Bulletin de statistique, juillet
de 1. 700.000'. Les bas prix de l'alcool d'industrie, qui ne s'élevèrent jamais au-dessus de 50 francs et tombèrent jusqu'à 39 et 36 francs, n'en restaient pas moins largement rémunérateurs pour les fabricants et poussaient à une consommation d'année en année plus considérable. Des essences, plus nocives peut-être que l'alcool lui-même, ajoutèrent à la toxicité du breuvage.
Les impuretés qui altèrent les alcools d'industrie obligeaient, en effet, les distillateurs à mélanger leurs produits de substances aromatiques2; ces substances excitaient le goût, aidèrent au succès.
Toutes les classes de la société, mais surtout les plus pauvres, s'imbibèrent de boissons à essence. Dès 1876, la quotité moyenne d'alcool pur est, par habitant, de 2 litres 71 ; en trois ans, elle atteindra 3 litres pour n'en plus descendre.
Si l'opinion n'avait pas été absorbée alors par les luttes politiques entre les partisans du régime républicain et ses adversaires, elle se serait vraisemblablement inquiétée, comme le firent dès lors les médecins et quelques sociologues, de cette alcoolisation, non moins effroyable par sa rapidité que