‹ Contre la terreurChapitre 170 sur 400 · Bulletin départemental^ n · texte numérisé non relu

Bulletin départemental^ n

2. Cinq cents hommes de troupes de ligne s'avancent en ordre {Bulletin départemental^ n* 6).

3. Le Bulletin dit dans cette affaire : «l'ennemi a perdu un grand nombre de soldats. » Le rapport de Kellennann constate la retraite de ses troupes et ajoute : « Noire pert«» a été de 2 hommes tués et 8 lilessés. »

général de Précy, qui s'efiForçait de les rassurer. D autres lui communiquaient les plans les plus barroques. L'un d'eux lui écrivait :

Citoyen Général,

Nos ennemis ont projeté de nous couper les vivres afin de nous prendre par la famine et n'étant pas assez forts pour nous résister en cas d'attaque, ils se retranchent. Ne pourrait-on pas les combattre avant la perfection de leur retranchement, les vaincre et les chasser? Ne pourrions-nous pas les attaquer avec une armée de 16.000 hommes et défendre nos 16.000 hommes de la cavalerie ennemie par une autre petite armée de 4.000 hommes, qui seraient rangés en bataillon carré ayant des canons au milieu, de la même manière que celle de Charles XII, roi de Suède, qui, avec 4.000 hommes d'infanterie, battit 12.000 hommes de cavalerie ?

J'ai rhonneur d'être, en bon républicain, citoyen général, votre très humble et très obéissant serviteur.

Patrin^

II est probable que Précy, toujours bienveillant, no découragea pas ces stratèges en chambre. Le général obtint de la municipalité que Ton ouvrît tous les appartements dont les maîtres étaient absents et que Ton retirât les matelas^, pour en garnir les embrasures des batteries, et en même temps que Ton sortît des maisons toutes les matières combustibles ou dangereuses^, c'était plus pratique que d'imiter Charles XII.

Dans la matinée du i4 août, un convoi de blé, envoyé du Forez par Servant et transport(^ en bateaux sur le Rhône, fut signalé à peu de distance du poste des Brotteaux par le colonel de Chênelette, qui inspectait les ouvrages.

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