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268 l/iNSURRECTION DE LIXIN EN 1793
étaient chargés de diriger d'incessantes patrouilles, surtout la nuit^ Dubois-Crancé, inquiet de tous les bruits d'attaque et de surprise qui se colportaient autour de lui, ordonnait que la garde de son quartier général fut renforcée de 1(X) hommes^. L'orgueilleux conventionnel, redoutant sans doute que le Comité de Salut public ne lui reprochât d'avoir accolé les Lyonnais à une défense désespérée, chargea le commissaire des guerres Paris de porter encore aux assiégés un long factum où, sous prétexte de leur conseiller de se soumettre, il semblait chercher encore h les humilier et à les surexciter. Paris, avec le cérémonial ordinaire du trompette et de ses sonneries, revint donc dans les lignes lyonnaises et, par ce faubourg Saint-Clair qu'il connaissait si bien, fut reconduit à l'hôtel commun, où il remit, k sept heures du soir, le message en question. Les membres du Comité de Surveillance générale et de Salut public, convoqués d'urgence dans la môme soirée du 21 août, en prirent aussitôt communication.
Dubois-Crancé commençait en injuriant les hommes qui administraient Lyon : « Us m'ont supposé tous leurs vices pour se donner un air de vertu. Mais, prêt a faire périr par le feu une ville intéressante pour la forcer au respect dû aux lois et à la Convention nationale, je ne puis me refuser h tenter, en mon propre et privé nom, un dernier effort pour dessiller les yeux de mes concitoyens égarés et les sauver du précipice qu'ils semblent creuser eux-mômes par le plus absurde de tous les fanatisraes. »
Après ce début prétentieux et peu conciliant, le représentant prétendait juger « les éléments qui servaient à former l'opinion dans Lyon ». 11 affirmait que, depuis le commencement de la Révolution, « celte ville opulente