Triboulet, loc. cit., p
2. « Ainsi s'explique le mécanisme de la mort de maints ivrognes. » (Triboulet, loc. cit.).
firmer ses promesses. — Il dit au sang : « Je te réchauffe », et il le glace, après que la peau s'est d'abord sentie réchauffée. Il dit à l'estomac : « J'accélère la digestion », et il l'entrave, la ralentit, après que la muqueuse, irritée d'un premier contact, a accru d'abord la sécrétion du suc gastrique. Il excite d'abord la sécrétion de la bile, mais, à mesure que se prolonge l'ingestion du liquide spiritueux, la fonction hépatique s'inhibe par paralysie des tissus, et, au travail exagéré d'une heure succède implacablement la déchéance fonctionnelle jusqu'à la mort même des cellules1. Le pouls se précipite, puis se ralentit2. Pareillement, les échanges organiques. — Le premier a coup de fouet »3 de l'alcool, « le banal réflexe » de l'irritation des muqueuses qui a accéléré passagèrement le jeu du système nerveux, excite l'énergie musculaire, mais, moins d'une demi-heure après l'injection de la dose « efficace », le travail tombe au-dessous de la normale4, et il ne faut pas un très grand nombre de coups de fouet pour « casser les reins » du débardeur ou « couper les jambes » du
1. « Les médecins anglais emploient couramment l'expression de Gin drinker's liver (foie du buveur de gin). » (Triboulet,p. 173.)