Le 5* bataillon de grenadiers, commandant Valette
inquiétèrent à bon droit le commandant des avantpostes lyonnais. Lorsque les compagnies de tête quittèrent leur formation et se déployèrent en ligne d'attaque, Tartillerie lyonnaise ouvrit le feu. L'artillerie de Tavant-garde de Kellermann riposta, mais l'avantage resta aux Lyonnais, car le bataillon de grenadiers et les deux pièces battirent aussitôt la retraite sur Caluire qu'ils traversèrent rapidement, la position étant dominée.
Gomme pour Tescarmouche de cavalerie de la matinée, il semble que les Lyonnais aient engagé d'eux-mêmes le combat. Mieux inspiré que le lieutenant (juillot. Grandval prévint probablement un mouvement enveloppant de l'ennemi ; les pertes des grenadiers de la Convention se bornèrent à six hommes hors de combat, d'après le rapport de Kellermann. L'enthousiasme lyonnais devait donnera ces pertes un accroissement absolument exagéré.
En entendant cette courte canonnade, Précy et les grenadiers de l'Union avaient gravi rapidement la colline de Saint-Sébastien, les tambours battant la charge. Au moment où cette petite troupe s'engageait à la suite de son général en chef sur le plateau de la Croix-Uousse, Grandval informait le quartier général et THôtel de Ville que l'ennemi, en pleine retraite, avait disparu derrière les dernières maisons de Caluire.
D'autres troupes lyonnaises étaient en marche pour renforcer les avant-postes menacés, elles s'y portaient avec entrain. Un tout jeune homme qui devait subir les dures épreuves du siège et celles plus terribles encore de la captivité, J..-B. -M. Nolhac, a laissé, dans ses intéressants Souveîiirs^, un tableau naïf et vrai de ce premier jour de campagne:
Je faisais partie de Tune de ces compagnies formées de jeunes gens plus disposés à braver le péril que ne le sont ordi-