‹ Contre la terreurChapitre 159 sur 400 · J.-B.-M. Nolhac, p · texte numérisé non relu

J.-B.-M. Nolhac, p

2. La fin seule avait quelque dignité : ... « Après les preuves d'attachement à la RépubUifue, que vient de donner la ville de Lyon, vous voulez nous réduire par I.i force. Los couiinissaires que vous avez envoy«'*s ont outrepassé leurs pouvoirs. Citoyens représentants, rendez justice à Lyon, reffusiun du sang suivra nécessairement votre refus, nous périrons tous plutôt que de retourner sous le joug de Tanarchie. y> {Archives hisioriques de la Guerre : Armée dea AlpeSy 1793, rég. 1.)

216 l'insurrectiOxN de lyon en 1793

liberté. Préparez-vous à combattre et à vaincre ; quittez à Tinstant toute affaire; plus de sollicitudes domestiques et commerciales... Aux armes! Volez sous les tentes! Retrancbez-vous, présentez ce front redoutable de Thomme libre qu'on veut opprimer et que, désespérant d'une victoire atroce, vos ennemis se tiennent à une distance respectueuse. Citoyens, Tennemi est à vos portes, il n'est plus temps de délibérer. Guerriers, courez aux armes. Citoyens, rappelez-vous que les défenseurs de la République française n'ont jusqu'ici résisté à des armées innombrables pendant la saison rigoureuse qu'en passant les jours et les nuits au milieu des frimas et en reposant sur la neige leurs corps fatigués. Rappelez- vous la terreur qu'une poignée de Spartiates inspirait à des millions d'hommes.

Citoyens, vous vaincrez : mais prenez les armes aujourd'hui, dans une heure ! N'ayez plus d'autre espoir que la victoire, d'autre amour que la Liberté, d^autre famille que la Patrie < .

Le Bulletin du département s'efforçait de rassurer la population. Depuis le commencement du mois, il multipliait les appréciations optimistes : « Les postes sont nombreux et bien gardés, nous n'avons rien à craindre d'une attaque imprévue. Le général^, vrai républicain, ami de Tordre, est digne de toute notre confiance, l'état-major mérite aussi nos éloges. Le comité des subsistances, nouvellement organisé, veillera nuit et jour aux besoins de nos frères d'armes -^ »

Dans le numéro du 9 août, après avoir constaté que le travail des redoutes s'avançait, que ces ouvrages étaient absolument matelassés par les ballots de laine que fournissaient les citoyens de Lyon, le môme bulletin annon-

1. Sièf)e de Lyon, Histoire de Commune- A /panc/tie, nSQ-llOG, recueillie dans les conversations d'un soldat du siège, 3' éd. Lyon, 18i3, in-8, p. 63. — V. aussi Vaosen, Documenfs imprimés (Lyon en 1793); le Sièt/e, p. 24.

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