‹ Contre la terreurChapitre 208 sur 400 · Archives (iépartemenlales · texte numérisé non relu

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2. M. Alexis du Perron, chevalier de Sainl-LouiSv l'un des casernes au bâtiment de Saint-Pierre pendant le siège <le Lyon.

QrrLQUES SACiKS MESURES 303

taire greffier chargé de la diriger avec douceur, il fut fait lecture de la sentence de mort prononcée contre les agents de Tespionnage, les tondues et rasées furent conduites par la force armée au delà des avant-postes et ne reparurent plus <.

Rappelons que des huit membres de la Commission militaire, deux seulement devaient survivre : le président Loir et M. Moulin, secrétaire-greffier'.

Le Comité de Silreté générale et de Salut public, en permanence depuis les premières heures de la matinée, vit arriver dans la salle des délibérations Vitet, Tancien maire, qui avait laissé les plus tristes souvenirs par sa complaisance coupable à l'égard de Chalier et des pires Jacobins. Retiré dans une maison de campagne, il s'efforçait de rester neutre, regrettant sans doute les excès qu'il avait tolérés par faiblesse ou par ambition. Des volontaires de Tarmée qui assiégeait Lyon pénétrèrent dans sa retraite; après Tavoir molesté ainsi que son fils, ils pillèrent Thabitation, cherchant à y mettre le feu. Vitet et son fils s'enfuirent; par des chemins détournés, ils purent gagner le faubourg de Sainte-Foy et, dans la ferveur de leur repentir et de leur terreur, ils demandaient à combattre leurs anciens amis en servant dans la garde nationale. Ils y furent admis*^, mais leur zèle militaire paraît avoir été fort tiède, car on ne parla jamais d'eux h l'occasion d'un fait d'armes quelconque et tout fait supposer qu'ils n'attendirent pas la fin du siège pour s'évader.

Dubois-Crancé adressait dans la journée du 25 août à la Convention, un long rapport où il s'étendait avec complaisance sur les effets terribles du bombardement :

Les bombes ont commencé leur effet à dix heures du soir, il n'a pas été conséquent jusqu'à minuit, mais à cette heure il

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