‹ Contre l'alcoolismeChapitre 7 sur 125 · YVERNÉS, loc. Cit · texte numérisé non relu

YVERNÉS, loc. Cit

efficace des lois répressives sera celle qui frappera les magistrats qui n'appliqueront pas les autres. L'abrogation du décret-loi de 1851 ne lut point proposée à l'Assemblée nationale; elle l'aurait certainement refusée. Jusqu'aux derniers mois de son orageuse et laborieuse existence, où la lièvre électorale la prit, elle essaya d'arrêter la marche ascendante de l'alcoolisme. L'augmentation des droits en 1871 (150 francs au lieu de 90 francs, soit 66 %) ayant donné des mécomptes, en raison de la recrudescence de la fraude, elle soumit les bouilleurs de cru à l'exercice (loi du 2 août 1872). La consommation taxée se releva aussitôt de 200.000 hectolitres1, pendant que les quantités fabriquées fléchissaient du double-. Grâce à une application passagèrement vigoureuse des lois sur les débits et sur l'ivresse, parce que les hommes au pouvoir, républicains ou conservateurs, répugnaient encore à capituler devant l'éternel « charentier » d'Aristophane, le nombre des ■ abarets diminua, en une seule année, d'environ 6.0003. Par malheur, ce souci des intérêts généraux du pays dura peu. Quinze jours avant de se séparer,

1. De 755.464 hectolitres en 1872, à 934.450 en 1873 et 970.599 en 1874.

2. De 1.891.000 hectolitres en 1872, à 1.424.000 en 1873 et 1.532.000 en 1874.

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