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comme disaient les timides. Le présideot du Comité constata avec une grande satisfaction que le drapeau se réduisait à un morceau de drap blanc qui flottait dans une lucarne entr*ouverte. C'était le vent, hôte inattendu pendant ce lourd été, qui était l'auteur de cette manifestation toute spontanée et non pas le comte d'Artois. Le futur Charles X devait sans doute, à l'heure où les Lyonnais protestaient contre le drapeau d'Arqués et de Fontenoy, s'occuper surtout de M"* de Polastron, dont le charme languissant engourdissait si facilement ses fugitives résolutions.
Quoi qu'il en soit, l'alerte ne fut pas facile à calmer, beaucoup de gens affirmèrent dans les sections qu'ils avaient vu flotter « le drapeau de rébellion ^ » car ils l'appelaient ainsi, eux que la Convention traquait et condamnait comme des rebelles.
Le corps des officiers de santé qui allait se révéler d'un admirable dévouement et qui comptait d'éminents médecins : Rey, Cartier, etc., resta suspect pendant plusieurs jours malgré l'assurance donnée par le bulletin départemental « qu'ils brûlaient d'envie de voir régner l'ordre et les lois* ». Cette assertion ne fut peut-être pas estimée d'un civisme suffisant. Pour la réponse aux représentants, on ne réunit pas les sections, mais le peuple fut admis dans les tribunes de l'assemblée où les corps administratifs réunis aux délégués des sections et formant le Comité de Sûreté générale et de Salut public arrêtèrent les termes de leurs déclarations.
Celle qui était adressée k Dubois-Crancé débutait ainsi:
25 à 30.000 signatures individuelles ne vous ont donc pas convaincu de runanimité du peuple? nous Tavons de nouveau rassemblé, et persistant dans sa résolution, il nous charge de vous répondre. Nous remplirons ce devoir avec la