Voir le texte de notre première proposition, p
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sions des assemblées communales à un référendum auquel participent les femmes. Môme dans ce pays si merveilleusement décentralisé qu'est la République des États-Unis d'Amérique, la réglementation des débits est affaire d'État. La dispersion sur toute la surface d'un énorme territoire, du corps électoral d'où émane le pouvoir central, c'est son indépendance devant les cabaretiers. Les pouvoirs locaux ne sont chargés que de l'exécution des lois1. — Vraisemblablement les municipalités accorderaient toutes les autorisations qui seraient réclamées, le bulletin de vote sur la gorge, par des électeurs influents et « amis ».
Même insuffisante, notre législation sur les cabarets aurait donné quelques résultats, si l'application en avait été confiée à des mains plus fermes, moins débilitées par la peur électorale. La loi de 1873 sur l'ivresse publique réprime la vente des boissons alcooliques à un ivrogne ou à un mineur de seize ans; les maires n'en surveillent pas plus l'exécution que ne font les gendarmes et les parquets. — La loi de 1884 confère aux maires des attributions qui ne sont pas inférieures à celles « des législations les plus sévères d'Amérique2 »: ils
1. Dupré-Latour, Les municipalités et la réglementation des cabarets, rapport au premier Congrès national contre l'alcoolisme.