Précy
3. Le même Bulletin, signé (iilibert, président, aflimiait au < régiment du ci-devant Royal-Pologne » que les Lyonnais étaient leurs meilleurs amis.
ENGAGEMENTS d'aVANT-POSTES 217
çait Tarrivée de renforts : 70 hommes de Saint-Chamond, HO de Sainte-Foy, 120 de la légion de Colonges, 30 de Charly et Millery; ces contingents étaient maintenant casernes* et faisaient partie de Tarmée départementale.
A la caserne de Saint-Just, le bataillon de Saint- Georges, de la2Mégion, commandé par Louis Révérony-, qui avait servi au régiment de la Couronne, et qui appartenait à une ancienne famille lyonnaise fort estimée, se refusa à fournir les piquets de garde avant que la solde fût payée. La compagnie de chasseurs, dont le tour de service à l'avancée était arrivé, se mit en tôte des mutins. Le commandant Révérony, chef énergique et aimé de ses subordonnés, les exhorta vainement à redevenir les soldats disciplinés qu'il avait connus. Seuls les grenadiers répondirent à son appel et l'entourèrent, en» se déclarant prêts h lui obéir. Les autres compagnies, formant une foule tumultueuse et sans ordre, voulurent sortir de leur caserne, mais le commandant Révérony et ses grenadiers, baïonnettes croisées, leur barrèrent le passage. Quelquesuns cependant, parvinrent à s'enfuir, malgré les adjurations du chef de bataillon 3.
Cette scène d'insubordination grave avait eu comme témoin attristé le chef de légion Julien, en visite des postes, qui revint presqu'aussitôt avec un détachement de gendarmerie. A Texception des grenadiers, le bataillon entier dut rendre ses armes, les chefs de la rébellion furent arrêtés et emprisonnés devant le commandant du bataillon qui ne pouvait retenir des larmes d'indignation pour la mauvaise attitude de sa troupe '•. Le général de Précy,