‹ Contre la terreurChapitre 199 sur 400 · Id · texte numérisé non relu

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5. Le Bulletin départemental parle de 60 bombes, ce qui parait exagéré, étant doané (pi'aucun malade ne fut atteint d'après le même Bulletin.

LES BOMBARDEMENTS DES 2i ET 21 AOUT 283

celle des Récollets et celle des Lazaristes. Le Btdletin dèparteniental du 27 août ajoute, au sujet de ces lieux d'asile :

Là on voit de jeunes personnes pleurer à côté de quelques vieillards décrépits, là une mère tient sur ses genoux, ou à côté d'elle, sa petite famille qu'on voit palpiter encore de crainte. Le désespoir abat les uns, la crainte ulcère les autres, rindignation les anime.

Et plus loin, donc une véhémente apostrophe où se retrouvent tant d'illusions sur la Convention !

Ah ! représentants coupables, tant d'audace ne restera pas impunie, nous aurons vengeance ou il ne restera pas un Lyonnais. Nous vous dénonçons à toute la Convention, à la République, à nos derniers neveux, qui seront dépositaires de notre haine et de notre indignation contre vous.

Dubois-Crancé, tu croyais sans doute que le spectacle des flammes nous ferait ouvrir nos portes. Tu t'attendais à un soulèvement général à la première bombe qui éclaterait. Sache que tu es dans Terreur. Les quatre cents bombes ^ qui ont couvert Lyon cette nuit ont trouvé partout des républicains. Les m^iisons en feu n'ont fait qu'accroître notre indignation.

Un Lyonnais généreux, nommé Pierre Olivier, négociant de la section de lu rue Buisson, chargea le Comité de lui indiquer les douze canonniers qui s'étaient le plus distingues par leur courage et leurs qualités de pointeurs; il remit à chacun une gratification de cent livres^. Cette générosité valut à son auteur une ovation méritée, mais dans la même section on apprit qu'une pauvre femme des environs de Cuire avait été dévalisée et massacrée au moment où elle cherchait à rentrer dans Lyon. L'indignation devint à son comble contre les assiégants qui n'étaient plus appelés que « les Crancéens »*. Le véritable chef de Tarméedu siège était bien en effet Dubois-Crancé et non pas le calme et résigné Kellermann, qui avait dA

1. Chiffre qui parait exa^^rré. Les mortiers de la Guilloiiére n'en envoyèrent guère qu'une centaine, elles boulets rouges des avant-postes de Montessuy-Caluire furent inoffensirs.

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