La nôtre a été de deux hommes tués. » (Môme document
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des trois canips^ qui ajoute : « Les troupes de la République ne peuvent s'en approcher qu'à travers un feu bien nourri de boulets, de cartouches à balles, d'obus et de mousquelerie^. » Les avant-postes des deux partis n'étaient plus séparés que par 120 à 150 toises^. Pendant Taprès-midi du 26, les travailleurs du génie qui travaillaient à la maison Panthod durent rabandonner*"^. La défense de la Croix-Rousse se continuait donc sans désavantage.
A la Guillotière, les morliers envoyaient toujours des bombes de temps à autre, mais les batteries des quais du Rhône ripostaient et avaient à leur tour incendié plusieurs maisons du faubourg^.
Le génie activait les travaux de la redoute que le général Rivaz faisait construire à la tour de Saivagny, près du camp de Limonest. Le principal objectif de ce camp était d'intercepter l'arrivée de nombreuses denrées destinées à Lyon^.
Le 26 août, dans la soirée, les troupes des Brotteaux et celles de la Croix-Rousse firent l'échange de quelques détachements, sur Tordre personnel de Précy. Le général craignait que sa petite armée ne se laissât aller à une sorte de découragement, de lassitude morale, causée par l'existence monotone des cantonnements. La compagnie de chasseurs à pied, dont faisait partie Nolhac, vint occuper une jolie maison, appartenant à la famille Neyrat; elle devait y rester en poste avancé pendant un mois. Les batteries de la Tôte-d'Or convertirent bientôt cette habitation de plaisance en masure aux pans de murailles noircis. Les défenseurs durent même se réfugier dans la cave pour trouver un abri.
Tout en surveillant Vernaison, il ne fallait pas dégar-
1. Archives historiques de la Guerre : Armée des Alpes, août 1793.
2. Id., même document {Rapport des trois camps^ du 26 au 27 août).