Bulletin (lê/»arfemental, 26 août
2. Ici. — aux Arrêtés imprimés des autttrités militaires, etc.
3. Voici ce rapport : « Je certifie que les troupes de la division que je commande n'ont point tiré dès l'instant que j'ai reçu l'ordre du général en chef Keilennann, et (jue les Lyonnais n'ont pas cessé de tirer leurs canons depuis cinrj heures du matin jusqu'à sept heures.
A la Pape, le 2.'» août 1793, l'an II de la République.
« Af f/énéral de division^ « Félix Di.MUY. »
L'Assemblée se dressa toute frémissante d'indignation : « Aux armes! Aux armes! » s'écrie-t-on de toutes parts, et le Bulletin départemental, qui rend compte de la séance, ajoute que « chacun court au combat ». L'expression est imagée et un peu excessive, car le feu recommença aux avant-postes de part et d'autre, mais faiblement, et la plupart des gardes nationaux restèrent au logis ; seules les compagnies soldées gardaient les casernes quand elles n'étaient pas de service dans les redoutes ou aux diverses batteries.
L'artillerie de Montessuy tirait à boulets rouges, sans résultat, contre le quartier Saint-Clair, les éboulements produits par le bombardement du 24 servaient de barricades et arrêtaient les éclats des projectiles, les bombes n'allumaient plus d'incendie ^ Kellermann ordonna de concentrer le tir sur le faubourg de la Croix-Rousse.
Une colonne, conduite par le général de Précy luimême, déboucha de la redoute du centre et de la redoute Nérac pour se déployer presque entièrement en tirailleurs et diriger sur les nouveaux défenseurs de la maison Panthod un feu de mousqueterie très intense. Bientôt Précy ordonna la retraite -, Les pertes, des deux côtés, étaient insignifiantes'^.
Les troupes du général Dumuy, sous le commandement de leur divisionnaire, voulurent h leur tour prendre l'offensive, mais elles furent aussitôt canonnées, et par un si grand nombre de pièces de canon qu'elles se retirèrent précipitamment. '< Chaque jour, ils (les Lyonnais) démasquent de nouvelles batteries », dit avec découragement le chef d'état-major Saint-Remi dans les Rapports
1. Pour ne pas avouer rineffioacité du tir à mortier, le rapport des trois camps du 26 au 27 août dit : « Les divers incendies qui en ont résulté n'ont pas produit un effet aussi grand qu'il l'aurait été si leur position était moins éloignée et leur tir [)lns direct. »
2. Cf. Rapports des (nûs camps du 26 au 21 août {Archives historiques de la Guerre).