Bulletin de VAcadémU de médecine, t. XXXVI, p. 56 et
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générale résultent de plusieurs centaines d'observations concordantes. S'il n'a pas été encore possible de préciser les faits de transition qui sont les étapes du trouble fonctionnel à la lésion1, l'action de l'alcool a été très exactement déterminée, « tant au début qu'au dénouement de l'intoxication ». Son effet primordial est de provoquer des troubles vaso-moteurs, autrement dit de congestionner les régions qu'il aborde et d'altérer les cellules par déshydratation et par d'intimes modifications chimiques; finalement, il endurcit les tissus et détruit les éléments cellulaires.
Le processus de l'alcool va ainsi de la congestion aiguë à la sclérose et, nécessairement, il mettra plus ou moins longtemps à s'accomplir, selon la force de résistance plus ou moins grande des facultés nutritives et plastiques du buveur2. Mais qu'il achève ou non son œuvre de destruction toxique sur le cœur ou sur le rein; bien avant qu'il ait provoqué ou l'embolie ou l'une de ces inflammations si cruelles de la prostate qu'on a vu « souvent » des malades « abréger leur supplice par le suicide3 »; avant même que ses tares coutumières
1. Joffroy, Recherches expérimentales sur V alcoolis me chimique; Triboulet, loc. cit., p. 165.
2. Bulletin de V Académie, t. XXXVI, p. 82, communication de -Chauffard.