De 348.599 en 1872, à 342.980 en 1873 • 142 622 sa
L'ALCOOLISME ET LES DEBITS DE BOISSONS il
l'Assemblée rétablit le privilège des bouilleurs de cru (loi du 14 décembre 1875).
Les conséquences de cette complaisance électorale ne se tirent point sentir immédiatement, du moins sur les recettes, parce que la réduction considérable de la production des vins, qui fut déterminée peu après par les ravages du phylloxéra, accéléra le mouvement des consommateurs vers les alcools d'industrie. Le fisc ne pouvait que gagner à la substitution de l'alcool d'industrie, dont la production était facile à surveiller, à l'alcool de fruits ou de moût qui, se fabriquant, en grande partie, chez le récoltant, échappait à tout contrôle1.
La diminution des recettes qui se produisit dans les départements à bouilleurs de cru (soit environ 20.000 hectolitres) se trouva être insignifiante en comparaison de l'augmentation des recettes sur les alcools de betteraves et de mélasses. Fabrication et consommation de l'alcool ne cessèrent de croître dans une énorme progression, à peine interrompue par la crise économique de 1882. D'un million d'hectolitres en 1876, les quantités taxées d'alcool s'élevèrent a 1.300.000 en 1880, à 1.400.000 l'année d'après, pour atteindre enfin, en 1892, le chiffre