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3. Lu jeu des pompes d'incendie s'exécutait avec ordre et arrêtait partout les ravages du feu. [liullelin tléparlcinrntal {\\i 22 août.)
4. Les repréhtîntants au Comité de î^alut pul)Iir. [Arc /tires hialftriqites de la Guerre : Année dea Aljtes^ août 1193. )
quatorze ans, qui a retracé ses souvenirs du siège avec un remarquable talent d'observation et laissé ainsi un document contemporain d'une réelle valeur, M"*" Alexandrine des Echerolles, fille du général Giraud des Echerolles, décrit ainsi ses impressions ^
Je ne dormis pas la première nuit du bombardement : la crainte et la curiosité me tinrent même éveillée pendant plusieurs nuits de suite, ainsi que toutes les personnes de la maison.... On se communiquait ses doutes, ses alarmes; on s*approchait curieusement de la fenêtre pour s'en éloigner avec effroi, lorsqu'une bombe en éclatant faisait retentir la foudre. Si la mort ne tombait pas avec elles, les bombes offriraient un spectacle agréable.
Je passais la nuit à la fenêtre pour voir ces étoiles tremblotantes décrire une courbe immense dans les airs et s'abaisser en sifflant pour se briser avec fracas, c'était beau et terrible *.
Des batteries de la Guillotière, une seule, celle des trois mortiers et de la pièce de 16, obtint des résultats dans son tir, les deux autres, mal approvisionnées ^ ou mal commandées, tirèrent d'une façon défectueuse ; aussi le capitaine Salvat, commandant de la batterie, fut-il dénoncé aureprésentantChambonetincriminé de complicité avecles Lyonnais. On rappela au représentant que cet officier, irréprochable cependant, avait séjourné plusieurs semaines à Lyon après le 29 mai, que ses canonniers et lui-même étaient restés à T Arsenal sans prendre parti contre les sections. Il n'en fallut pas d'avantage à Chambon pour
i. La seule inexactitude est la date du bombardement fixée par M"" des Echerolles du 8 au 9 du mois d'août. Ce fut bien celle du premier combat, mais le bombardement commença dans la nuit du 22 au 23 août.
2. M"* des Echerolles rappelle qu'un de ses voisins, M. B*** dans sa curiosité craintive, soulevait le rideau de mousseline de la fenêtre pour regarder. En voyant tomber les bombes, il se cachait derrière le rideau et la courageuse jeune fille ajoute : » Hiant de sa peur, la mienne avait fui. >» (Alexandrine des Echerolles^ une famillr noble snns la Terreur^ Paris, Pion, 1900.)
3. La batterie n'avait pas d ccouvillon. L'adjudant-géncrnl Nocl «i Dubois- Crancé, 23 août. {Arrhires hislm-iques de la Guerre : Armée des Alpes, août 1793.)
prouver son zèle en faisant mettre en état d*arrestation le capitaine d^artillerie^
Au lever du jonr^, les batteries lyonnaises du quai du Rhône ouvrirent le feu à boulets rouges sur les batteries du général Vaubois. Précy, Chônelette et Milanais encourageaient les canonniers qui comptaient dans leurs rangs d excellents pointeurs. Ils démontèrent deux mortiers de douze pouces et mirent le feu à un petit bâtiment placé k rentrée du faubourg de la Guillotière et mal protégé par des épaulements de sacs à terre. C'était un magasin à fourrages qui s'enûamma et se consuma entièrement"^. La chaleur de Tincendie fut si forte et le voisinage des tlammes si inquiétant que le tir des Crancéens en fut arrêté. Quand il reprit, la batterie lyonnaise placée sur la terrasse du collège incendia plusieurs maisons du faubourg'*, derrière lesquelles Vaubois avait abrité les troupes de soutien de Tartillerie. Ces troupes battirent en retraite ; tant qu'elles furent en vue, les Lyonnais les canonnèrent et leur causèrent des pertes assez sensibles, puis le silence se fit. A Montessuy, depuis le matin, le feu inoiïen.sif des batteries de la Convention avait cessé.
On s*aper(:ut alors du c^té des Lyonnais que Thôpital avait beaucoup souffert des éclats de bombes^. La toiture, les murailles avaient éprouvé de sérieux dégâts, mais les malades restaient à labri, grâce au dévouement des médecins et du personnel sanitaire. Dans les rues éprouvées par le bombardement et où les toitures avaient été défonct^'es par les projectiles, les familles qui habitaient les étages supérieurs restaient exposées aux intempéries; la municipalité mit à leur disposition deux vastes chapelles,