‹ Contre la terreurChapitre 191 sur 400 · Cette clriiience était bien ])r()blrniati(iiief · texte numérisé non relu

Cette clriiience était bien ])r()blrniati(iiief

2. Coinine si la cons])irati()n iiT'tait pas l'occupation de tous les eliibs de In Révolution.

VOS mains et si votre cité se couvre de décombres, n'en accusez plus que vous^ » La dépêche de douze pages de texte était signée : Dubois-Crancé.

A cet interminable réquisitoire étaient jointes deux lettres fort insignifiantes des représentants Gauthier et Chambon'-. La première ne contenait que quelques phrases menaçantes, inspirées par le désir de plaire à Dubois-Crancé; l'autre était conçue dans un style larmoyant et diffus. Il y était question de la malheureuse situation des habitants... des Pyrénées-Orientales, dont le département était envahi par les troupes espagnoles. Chambon affirmait que la seule nouvelle de la pacification de Lyon ferait « reculer au-delà des monts les satellites du tyran d'Espagne )). C'était peut-être beaucoup s'engager^. Il terminait par un conseil essentiellement révolutionnaire : « Ecrasez d'un seul coup les ennemis du peuple qui sont dans votre sein », et alors il leur promettait «le rameau d'olivier qu'une nation généreuse leur avait déjà offert». Ces exhortations, qui venaient d'un député catalan, parfaitement inconnu de la population lyonnaise, ne devaient avoir que l'importance d'un article de journal jacobin.

Lorsque les membres du Comité eurent pris connaissance de la longue et insolente sommation de Dubois- Crancé ils déclarèrent que les sections devaient Hve convoquées pour délibérer, mais qu'en raison de l'heure avancée, cette convocation ne pouvait avoir lieu que dans la journée du lendemain. Le commissaire Paris en informa les représentants par un billet confié à son trompette. La canonnade continuait non plus seulement contre la Croix- Rousse, mais sur toute la ligne des avant-postes.

A Pierre Bénite, le colonel Jossinet avait débusqué une

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