‹ Contre la musiqueChapitre 27 sur 56 · A LA VRAIE MUSIQUE · texte numérisé non relu

A LA VRAIE MUSIQUE

elle. Tu fais ce jour-là ton œuvre la plus sainte et la plus virile. Maintes victoires gagnées par le droit t'absoudront de ton indifférence pour la vérité et la vertu. Mais s’il faut subir les douleurs et les hontes de la défaite, c'est alors que s'exerce ta vraie magie et ton irrécusable bienfaisance. Propice aux malades et aux vaincus, ton magnétisme endort les souffrances que tu ne saurais guérir. Quand tu cesses d’aiguil- Jonner les courages, tu peux émousser les colères et tempérer les regrets. Sois donc la bienvenue, Ô souveraine dispensatrice de l’oubli; les plus austères penseurs, les vétérans de nos guerres infructueuses, ne te chasseront pas deleurrépublique, L'heure est propice pour t'accueillir et te couronner de fleurs, ta voix soulage et pacifie comme le souffle embaumé de la campagne; tu nous emportes bien loin du réel ; tu nous arraches nos âpres souvenirs, sans

froisser une seule espérance.

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