Vallès, Réflexions historiques, p
198 l'insurrection de lyon en 1793
commandanl du bataillon de l'Union, signalait avec raison au général de Précy le trop faible effectif du poste de la porte Saint-Georges*, et obtenait sur ce point le renforcement de la défense. Un gentilhomme de la région lyonnaise, M. de Jussieu, lieutenant dans le bataillon dit de l'ancienne ville, arrêtait lui-même, le pistolet ^u poing, trois membres de sa section, les sieurs Catel, Richard père et Débuttes, qui cherchaient h démoraliser la population. Cet exemple d'énergie enrayait pendant quelques jours la propagande des agents de Dubois-Crancé.
Le capitaine Guignard, commandant la gendarmerie à pied, demandait au Comité militaire trois mille cartouches pour sa compagnie -. Les gendarmes voulaient être envoyés aux avant-postes et sous l'active impulsion de leur lieutenant-colonel, M. de Trezette, vieil officier de la maréchaussée d'autrefois, ils s'acquittaient fort bien de leurs fonctions multiples : maintien de l'ordre public, escorte des munitions, service d'estafette, etc.
Malheureusement le manque de discipline et d'organisation provoquait de fréquents conflits. Sur une plainte mal fondée, le Comité de surveillance et de sûreté publique •\ ordonnait directement le désarmement des compagnies soldées du bataillon de Pierrescize et leur licenciement M Ces compagnies occupaient la redoute de la porte Saint-Clair, l'officier qui la commandait refusa d'obéir à la réquisition et d'abandonner un posle qui avait son importance, il en appela à Précy qui sut apaiser le Comité et obtenir le retrait de l'arrêté •'.
Le général, qui comptait de nombreux amis parmi les royalistes réfugiés à Lyon, s'en*orçait, par des avis indi-
1. Archives départementales. Le citoyen F. Guy au citoyen général Précy, 7 août.
2. Archives municipales. Rapport du citoyen de .lussieu, lieutenant à la 2* compagnie du bataillon de l'ancienne ville.
3. Burtin, président ; Pierre Loire, Ganet et Brousel, membres.