J.-B.-M. iNolhac, p
2. Nolhac, l'auteur des Souvenirs de la Révolution à Lyon^ a fait partie de la défense comme simple chasseur à pied.
170 l/lNSURHECTION DE LYON EN 1793
Investi de pleins pouvoirs par la Commission, jouissant en outre de la confiance qu'inspiraient sa réputation militaire et son caractère dans une ville où sa famille était de longue date si honorablement connue, le lieutenant-colonel de Chônelette avait su grouper, sans avoir recours au Comité militaire, de nombreux habitants de Lyon pour les faire travailler aux retranchements. Sous son active direction, des redoutes s^élevaient de toutes parts. L'une,' la plus importante et la première en date, à laquelle les travailleurs avaient donné de suite le nom de redoute Chônelette, défendait la tête du pont Morand* Une partie était en pierre de taille, une autre en pisé formant terrasse et protégée par des fascines solidement reliées.
Du côté des Brotteaux, les jardins des maisons de campagne étaient coupés de fossés, hérissés d'épaulements, les murs crénelés ou percés de meurtrières. Des terrepleins de batteries, qui n'attendaient plus que leurs canons, garnissaient le quai du Rhône. Une redoute défendait le pont de la Mulatière, une autre celui d'OuUins.
Au Nord-Ouest, le faubourg de Vaise était protégé en avant par des ouvrages et se reliait par des redoutes au cimetière de Loyjasse, à Fourviùres, à Sainte-Foy et à Oullins.
L'endroit que nous avons signalé comme le plus vulnérable, le plateau de la Croix-Rousse, était maintenant mieux protégé, grâce à son enceinte bastionnée, relevée, réparée, bouchée.
A l'angle du chemin de Cuire et de celui de Caluire, une batterie dite de Gingenne, en raison du nom de son commandant, le vieux maître d'armes si brave, si zélé et si gai, formait un premier ouvrage de défense extérieure, flanqué à deux portées de fusil à Test par le poste de la Croix-Noire K