‹ Contre l'alcoolismeChapitre 95 sur 125 · Dupré-Latour, loc. cit · texte numérisé non relu

Dupré-Latour, loc. cit

ont le droit de fixer les heures de fermeture et d'ouverture des cabarets dans une commune, celui de prendre toutes dispositions pour qu'ils ne deviennent pas des lieux de débauche, celui d'y interdire le service de femmes autres que celles de la famille du débitant1, d'en proscrire les filles publiques2, d'y prohiber les jeux de hasard3, d'en fermer l'accès à tous les mineurs accompagnés ou non de leurs parents4; tous ces droits sommeillent parce que « la peur de l'urne » retient les maires qui ne seraient pas réélus si les cabaretiers et les buveurs et les joueurs n'étaient pas contents5. — La loi de 1880 attribue aux maires le pouvoir de déterminer les distances auxquelles les débits pourront être établis autour des églises, cimetières et écoles; c'est « la limitation municipale », qui, partout où elle a été appliquée, à Lyon, à Nîmes, à Riom, a ralenti l'envahissement de l'alcoolisme. Mais, sur trente-six mille et quelques communes, il n'y en a pas cinquante où, depuis trente ans. une municipalité assez résolue ait proscrit le cabaret de la place où est l'école, le cimetière ou l'église. Si

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