins sûrement conduit à toutes les déchéances physiques et morales par l'eau-de-vie de ses pommes que l'ouvrier des villes par l'alcool industriel des assommoirs et que l'homme du monde par la fine Champagne à 100 francs la bouteille.

Page 1