‹ Contre l'alcoolismeChapitre 81 sur 125 · Triboulet, loc. cit., p · texte numérisé non relu

Triboulet, loc. cit., p

3. Barthez, Revue générale de médecine et de thérapeutique, 1895, cité par Triboulet.

an1; — quand la proportion des électeurs alcooliques, d'une part, des impulsifs, des névrosés, des imbéciles, des demi-fous, « incapables de se conduire eux-mêmes », d'autre part, des mendiants, des souteneurs, des « apaches », de toute une tourbe limitrophe de la criminalité, va sans cesse croissant « dans une démocratie de suffrage universel2»; il ne suffit pas d'enregistrer chacune de ces conséquences directes ou indirectes de l'alcoolisme, il faut en faire l'addition, — et le résultat de l'addition, c'est le pays lui-même atteint « dans sa vitalité » et dans l'ensemble de ses forces. Le germe de « la dégénérescence physique et intellectuelle» de la race a été introduit dans la nation3.

Ce n'est donc pas seulement dans la chair et dans le cerveau de dix mille aliénés, d'autant de malfaiteurs, des trois quarts de la criminalité juvénile, de quarante mille tuberculeux, de deux à -trois cent mille indigents et miséreux, de plusieurs centaines de mille de rachitiques et de dégénérés que sont inscrites les conséquences de cet immense empoisonnement, mais c'est dans la chair même de la

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