Id
tout OÙ il y a trahison, luttez courageusement. Il faut que j'aille au Tribunal, donnez des ordres aux bons patriotes pour que, sans que cela paraisse, j'y soh- veillé pour Taller et le retour, car de quoi n'est pas capable l'aristocratie en délire, étayée par un département semblable à celui de la Vendée * ? »
Les sectionnaires, qui avaient passé une partie de la nuit sur la place Bellecour, avaient vu leur nombre s'accroître dans la matinée. Plus de vingt bataillons, rassemblés sur leur place d'armes dès neuf heures du matin '^. venaient se concenlrer sur la place de la Fédération*.
Aucun des quatre chefs de légion n'était présent, mais presque tous les chefs de bataillon faisaient cause commune avec leurs hommes. On remarquait Tattilude énergique de Boulay, le commensîil de Thôtel Savaron, de Badger, ancien chef de légion ' et de Madinier, un modeste appréteur de draps qui avait autrefois servi comme bas-officier dans un régiment d'infanterie.
Le bataillon le plus résolu, celui du Port-du-Temple, subissait l'ascendant d'un homme plein d'énergie, de tout temps opposé aux Jacobins, Didier, ancien avocat au Parlement de Grenoble. Ce fut ce bataillon qui manifesta le premier l'intention de s'emparer de l'Arsenal, massive construction close et crénelée, à l'extrémité ou(»st du quai de Saône. Là, sous l'autorité du commandant, mais